<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416</id><updated>2011-11-20T23:02:12.954-08:00</updated><title type='text'>La liberté, sinon rien</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://marthoz.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>102</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-2732445176800532760</id><published>2011-08-15T01:48:00.000-07:00</published><updated>2011-08-15T01:48:30.239-07:00</updated><title type='text'>Bloc-notes 1: Cohn-Bendit, Guillebaud, Buffet, Serge et les autres</title><content type='html'>Bloc-notes (1)&lt;br /&gt;Daniel Cohn-Bendit, Jean-Claude Guillebaud, Warren Buffett et Victor Serge : rien à voir, direz-vous, entre ces personnalités, sauf que je les ai rencontrées au cours de mes lectures vagabondes de l’été. Sauf que, dans leurs écrits, j’y ai trouvé des sujets de réflexion, des sources d’espoir et des rappels à l’ordre.&lt;br /&gt;Dans Le Nouvel Observateur de cette semaine, Cohn-Bendit rend un très bel hommage à Altiero Spinelli et Ernesto Rossi, deux pères fondateurs de l’ « Europe que nous aimons », celle qui rime avec liberté, raison et solidarité. « La vision d’une Europe démocratique, débarrassée de ses aspirations impériales et de ses emprises totalitaires, mettant l’humain libre et autonome au cœur de ses fondements est apparue durant l’été 1941 », écrit le député vert européen, « quand ces deux intellectuels et militants antifascistes européens rédigèrent et commencèrent à diffuser clandestinement un long manifeste pour une Europe libre et fédéraliste ».&lt;br /&gt;L’écologiste franco-allemand Daniel Cohn-Bendit forme avec le libéral belge Guy Verhofstadt l’un des couples les plus intéressants du Parlement européen. Tous deux sont des fédéralistes convaincus, partisans d’une solidarité continentale dégagée des nationalismes et des souverainismes. Leurs discours et leurs passions tranchent souvent avec la banalité et la platitude qui servent de novlangue à la politique européenne.&lt;br /&gt;Mais quel type d’Europe ce fédéralisme doit-il servir ? Coïncidence, le même numéro du Nouvel Observateur nous offre, juste à côté de la chronique de Cohn-Bendit, une réflexion de Jean-Claude Guillebaud sur le décrochage entre la gauche européenne et le peuple européen. L’auteur y explique en substance comment la social-démocratie et les «libéraux-libertaires » ont abandonné la question sociale et livré, en partie, la classe ouvrière aux mouvements populistes. A-t-on besoin de plus d’Europe si celle-ci se confond avec l’ultralibéralisme, la dérégulation, les délocalisations ? Je vous laisse méditer sur ce télescopage stimulant.&lt;br /&gt;Dans le New York Times, Warren Buffett, le célèbre milliardaire américain, apporte un début de réponse à ces interrogations sur la Question sociale. « L’année dernière, j’ai versé 6.938.744 dollars au fisc, écrit le gourou de la haute finance, mais ce n’est que 17,4% de mes revenus imposables ». C’est, ajoute-t-il, beaucoup moins, proportionnellement, que ce qu’ont payé mes employés. &lt;br /&gt;« Je connais beaucoup de méga-riches, écrit-il, et la plupart sont des personnes décentes qui seraient prêtes à payer davantage d’impôts particulièrement quand tellement de leurs concitoyens souffrent ». Sa conclusion est sans détours : « Il est temps que les politiciens amis des milliardaires cessent de nous dorloter ». En clair, nous les super-riches, nous devons payer beaucoup plus d’impôts. Qui sera le premier milliardaire européen à oser s’inspirer de Warren Buffett et à faire campagne pour le patriotisme fiscal ? Les paris sont ouverts. &lt;br /&gt;Finalement, en cette année où nos librairies croulent sous les livres qui célèbrent l’année Céline, je conseillerai comme antidote de relire l’article publié par Victor Serge en janvier 1938 dans la Wallonie . Cet esprit trotskyste mais libre, vagabond de la révolution mondiale, y parle de « l’obsession nouvelle, taraudante, hallucinante,  abrutissante et par dessus tout écoeurante » de l’auteur de Bagatelles pour un massacre: « la haine du Juif ». « Rien de neuf ni d’original là-dedans, écrit-il, sinon la gageure d’en faire tant et tant de pages décousues, toutes les mêmes par un procédé si monocorde que le plus sec des gens de plume pourrait fabriquer du Céline ».&lt;br /&gt;Un antidote ? Oui, tant il me semble parfois que l’intérêt que portent certains à Céline relèvent moins de la passion littéraire que de ces vieilles passions délétères et meurtrières qui entrainèrent l’Europe dans les désastres contre lesquels Altieri Spinelli et Ernesto Rossi se rebellèrent en 1941. &lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-2732445176800532760?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2732445176800532760'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2732445176800532760'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2011/08/bloc-notes-1-cohn-bendit-guillebaud.html' title='Bloc-notes 1: Cohn-Bendit, Guillebaud, Buffet, Serge et les autres'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-3103350866436649367</id><published>2011-03-22T01:59:00.000-07:00</published><updated>2011-03-22T01:59:34.266-07:00</updated><title type='text'>Le Blog La liberté sinon rien est hébergé sur le site www.lesoir.be</title><content type='html'>Bonjour&lt;br /&gt;Le blog La liberté sinon rien est hébergé depuis 2 mois par Le Soir. Pour le consulter vous pouvez aller sur le site du Soir www.lesoir.be et cliquer sur l'onglet blog et ensuite sur "la liberté sinon rien"&lt;br /&gt;Sinon en direct http://blog.lesoir.be/lalibertesinonrien/&lt;br /&gt;Cordialement&lt;br /&gt;Jean-Paul Marthoz&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-3103350866436649367?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3103350866436649367'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3103350866436649367'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2011/03/le-blog-la-liberte-sinon-rien-est.html' title='Le Blog La liberté sinon rien est hébergé sur le site www.lesoir.be'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-664656805497140372</id><published>2011-01-14T01:49:00.000-08:00</published><updated>2011-01-14T01:49:56.920-08:00</updated><title type='text'>Vu de Washington, Ben Ali ressemble à Trujillo, Diem et Noriega, des dictateurs devenus encombrants</title><content type='html'>Une phrase résonne dans les bureaux et officines situés à l’intérieur du Beltway, la « petite ceinture » de Washington, où les stratèges et les experts évaluent la meilleure manière de protéger les intérêts américains au Maghreb, en particulier en Tunisie. &lt;br /&gt;Cette phrase a été prononcée il y a 50 ans par John Kennedy, confronté à la crise en République dominicaine, un pays dominé depuis des décennies par Rafael Leonidas Trujillo, symbole de la satrapie latino-américaine (et le « héros » du livre de Mario Vargas Llosa, La fête au bouc). &lt;br /&gt;« Il y a trois possibilités en ordre descendant de préférence, avait alors déclaré le président américain. Un régime démocratique décent, une continuation du régime de Trujillo ou un régime castriste. Nous devrions viser la première possibilité, mais nous ne pouvons réellement renoncer à la deuxième que si nous sommes sûrs de pouvoir éviter la troisième ». &lt;br /&gt;En 1961, après avoir exigé le départ de Trujillo et reçu sa réponse (« moi, on ne me sortira que sur un brancard »), Kennedy laissa libre cours à la CIA. Des militaires dominicains organisèrent l’assassinat du « président à vie » le 30 mai 1961. La République dominicaine ne devint pas castriste certes mais elle ne se transforma pas non plus en une démocratie…Il faudra pour cela attendre les années 1980.&lt;br /&gt;Est-ce le sort qui attend Ben Ali ? Les similitudes sont réelles entre les deux régimes : le niveau de corruption, la paranoïa et la dureté de la répression. Les alternatives sont elles aussi très tranchées : soit la démocratie, fondée sur une société civile opprimée mais bien formée, soit une instrumentalisation de la crise par l’islamisme radical.&lt;br /&gt;Ces dernières années, les Etats-Unis ont pratiqué une politique fluctuante à l’égard du Palais de Carthage, écartelés entre, d’un côté, le souci de préserver la stabilité dans une zone à risques et de disposer de la coopération des services de sécurité tunisiens dans la lutte contre le terrorisme, et, de l’autre, la conviction au sein du département d’Etat, que seule une ouverture du régime et une démocratisation contrôlée pourraient garantir à terme la stabilité recherchée.&lt;br /&gt;Les câbles diplomatiques révélés par Wikileaks ont démontré que Washington ne nourrissait aucune illusion sur la nature du régime, décrit comme une mafia brutale. A plusieurs reprises, également, les Etats-Unis ont entrepris des démarches à Tunis pour réclamer davantage de liberté, avec d’ailleurs souvent plus d’audace et de clarté que nombre de pays européens.&lt;br /&gt;Si le clan Ben Ali dispose, dans sa bibliothèque, de bons livres d’histoire, il sait que les Etats-Unis peuvent lâcher leurs alliés lorsqu’ils deviennent trop encombrants, et parfois même participer à leur renversement, afin de mieux maîtriser les conditions du changement. Ce fut le cas avec Trujillo en 1961. Le même scénario fut actionné en 1963 contre Diem au Vietnam et contre Manuel Noriega à Panama à la fin des années 1980.&lt;br /&gt;De nouveau, rien n'est fait mais rien n'est exclu non plus. Toutes les options sont sur la table, comme disent les stratèges qui préparent "de mauvais coups". A suivre de très près.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-664656805497140372?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/664656805497140372'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/664656805497140372'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2011/01/vu-de-washington-ben-ali-ressemble.html' title='Vu de Washington, Ben Ali ressemble à Trujillo, Diem et Noriega, des dictateurs devenus encombrants'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-3203114404330642860</id><published>2011-01-13T00:04:00.000-08:00</published><updated>2011-01-13T08:07:07.024-08:00</updated><title type='text'>Tunisie: les réalistes ont la gueule de bois</title><content type='html'>Les réalistes ont donc eu tort. Ceux qui prétendaient qu’il fallait soutenir Ben Ali parce qu’il était un gage de stabilité dans une région convulsée se retrouvent aujourd’hui aussi perplexes que leur « ami très cher». &lt;br /&gt;Ils bafouillent car l’histoire bégaie. Gageons que, derrière leurs appels au calme, ils espèrent surtout que le régime policier ramène un peu d’ordre dans tout ça. C’était si bien avant. Avant que la rue ne rappelle le principe de réalité aux réalistes qui s’étaient laissé convaincre par le modernisme du pays et le technocratisme de ses dirigeants. Réalistes ?&lt;br /&gt;Certes, les jeux sont loin d’être faits et les paris restent ouverts. Mais les observateurs les plus avisés se souviennent quand même des grands effondrements qui ont marqué l’histoire des dictatures. &lt;br /&gt;La fuite de Somoza au Nicaragua, la chute de Marcos aux Philippines, la fin du régime Ceaucescu en Roumanie : les exemples abondent de régimes que l’ « on » disait solides, voire même amicaux, et qui se sont affaissés comme un fruit de supermarché.&lt;br /&gt;« On » ? Qui se cacherait donc derrière ce mot ? Ceux qui, aujourd’hui, toussotent en buvant un verre de rouge de Carthage : les présidents d’amicales politiques égarées, les diplomates désinformés par leurs fréquentations de cocktails compassés, les hommes d’affaires de mèche avec les kleptocrates d’un régime corrompu, la cohorte de courtisans avides d'hospitalité officielle et de tapis rouge.&lt;br /&gt;« On » ? Oui, le terme est suffisamment vague pour que l’ »on » oublie ceux qui depuis des années fournissaient une autre information et dénonçaient les complaisances de démocrates avec des autocrates ; les défenseurs des droits de l’Homme, des journalistes, des bloggeurs, des avocats.&lt;br /&gt;« On » les traitait de naïfs, voire de complices des terroristes ou des islamistes, alors qu’ils étaient les plus proches des valeurs dont « on » se réclame en Europe.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, l’histoire s’emballe. Les institutions qui auraient dû user de leur influence pour préparer l’avenir démocratique de la Tunisie, à l’instar de l’Union européenne, ont enfin ouvert le dictionnaire des droits de l’homme pour rédiger leurs communiqués. Mais ils ânonnent encore leurs mises en garde. &lt;br /&gt;Trop peu, trop tard ? &lt;br /&gt;Le réalisme, en tout cas, a la gueule de bois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-3203114404330642860?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3203114404330642860'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3203114404330642860'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2011/01/tunisie-les-realistes-ont-la-gueule-de.html' title='Tunisie: les réalistes ont la gueule de bois'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-7017918151238713491</id><published>2011-01-12T02:33:00.000-08:00</published><updated>2011-01-12T02:39:23.905-08:00</updated><title type='text'>Les libéraux européens mettent la Hongrie sur la sellette</title><content type='html'>L’audition sur la Hongrie organisée mardi 11 janvier au Parlement européen par le groupe libéral (ALDE) a connu un succès inédit. Des dizaines de journalistes, de parlementaires, de représentants d’ONG et de diplomates se sont entassés dans une salle bien trop petite pour contenir ceux que préoccupe l’adoption en décembre dernier d’une loi sur la presse éminemment contestable.&lt;br /&gt;(Lire à ce sujet la lettre adressée au premier ministre Viktor Orban par le Comité de protection des journalistes de New York, www.cpj.org).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Présidée par Guy Verhofstadt, cette session a donné la parole à des adversaires de la loi mais aussi à un partisan du gouvernement hongrois et à la Commission européenne, gardienne des traités, appelée à juger de la compatibilité de cette loi avec la législation européenne.&lt;br /&gt;Le témoignage de György Konrad a ouvert la séance. Célèbre dissident de l’époque communiste, écrivain, G. Konrad a dénoncé l’émergence d’un régime de « démocrature », mélange inquiétant de démocratie et de dictature. Il a aussi mis en garde contre le retour du paternalisme, de l’étatisme et du nationalisme, à contrecourant de la démocratie libérale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Miklos Haraszti, ancien représentant de l’OSCE sur la liberté des médias, a décrit cette loi comme « le sommet de l'iceberg d’un projet politique visant à démanteler systématiquement les garanties constitutionnelles et la séparation des pouvoirs ».&lt;br /&gt;Un peu isolé au milieu de cet environnement libéral, György Schöpflin, député européen du Fidesz (le parti au pouvoir à Budapest) et membre du Parti populaire européen, a tenté de répondre aux dénonciateurs de la "dérive hongroise". Mais au lieu de tacler point par point les assertions des orateurs, il s’est obstiné à vitupérer un complot anti-hongrois ourdi par l’opposition hongroise et la presse d’Europe de l’ouest !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Neelie Kroes, commissaire européenne pour l’agenda digitale et membre du parti libéral hollandais de droite (VVD), n’a pas esquivé ses responsabilités. Après avoir évoqué la directive audiovisuelle qui pourrait avoir été violée par Budapest, elle a souligné le risque d’une remise en cause de valeurs fondamentales de l’Union européenne. Elle s’est engagée également à étudier avec le plus grand sérieux la loi hongroise, en exprimant le souhait que la Hongrie « prendra toutes les mesures pour que la nouvelle loi sur les médias s’applique dans le respect entier des valeurs européennes relatives à la liberté de la presse et des lois européennes correspondantes ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cas hongrois est un test pour l’Union. Comme le signalait Sophie In ‘t Veld, parlementaire européenne de D66 (libéraux de gauche hollandais), « il ne s’agit pas d’une question technique de conformité avec une directive, mais bien des valeurs mêmes de l’Union ».&lt;br /&gt;Selon Maroun Labaki, du Soir, citant des sources proches de la présidence de la Commission, Jose Manuel Barroso voudrait trouver au plus vite une solution car il craint que ce dossier n'entrave la présidence hongroise de l'Union. Il aurait également dit à M. Orban lors d'une rencontre vendredi à Budapest,qui "si cette loi n'était pas une erreur juridique (M. Barroso ne préjuge pas de l'enquête de la commission), elle était déjà une erreur politique".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine prochaine, le premier ministre hongrois sera à Strasbourg pour présenter les priorités de sa présidence européenne. Gageons que les défenseurs de la liberté de la presse et les tenants d’un projet européen fondé sur des valeurs démocratiques l’attendront de pied ferme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-7017918151238713491?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/7017918151238713491'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/7017918151238713491'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2011/01/les-liberaux-europeens-mettent-la.html' title='Les libéraux européens mettent la Hongrie sur la sellette'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-5500235958208291272</id><published>2011-01-12T02:00:00.000-08:00</published><updated>2011-01-12T02:03:01.131-08:00</updated><title type='text'>L'entourage de Cathy Ashton et les chrétiens d'Orient</title><content type='html'>La situation des chrétiens d’Orient semble diviser l’Union européenne. Selon Nicolas Gros-Verheyde, du blog Bruxelles2 (www.bruxelles2.eu), l’entourage de Cathy Ashton conseillerait de « ne pas stigmatiser des Etats musulmans qui ont toujours protégé les communautés chrétiennes ». La note fait référence surtout à l’Egypte.&lt;br /&gt;Certes il est fondamental de ne pas instrumentaliser les attentats contre les chrétiens pour lancer « une nouvelle croisade ». Il ne faudrait pas non plus que seuls des Etats chrétiens, à l’instar de la France, de la Hongrie, de la Pologne et de l’Italie, cosignataires d’un appel commun le 5 janvier, ou des formations conservatrices prennent la défense des chrétiens d’Orient. &lt;br /&gt;Il ne s’agit pas, comme nous le soulignions dans notre chronique du Soir mardi 11 janvier (Sarkozy, Jaurès et les chrétiens d’Orient), de s'engager dans une cause communautariste, "occidentaliste" ou cléricale. &lt;br /&gt;La défense des chrétiens d'Orient doit s'inscrire dans un combat pour les droits de l’Homme et pour la laïcité des Etats, qui a, d'ailleurs, pour corollaire de défendre les droits des musulmans et d'autres minorités religieuses en Europe. Ce combat devrait concerner toutes les forces démocratiques.&lt;br /&gt;L’analyse prudente de « l’entourage de Mme Ashton » ne semble pas tenir compte du constat réalisé au sein même de l’Union européenne. Le rapport 2010 sur les droits de l’homme en dehors de l’Union souligne, en effet, les atteintes à la liberté religieuse dans un certain nombre de pays musulmans, dont l’Egypte.&lt;br /&gt;En voici le résumé, tel que publié sur le site du Parlement européen.&lt;br /&gt;Liberté de religion ou de conviction : les députés rappellent que la liberté de religion et de conviction constitue, parmi tous les droits de l'homme, un droit essentiel et fondamental. Ils appellent dès lors le Conseil et la Commission à mettre en œuvre des mesures concrètes visant à combattre l'intolérance religieuse et à faire figurer ce thème parmi les priorités du SEAE (Service européen d'action extérieure). Dans ce contexte, les députés se disent préoccupés par le fait que de nombreux pays continuent de priver de leurs droits des personnes appartenant à certaines communautés religieuses, comme la Corée du Nord, l'Iran, l'Arabie saoudite, la Somalie, les Maldives, l'Afghanistan, le Yémen, la Mauritanie, le Laos, l'Ouzbékistan, l'Érythrée, l'Irak, le Pakistan, l'Égypte et la Chine.. Les députés condamnent encore la criminalisation de l'apostasie au Proche-Orient ou en Afrique du Nord;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-5500235958208291272?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/5500235958208291272'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/5500235958208291272'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2011/01/lentourage-de-cathy-ashton-et-les.html' title='L&apos;entourage de Cathy Ashton et les chrétiens d&apos;Orient'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-3465485834951790130</id><published>2011-01-10T02:51:00.000-08:00</published><updated>2011-01-10T02:57:03.244-08:00</updated><title type='text'>La crétinisation et la crapulisation des esprits</title><content type='html'>La tuerie de Tucson a déchaîné l’industrie du spin aux Etats-Unis. Placés sur la défensive, les Républicains tentent d’éteindre le feu de prairie qui menace d’embraser leur réputation d'Américains probes, travailleurs et vertueux. &lt;br /&gt;La gauche, les « libéraux » et les démocrates, en général, pointent du doigt, en effet, le discours violent de nombre de représentants ou de sympathisants du Grand Old Party.&lt;br /&gt;« Rien ne prouve que le tueur ait été influencé par les campagnes de Sarah Palin ou du Tea Party », notent les Républicains, qui soulignent le dérangement psychologique de l’assassin.&lt;br /&gt;Sans doute, mais les Républicains doivent réfléchir à leurs actes. En parrainant Sarah Palin pour en faire sa colistière en 2008, John McCain a introduit le loup dans la bergerie et cautionné un courant politique extrémiste.&lt;br /&gt;Les Républicains doivent aussi réfléchir à leurs discours. Fondés sur le manichéisme le plus caricatural, émaillés de références guerrières, flattant l’ignorance abyssale et l’intolérance butée de leurs électeurs, ils ont trop souvent contribué à dégrader gravement la qualité et la tonalité de la démocratie.&lt;br /&gt;Insulter ses adversaires, les diffamer, utiliser à leur encontre des analogies propres aux méthodes expéditives du Far West, les traiter d’antipatriotes, créent inévitablement une atmosphère dangereuse, un air vicié, que respirent à pleins poumons toutes les personnes paranoïaques ou dérangées.&lt;br /&gt;Ces dernières années, des auteurs et des personnalités politiques respectables avaient mis en garde contre ces dérives. Ce n’est pas un hasard si l’ancien vice-président Al Gore a intitulé son essai paru en 2006, "L’assaut contre la raison », et que l’une des meilleures analystes de l’état d’esprit de l’Amérique, Susan Jacoby, dénonçait dans un récent livre "L’âge de la déraison américaine ».&lt;br /&gt;Les Etats-Unis ne sortiront pas de cette tragédie en décrétant des mesures techniques de protection des politiciens ou en augmentant leur surveillance des groupes et individus extrémistes. Le président Obama ne peut se limiter à en appeler à l’union nationale. Celle-ci n'est pas crédible si elle n'exige pas une réflexion de fond sur ce vitriol, comme le disait le sheriff de Tucson, qui ravage la vie politique américaine, particulièrement dans l'Etat d'Arizona. &lt;br /&gt;La tuerie de Tucson démontre qu’il faut mettre en œuvre une politique portant sur des questions fondamentales : la législation insensée sur les armes, la tolérance de l’incitation directe à la haine, la crétinisation et la crapulisation des esprits par une industrie médiatico-populiste d’une vulgarité sans bornes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-3465485834951790130?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3465485834951790130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3465485834951790130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2011/01/la-cretinisation-et-la-crapulisation.html' title='La crétinisation et la crapulisation des esprits'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-3298966118299172589</id><published>2011-01-08T22:26:00.000-08:00</published><updated>2011-08-08T00:35:52.858-07:00</updated><title type='text'>Gabby Giffords était sur la "hit list" de Sarah Palin. La haine tue.</title><content type='html'>Gabrielle Giffords est aujourd’hui entre la vie et la mort dans un hôpital de Tucson, en Arizona. La jeune députée démocrate a été atteinte d’une balle tirée à bout portant par un tueur fou. Six personnes au moins ont perdu la vie dans ce carnage et 13 autres ont été blessées. L’auteur des faits a été arrêté mais les raisons de ce massacre restent imprécises. La personne arrêtée semble, toutefois, proche de l’extrême droite. &lt;br /&gt;Pour les commentateurs modérés et « libéraux », ce crime est la conséquence directe des discours de haine et des mensonges diffusés par les républicains les plus excités. &lt;br /&gt;Gabby Giffords était, en effet, sur la liste des "hommes à battre" publiée par Sarah Palin lors de la campagne pour les élections à mi-parcours de novembre dernier. L’ancienne candidate républicaine à la vice-présidence avait établi une carte, marquée par la visée d’un fusil, désignant les démocrates à vaincre lors du scrutin.&lt;br /&gt;Gaby Giffords avait mis en garde contre cette liste, en prévenant que ce type de propagande agressive pouvait avoir des conséquences graves. Les Etats-Unis ne sont pas le seul pays à doté d'une frange dingo-extrémiste mais celle-ci est d’autant plus dangereuse dans ce pays qu’elle peut disposer librement d’armes de guerre et que le discours de haine (hate speech) y est toléré jusque dans ses formulations les plus brutales.&lt;br /&gt;La montée en puissance du Tea Party a été la baromètre de la dégradation du discours politique aux Etats-Unis. Le simplisme, allié à la haine et aux frustrations, est un mélange détonant qui annonce inévitablement de grands drames.  &lt;br /&gt;La tuerie de Tucson rappelle que les mots ont des conséquences, que les mensonges, les stéréotypes et les insultes créent peu à peu un climat délétère qui, à tout moment, peut dégénérer. A méditer partout.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-3298966118299172589?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3298966118299172589'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3298966118299172589'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2011/01/gabby-giffords-etait-sur-la-hit-list-de.html' title='Gabby Giffords était sur la &quot;hit list&quot; de Sarah Palin. La haine tue.'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-6710877598802539087</id><published>2011-01-06T23:55:00.000-08:00</published><updated>2011-01-06T23:55:40.622-08:00</updated><title type='text'>Pauvre CD&amp;V, si près de la N-VA, si loin de Dieu...</title><content type='html'>Le nationalisme, lors de cette nouvelle phase des interminables négociations communautaires, l’a donc emporté sur le christianisme. Le CD&amp;V se retrouve guidé non pas par les principes chrétiens dont il prétend s’inspirer mais bien par le régionalisme ou le nationalisme qui en sont, largement, la négation.&lt;br /&gt;Rik Torfs, éminent professeur de la KUL, doit être le premier à se rendre compte de la contradiction. La doctrine démocrate-chrétienne qui est, théoriquement, à la base du CD&amp;V défend, en effet, la solidarité bien davantage que l’identité, la charité bien plus que l’égoïsme, l’ouverture bien plus que le repli. Mais la loi du parti s’impose inévitablement à la raison académique. A l’image de l’Eglise catholique, aux prises avec ses scandales, la schizophrénie semble être le destin philosophique du CD&amp;V.&lt;br /&gt;Que doit en penser Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, qui avait défendu l’année dernière le personnalisme, la philosophie forgée par Emmanuel Mounier entre les deux guerres et à l’origine de la revue Esprit ? Ce courant de pensée serait très étonné d’inspirer un parti qui s’écarte autant de son principe essentiel, qui est de placer la personne humaine au cœur de l’action politique ou sociale.&lt;br /&gt;Que doit en penser Wilfried Martens, président du Parti populaire européen ? Déjà affecté par son allié italien (Berlusconi) et par son affilié hongrois (Viktor Orban), il doit aujourd’hui s’inquiéter de la partition périlleuse jouée par son propre parti, qui contribue à saper l’unité d’un pays situé au cœur du projet européen et qui a démontré durant sa présidence de l’Union son réel engagement europhile ?&lt;br /&gt;Que doit en penser Yves Leterme, qui après avoir introduit le loup dans la bergerie, s’est découvert ces derniers mois une réelle vocation européenne et a parlé le plus souvent comme un homme d’Etat?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-6710877598802539087?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6710877598802539087'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6710877598802539087'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2011/01/pauvre-cd-si-pres-de-la-n-va-si-loin-de.html' title='Pauvre CD&amp;V, si près de la N-VA, si loin de Dieu...'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-6195700271141367369</id><published>2011-01-06T02:41:00.000-08:00</published><updated>2011-01-06T02:45:49.133-08:00</updated><title type='text'>Un Texan disculpé par un test  ADN. Quand la science aide la conscience</title><content type='html'>Les JT de la RTBF et de France 2 ont mis en exergue mercredi soir la libération à Dallas, au Texas, de Cornelius Dupree. Condamné à 75 ans de prison et incarcéré depuis 30 ans pour "un vol à main armée", cet homme africain-américain âgé de 51 ans a été disculpé par un test ADN. &lt;br /&gt;Imaginons que Cornelius Dupree eut été condamné à mort, il aurait certainement été exécuté. Les bredouillements du juge annonçant son exonération sont un morceau d’anthologie du cafouillage et de la dangerosité de la justice pénale américaine.&lt;br /&gt;Cette affaire relance le débat sur la peine de mort aux Etats-Unis, dans la mesure où les condamnations sont souvent fondées sur des témoignages douteux, mais aussi, comme le soulignent de nombreux rapports, sur la persistance du racisme au sein des forces de police et de la justice.&lt;br /&gt;Si cette victoire doit beaucoup à la science, elle est aussi le résultat de la volonté humaine. Sans l’engagement résolu d’une poignée de juristes membres de l’association Innocence Project, Cornelius Dupree et des centaines d’autres personnes injustement condamnées seraient encore en prison ou dans une tombe.&lt;br /&gt;L’Innocence Project a été créé en 1992 par Barry C. Scheck et Peter J. Neufeld, professeurs à l’école de droit de la Yeshiva University (New York), afin d’assister les prisonniers dont l’innocence peut être prouvée par le test ADN. Depuis sa création, leur travail a permis de disculper 265 personnes, dont 17 qui attendaient l’exécution de leur sentence dans le couloir de la mort.&lt;br /&gt;Cette initiative remarquable est soutenue par des dizaines de facultés de droit aux Etats-Unis, regroupées au sein de l’Innocence Network.&lt;br /&gt;Elle est relayée depuis 1999 au sein de la prestigieuse Northwestern University (Etat de l’Illinois) par la Medill School of Journalism. Menés par leur professeur David Protess, les étudiants de l’école de journalisme ont pour mission d’enquêter sur des cas contestés de condamnations à la peine capitale. Leurs investigations ont déjà permis d’innocenter 11 personnes et elles ont convaincu le gouverneur de l’Etat de décréter un moratoire des exécutions capitales.&lt;br /&gt;L’affaire Dupree démontre que la liberté est gagnante quand la science et la conscience s’unissent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-6195700271141367369?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6195700271141367369'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6195700271141367369'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2011/01/un-texan-disculpe-par-un-test-adn-quand.html' title='Un Texan disculpé par un test  ADN. Quand la science aide la conscience'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-7289312175715352578</id><published>2011-01-05T07:23:00.000-08:00</published><updated>2011-01-05T07:26:01.071-08:00</updated><title type='text'>Hongrie: George Soros et les failles du projet européen</title><content type='html'>La controverse suscitée par la nouvelle loi de la presse en Hongrie me rappelle une conversation avec George Soros, le 26 octobre dernier à Bruxelles. Lors d’un déjeuner, avenue Louise,en compagnie de quelques journalistes internationaux, le célèbre financier et philanthrope d’origine hongroise avait tenu à mettre en exergue la nécessité de profiter de la présidence hongroise de l'Union européene pour améliorer la situation des Roms en Europe.&lt;br /&gt;Au cours de la conversation, qui avait très vite dévié vers la crise de l’Euro, George Soros avait toutefois souligné une ambiguïté de la construction européenne. « Le seul moment où l’Europe peut réellement faire avancer les choses dans un pays, déclarait-il, c’est quand celui-ci est encore candidat à l’adhésion ».&lt;br /&gt;En d’autres termes, l’Union européenne a beaucoup de mal à faire adopter parmi ses Etats-membres les principes et critères qu’elle exige des pays tiers, notamment lorsque ceux-ci négocient leur intégration européenne.&lt;br /&gt;Cette thèse est confirmée par les cas de la Roumanie et de la Bulgarie. L’adhésion de ces deux pays, presque tout le monde en convient, a été prématurée. Bruxelles peine aujourd’hui à corriger les « failles » (corruption, criminalité, etc.) décelées lors du processus d’adhésion.&lt;br /&gt;Lors de ce déjeuner, George Soros s’était également inquiété de l’avenir de l’Europe en tant que « société ouverte ». Le succès électoral du parti hongrois d’extrême droite, Jobbik, montre que le national-populisme a exploité bien mieux que les partis progressistes ou modérés les sentiments de frustration et d’angoisse provoqués par l’insécurité économique et sociale.&lt;br /&gt;C’est dans ce contexte et en tenant compte de ces sombres perspectives qu’il faut aborder la question de la loi de la presse en Hongrie. Il ne s’agit pas d’un « combat corporatiste » de journalistes, mais le test des valeurs européennes. La Commission européenne, gardienne des traités, ne pourra s’en tirer cette fois par une pirouette ou un communiqué exprimant sa « préoccupation ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-7289312175715352578?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/7289312175715352578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/7289312175715352578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2011/01/hongrie-george-soros-et-les-failles-du.html' title='Hongrie: George Soros et les failles du projet européen'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-1410048300265278508</id><published>2011-01-04T09:47:00.001-08:00</published><updated>2011-01-04T09:50:34.565-08:00</updated><title type='text'>Egypte-Union européenne: derrière le discours officiel, une réelle inquiétude</title><content type='html'>Dans une lette au président égyptien Hosni Moubarak, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a exprimé en des termes très vifs son indignation et sa condamnation des attentats contre l’Eglise copte d’Alexandrie, qui a fait plus de 20 morts.&lt;br /&gt;Catherine Ashton, vice-présidente de la Commission et Haut Représentant pour la politique étrangère et de sécurité, est allée un peu plus loin que la condamnation en exigeant une réelle protection pour les Coptes, ce qui pourrait être interprété comme une critique « diplomatique » de la politique gouvernementale égyptienne.&lt;br /&gt;Le langage protocolaire européen empêche, toutefois, d’aller au-delà des condoléances adressées aux familles des victimes et de dire clairement ce qui se raconte dans les bureaux et les corridors du Conseil et de la Commission. &lt;br /&gt;Publiquement, l’Union européenne s’interdit de mettre le doigt sur le contexte qui a rendu possible ces attentats terroristes : la montée d’al-Qaeda, la radicalisation islamiste mais aussi une politique, cautionnée par le gouvernement, de discrimination à l’égard des minorités chrétiennes. &lt;br /&gt;Elle n’indique pas non plus quelles mesures elle pourrait adopter afin de promouvoir un meilleur respect par l’Egypte de ses obligations aux termes du droit international dans le domaine de la liberté religieuse et de l’égalité entre tous ses citoyens. &lt;br /&gt;Mais personne n’est vraiment dupe et nombre de hauts fonctionnaires expriment en privé leurs critiques et leurs craintes à propos d’un pays en pleine transition politique et au bord de la crise de nerf.&lt;br /&gt;Il reste dès lors au Parlement européen de mettre les points sur les « i » en osant sortir du discours diplomatique. Le groupe socialiste est, dans une certaine mesure, le premier concerné, car le parti officiel égyptien, le Parti National démocratique, fait partie de l’Internationale socialiste.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-1410048300265278508?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/1410048300265278508'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/1410048300265278508'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2011/01/egypte-union-europeenne-derriere-le.html' title='Egypte-Union européenne: derrière le discours officiel, une réelle inquiétude'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-5375306798965325874</id><published>2011-01-02T23:37:00.001-08:00</published><updated>2011-01-02T23:41:30.888-08:00</updated><title type='text'>Attentat d'Alexandrie, l'urgence de protéger les minorités en terre d'islam</title><content type='html'>La presse semble avoir pris la mesure de l’attentat d’Alexandrie contre la communauté copte. Dimanche soir au JT de la RTBF et ce lundi matin sur la Première, des correspondants ont donné du contexte et du sens à une information qui avait été ratatinée jusque-là à la seule dimension « comptable » de l’horreur terroriste.&lt;br /&gt;Au-delà de cette réflexion sur la couverture médiatique d’un fait tragique, la question se pose, bien plus grave celle-là, de l’incapacité de la communauté internationale à protéger les minorités chrétiennes en terre d’islam.&lt;br /&gt;« Nous sommes abandonnés par tout le monde », s’exclamait récemment un chrétien irakien.&lt;br /&gt;La presse, en particulier, a-t-elle suffisamment parlé du sort réservé à ces communautés installées au Moyen-Orient des siècles avant les conquêtes musulmanes ? Tout mouvement de solidarité exige en effet une constance dans l’information. Il ne peut se développer si les médias ne couvrent qu’épisodiquement, à la suite d’un attentat par exemple, une situation permanente d’oppression et de répression.&lt;br /&gt;Il dépend aussi de l’attention que lui accordent les gouvernements occidentaux, les plus importants « fixeurs d’agenda » de l’actualité. Si les ministères des affaires étrangères ou l’Union européenne ne relaient pas le travail d’information des journalistes, une cause ne peut que très difficilement prospérer.&lt;br /&gt;Or, les pays européens et, dans une moindre mesure, les Etats-Unis, davantage tenus à l’œil par leurs groupes de pression chrétiens, sont embarrassés par cette dégradation de la situation des chrétiens d’Orient.&lt;br /&gt;S’ils craignent à juste titre d’aggraver le cas de ces derniers en donnant des arguments aux islamistes toujours prêts à dénoncer les « nouveaux croisés », ils ont du mal également à semoncer des gouvernements avec lesquels ils entretiennent d’étroites relations économiques ou stratégiques.&lt;br /&gt;Personne au sein des chancelleries occidentales n’est dupe. Les attentats sont certes perpétrés par des groupes terroristes hostiles aux satrapies arabes « modérées », mais la situation des chrétiens ne serait pas aussi difficile si les gouvernements arabes n’avaient pas mené des politiques de réislamisation et confirmé l’état de citoyens de seconde zone de leurs ressortissants chrétiens. &lt;br /&gt;Le sort de ces derniers ne serait pas aussi désespérant si l’allié par excellence de l’Occident, l’Arabie saoudite, n’avait pas appuyé depuis des décennies des groupes religieux extrémistes dans l’ensemble du monde musulman.&lt;br /&gt;Le risque est grand de se comporter aujourd’hui comme si les chrétiens en terre d’islam étaient une cause perdue. Comme si les pays arabes, incapables de diversité religieuse, étaient condamnés à se transformer davantage encore en un territoire réservé aux seuls musulmans.&lt;br /&gt;Il est temps de se réveiller si l’on veut éviter que la thèse du « choc des civilisations », élaborée par Samuel Huntington, ne devienne une self-fulfilling prophecy. Ce combat concerne l’ensemble des partisans de la liberté et de l’égalité dans le monde. Il implique en premier lieu les pays musulmans qui, au-delà de leurs condamnations de ces attentats, doivent démontrer qu’ils sont capables d’accorder réellement la liberté de conscience et une réelle égalité à leurs minorités.&lt;br /&gt;Le sort réservé par la plupart des pays arabes à leurs communautés juives dans les années 1950 fut un scandale. Il ne peut se répéter aujourd'hui avec les minorités chrétiennes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-5375306798965325874?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/5375306798965325874'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/5375306798965325874'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2011/01/attentat-dalexandrie-lurgence-de.html' title='Attentat d&apos;Alexandrie, l&apos;urgence de protéger les minorités en terre d&apos;islam'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-1694775980889833242</id><published>2011-01-02T01:20:00.001-08:00</published><updated>2011-01-02T01:20:44.052-08:00</updated><title type='text'>Les JT, le réveillon et l'attentat d'Alexandrie</title><content type='html'>Il y a sans doute plusieurs manières de concevoir l’information internationale de service public. Samedi soir, les JT de la RTBF et de France 2 en ont présenté deux versions distinctes en accordant un traitement très différencié de l’attentat contre une Eglise copte à Alexandrie.&lt;br /&gt;Cette information, en raison de sa gravité humaine (21 morts) et de son importance politique (la stabilité de l’Egypte, le risque de confrontations entre islam et chrétienté, l’étendue de la menace terroriste islamique), avait été placée plus tôt dans la journée à la « une » de la BBC et de nombreux autres médias internationaux. Impossible donc d’en sous-estimer l’importance.&lt;br /&gt;A la RTBF, elle n’a été mentionnée que près de 20 minutes après l’ouverture du JT, dans la foulée de longues séquences sur le réveillon en Belgique et dans le monde.&lt;br /&gt;France 2, qui n’est pas une chaîne particulièrement cérébrale ni ennuyeuse, en a fait son deuxième sujet, quatre minutes après le début du JT.&lt;br /&gt;Comment expliquer ces différentes hiérarchies de l’information au sein de médias qui se réclament tous deux du service public et qui ont dès lors d’autres responsabilités que de simplement faire du chiffre et de l’audimat? &lt;br /&gt;Serait-ce une dérive du journalisme de proximité ? Mais en quoi l’Egypte serait-elle plus proche de la France que la Belgique ? &lt;br /&gt;Serait-ce une banalisation du terrorisme ? La peur du grand requin blanc, quelques jours plus tôt, sur les plages égyptiennes de la mer Rouge a, en effet, mérité plus d’attention que l’attentat d’Alexandrie.&lt;br /&gt;Serait-ce dû à une incompréhension de la signification spécifique de cet attentat par rapport aux massacres terroristes récurrents qui ravagent l’Irak ou le Pakistan ?&lt;br /&gt;Le journalisme n’est pas une science exacte mais il exige une remise à plat régulière de ses pratiques, et notamment de ses choix et de ses hiérarchies. On aimerait confronter les « meneurs de JT » de la RTBF et France 2 pour qu’ils s’expliquent sur la manière dont, samedi, ils ont vu et nous ont montré le monde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-1694775980889833242?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/1694775980889833242'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/1694775980889833242'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2011/01/les-jt-le-reveillon-et-lattentat.html' title='Les JT, le réveillon et l&apos;attentat d&apos;Alexandrie'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-7474174100833694217</id><published>2010-12-31T00:43:00.000-08:00</published><updated>2010-12-31T01:06:03.815-08:00</updated><title type='text'>L'Europe présidée par un pays qui agresse la liberté de la presse</title><content type='html'>Le Parti populaire européen devrait être embarrassé par la loi sur la presse que vient de faire adopter un de ses partis membres, le FIDESZ, en Hongrie. La nouvelle loi qui entrera en vigueur le 1er janvier constitue, selon les organisations de défense de la liberté de la presse, une atteinte grave à un droit fondamental reconnu dans les traités européens.&lt;br /&gt;Cette loi-bâillon encadre indument la presse, politise les nominations au sein des médias de service public, menace de sanctions et d’amendes outrancières les médias qui ne font pas preuve « d’équilibre » et fragilise dangereusement le droit des journalistes à protéger le secret des sources.&lt;br /&gt;Dans une certaine mesure, le parti de (centre) droite mené par Viktor Orban reprend les mauvaises pratiques des héritiers du parti communiste hongrois, incapables d’envisager sereinement la liberté et le pluralisme de la presse. &lt;br /&gt;En octobre 2002, lors du processus d’accession de la Hongrie, le PPE avait justement critiqué le gouvernement socialiste hongrois de l’époque en relevant les attaques officielles contre « le seul quotidien de centre droite du pays ». &lt;br /&gt;Réuni à Estoril (Portugal), le PPE avait rappelé avec force « que la Hongrie, en tant que pays candidat à l’adhésion, doit remplir les critères de Copenhague, parmi lesquels la liberté de la presse est un élément politique crucial ».&lt;br /&gt;Aujourd’hui, la Hongrie étant membre de l’Union et, de surcroît, présidente pour six mois du Conseil, le PPE n’a rien à redire à son parti membre. Comme il n’a rien eu à redire contre son allié italien, Berlusconi, coupable lui aussi de saper la liberté et la pluralité des médias. La vérité est partisane et les grands principes sont fluctuants...&lt;br /&gt;Or, certains pays où règnent des partis démocrates-chrétiens, en Allemagne et au Luxembourg notamment, des voix officielles se sont élevées contre la loi hongroise et ont demandé à la Commission européenne de déterminer si Budapest viole l’esprit et la lettre des traités européens.&lt;br /&gt;Jusqu’ici la réaction de la Commission a été très prudente. La « gardienne des traités » est bien plus prompte en effet à défendre la liberté de commercer que la liberté d’expression. Mais l’enjeu est fondamental pour le projet européen. A supposer qu’il en reste un, diront les cyniques.&lt;br /&gt;Pour contredire ces derniers, l’année européenne devrait commencer en fanfare, sans laisser le moindre répit à ceux qui en « intégrant l’Europe », désintègrent son projet démocratique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-7474174100833694217?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/7474174100833694217'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/7474174100833694217'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/12/leurope-presidee-par-un-pays-qui.html' title='L&apos;Europe présidée par un pays qui agresse la liberté de la presse'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-2493409588342625463</id><published>2010-12-27T00:19:00.000-08:00</published><updated>2010-12-27T00:19:30.717-08:00</updated><title type='text'>La neige recouvre tout, même l'info</title><content type='html'>La neige est bien sûr un sujet légitime de l’actualité et il est inévitable que les rédactions accordent une place importante à cette information qui constitue une « rupture » par rapport à la normalité.&lt;br /&gt;Mais la célébration du chasse-neige ne chasse-t-elle pas aussi les autres infos?&lt;br /&gt;Heureusement qu’il y a la neige, diront certains, pour ne pas parler, ou si peu, de la persécution des chrétiens d’Orient, de la chasse aux sorcières en Iran ou des attaques des Talibans.&lt;br /&gt;Heureusement qu’il y a cette couche de glace qui nous permette de recouvrir les attentats au Pakistan, l’enfermement des dissidents chinois ou les violences des narcotrafiquants au Mexique.&lt;br /&gt;Heureusement que cet hiver exceptionnel permette d’oublier, jusque quelques jours, la durée exceptionnelle elle aussi des négociations visant à la formation d’un nouveau gouvernement.&lt;br /&gt;Heureusement que le chaos dans les aéroports ne soit cette fois que la conséquence du climat et non pas l’expression de la colère des syndicats.&lt;br /&gt;Heureusement qu’il y a le froid pour prouver notre zeste d’humanité en montrant ces bons samaritains, qui font le tour des coins où se terrent les SDF.&lt;br /&gt;Il n’y a finalement que les Ivoiriens pour nous gâcher ce Noël blanc, avec leurs deux présidents et les menaces de dérapages sanglants.&lt;br /&gt;Attention, sous la neige soyeuse, l’actualité n’est que verglas…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-2493409588342625463?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2493409588342625463'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2493409588342625463'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/12/la-neige-recouvre-tout-meme-linfo.html' title='La neige recouvre tout, même l&apos;info'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-1835935912604359290</id><published>2010-12-25T23:37:00.001-08:00</published><updated>2010-12-26T01:15:31.092-08:00</updated><title type='text'>Cathy Ashton et la dernière mauvaise idée 2010.</title><content type='html'>Selon le blogger Nicolas Gros-Verheyde (Bruxelles2), un « pro britannique » de la communication, Frédéric Michel, pourrait bien devenir le « communicant » de Cathy Ahston, la haute-représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne.&lt;br /&gt;Mme Ashton, dont la nomination avait suscité de vives critiques, notamment lors de son examen de passage au Parlement européen, n’a pas réussi à établir son autorité au cours de sa première année de mandat. Les persiflages continuent à circuler dans les couloirs et les bureaux des institutions.&lt;br /&gt;Fidèle à son réflexe de répondre aux problèmes de substance par des politiques d’image, l’Union européenne espère qu’un magicien de la « com » pourra pallier ces insuffisances.&lt;br /&gt;Le conseiller de Cathy Ashton serait Frédéric Michel, actuel directeur pour les Affaires publiques Europe du groupe de presse Murdoch, et co-fondateur avec l’ex-commissaire européen britannique Peter Mandelson du Policy Network, un centre d’études proche de la « troisième voie » de Tony Blair.&lt;br /&gt;Les qualités professionnelles de Frédéric Michel ne sont pas en cause, il dispose en effet d’un CV de qualité, mais son association avec le groupe Murdoch est préoccupante pour la philosophie de communication et d’information de l’Union européenne. &lt;br /&gt;Propriétaire du Sun à Londres, un journal connu pour ses méthodes journalistiques peu honorables, et de Fox New, la chaîne de promotion du Tea Party aux Etats-Unis, le groupe Murdoch a constamment affiché ses opinions anti-européennes. &lt;br /&gt;Même s'il possède des titres respectables comme le Times, il a également contribué à dégrader le journalisme et à saper le discours démocratique presque partout où il opère. Dans les années 90, ce groupe avait même expulsé la BBC de son bouquet satellite diffusé en Chine et refusé de publier les mémoires de l’excellent Chris Patten, dernier gouverneur britannique de Hong Kong et futur commissaire européen. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Même si cette approche de la Chine ne devrait pas déplaire à Mme Ashton, dont l’attachement aux droits humains est guidé par le « réalisme », cette image « murdochienne » n’est pas celle que devrait donner une Union théoriquement fondée sur des valeurs de raison et de liberté. &lt;br /&gt;L’Europe n’a pas besoin de plus de communication, mais d’idées fortes, de courage et de convictions. Robert Schuman a réussi son rêve européen sans « spin doctor » ni « communicant ». Il est vrai qu’il avait quelque chose à dire….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A lire : le blog de Nicolas Gros-Verheyde&lt;br /&gt;http://www.bruxelles2.eu/politique-etrangere/service-diplomatique/un-pro-britannique-de-la-communication-pour-soigner-l%E2%80%99image-de-cathy-ashton.html&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-1835935912604359290?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/1835935912604359290'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/1835935912604359290'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/12/cathy-ashton-et-la-derniere-mauvaise.html' title='Cathy Ashton et la dernière mauvaise idée 2010.'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-4696313398272063916</id><published>2010-12-25T09:20:00.000-08:00</published><updated>2010-12-25T09:31:56.968-08:00</updated><title type='text'>Vargas Llosa met en garde contre l'islamisme mais aussi contre les risques de l'antiislamisme</title><content type='html'>Le 19 décembre à Santiago, devant un parterre de personnalités de la droite latino-américaine et espagnole, Mario Vargas Llosa, Prix Nobel de Littérature 2010, a prononcé un discours politique qui a été retenu de manière assez différente par ceux qui l’ont entendu. &lt;br /&gt;L’AFP a choisi de résumer la conférence de l'écrivain en titrant sur sa condamnation de l’islamisme radical. L’auteur a effectivement comparé l’islamisme au communisme du temps de la guerre froide, sans lui prêter toutefois la même force. &lt;br /&gt;Rien de bien neuf, en fait, dans ces propos: Vargas Llosa a régulièrement critiqué les périls de l’intégrisme musulman dans ses chroniques du quotidien El Pais. En quoi sa déclaration était-elle une « nouvelle » justifiant la publicité que lui a donnée l’AFP?&lt;br /&gt;Etrangement, dans son résumé du discours, le site de Libertad y Desarrollo, le centre d’études conservateur qui a accueilli l’écrivain péruvien, ne consacre qu’une seule ligne à cette mise en garde à propos de l’islamisme.&lt;br /&gt;En fait, la déclaration la plus importante de ce discours aurait pu être ce que la dépêche de l’AFP mentionne tout à la fin de son texte : la condamnation par le très libéral Vargas Llosa des mesures liberticides adoptées par les gouvernements démocratiques pour combattre le terrorisme et l’extrémisme. « La terreur a souvent conduit les démocraties à renoncer à des conquêtes démocratiques fondamentales, mais nous ne pouvons pas nous le permettre. La démocratie ne peut commencer à utiliser les armes des terroristes », a-t-il déclaré.&lt;br /&gt;Mettre cette analyse en titre aurait eu, sans doute, plus de sens car l’auditoire de l’écrivain était composé de chefs d’Etat peu suspects de tolérance à l'égard du radicalisme islamique mais directement visés par sa mise en garde en faveur des libertés, en particulier l’ancien président espagnol Aznar, partisan de la guerre en Irak, et l’ex-chef d’Etat colombien Alvaro Uribe.&lt;br /&gt;Le journalisme est un exercice étrange qui permet de créer, d'imposer, diront certains,la hiérarchie des informations et de mettre en exergue des faits par rapport à d'autres. Au risque de déformer la représentation du monde.&lt;br /&gt;Si l'on se réfère à la recension de Libertad y Desarrollo, le discours de Mario Vargas Llosa, apparemment consacré selon la dépêche de l’AFP à l’islam radical, a autant, sinon davantage, traité de la fin du communisme, de la corruption en Amérique latine, de la répression à Cuba et des menaces d’autoritarisme au Venezuela…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-4696313398272063916?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/4696313398272063916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/4696313398272063916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/12/vargas-llosa-met-en-garde-contre.html' title='Vargas Llosa met en garde contre l&apos;islamisme mais aussi contre les risques de l&apos;antiislamisme'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-2530733439826668812</id><published>2010-12-16T21:10:00.000-08:00</published><updated>2010-12-16T21:29:16.137-08:00</updated><title type='text'>Lu pour vous: la fin du microcrédit?</title><content type='html'>Le monde est ainsi fait qu'il vit au rythme des modes et des dogmes. L'aide au développement n'échappe pas à ce phénomène de la pensée conforme. Depuis quelques années, le micro-crédit est décrit dans des milieux influents de la coopération comme "la" formule idéale de lutte contre la pauvreté. D'autant plus qu'il prétend promouvoir une responsabilisation des personnes démunies. Au lieu de leur donner de l'argent, on leur prête ce qui est présenté comme le levier de leur autonomisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques voix avaient bien tenté de formuler des réserves et des objections, fondées sur l'observation des conditions réelles dans lesquelles se pratiquait le micro-crédit sur le terrain, mais elles étaient "hors la mode" et dès lors inaudibles.&lt;br /&gt;L'euphorie semble aujourd'hui relever du passé. De plus en plus de rapports remettent le "mythe" du microcrédit en perspective et constatent que finalement, la plupart des prêts débouchent sur des échecs. Newsweek vient d'y consacrer un court papier intitulé le "microbordel" (micromess) qui reprend en particulier une étude particulièrement négative du MIT (Massachusetts Institute of Technology)sur le bilan d'une expérience de microcrédit en Inde. Le taux de succès serait de 5%.&lt;br /&gt;Les chiffres seraient similaires dans d'autres pays, note Newsweek. En raison principalement du hijacking du concept par les banques privées, des taux d'intérêt exorbitants et du manque de formation et d'expérience des "bénéficiaires".   &lt;br /&gt;L'heure de l'introspection est venue. En espérant que cette fois, une mode tout aussi aveuglante ne succède au dogme déchu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-2530733439826668812?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2530733439826668812'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2530733439826668812'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/12/lu-pour-vous-la-fin-du-microcredit.html' title='Lu pour vous: la fin du microcrédit?'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-1129929863571700504</id><published>2010-11-13T03:13:00.000-08:00</published><updated>2010-11-13T03:16:42.449-08:00</updated><title type='text'>Une cyberattaque chinoise?</title><content type='html'>La Chine a-t-elle lancé une cyber-offensive contre les organisations internationales qui la critiquent ? La semaine dernière, les employés du Comité de Protection des Journalistes de New York (Nda: dont je suis senior advisor) ont reçu un courriel d’invitation personnelle à la cérémonie de remise du Prix Nobel de la Paix, en décembre à Oslo. Il y a quelques jours, c’était au tour d’Amnesty International Hong Kong de recevoir ce message.&lt;br /&gt; L’invitation contenait un dossier attaché- sous la forme d’un document PDF Adobe- qui cachait un malware, c’est-à-dire un virus particulièrement malicieux capable de prendre possession de l’ordinateur, de créer ou d’éliminer des dossiers, de détourner l’ordinateur pour attaquer d’autres cibles ou, plus simplement, d’enregistrer l’activité de l’Internaute.&lt;br /&gt;Pour en savoir plus sur ce malware, je vous conseille de lire le blog de Danny O’Brien, coordinateur Internet du Committee to Protect Journalists.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://cpj.org/internet/2010/11/that-nobel-invite-mr-malware-sent-it.php&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-1129929863571700504?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/1129929863571700504'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/1129929863571700504'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/11/une-cyberattaque-chinoise.html' title='Une cyberattaque chinoise?'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-2989206579669841748</id><published>2010-11-08T21:52:00.000-08:00</published><updated>2010-11-08T21:58:11.022-08:00</updated><title type='text'>La Chine se mêle de nos affaires</title><content type='html'>Depuis l'octroi du Prix Nobel de la Paix à Liu Xiaobo, la Chine n'a de cesse de condamner l'outrecuidante ingérence des pays occidentaux dans ses affaires intérieures. Or, violant elle-même ces principes de souveraineté, elle s'est lancée dans une campagne globale d'intimidation afin de perturber la cérémonie de remise du Prix en décembre prochain à Oslo.&lt;br /&gt;Les ambassades chinoises ont fait des démarches auprès de plusieurs pays, dont la Belgique. &lt;br /&gt;La réponse des pays démocratiques sera un test. Déjà certaines d'entre elles se sont gardées de demander la libération de Liu Xiaobo, se limitant à féliciter le lauréat pour son Prix.&lt;br /&gt;A Oslo, il faudra donc prendre les présences pour s'assurer que personne ne cesse au chantage de la Chine, une puissance décrite par certains comme "benveillante" et "tranquille".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-2989206579669841748?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2989206579669841748'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2989206579669841748'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/11/la-chine-se-mele-de-nos-affaires.html' title='La Chine se mêle de nos affaires'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-7462657037491807575</id><published>2010-07-16T00:22:00.000-07:00</published><updated>2010-07-16T00:23:33.044-07:00</updated><title type='text'>Tunisie, sous la plage les cachots</title><content type='html'>Les dictateurs n’attendent pas toujours les vacances pour perpétrer leurs mauvais coups, comme je prévenais dans un précédent article, mais c’est tellement plus facile de frapper lorsque le soleil de juillet –ou la furie des orages en Europe – détournent l’attention du public.&lt;br /&gt;Le régime tunisien du président Ben Ali vient, en tout cas, de démontrer que si des centaines de milliers de touristes se prélassent sur les plages, lui, ne prend pas de vacances.&lt;br /&gt;Les autorités viennent en effet de renvoyer en prison Fahem Boukadous, correspondant de la chaîne de télévision satellitaire Al-Hiwar al-Tunisi, alors qu’il venait de quitter l’hôpital où il avait été traité pour problèmes respiratoires.&lt;br /&gt;Boukadous a été condamné à 4 ans de prison sous l’accusation « d’association criminelle ». En fait, comme le rappelle le Comité de protection des journalistes (CPJ, New York), il avait surtout, au grand déplaisir du gouvernement, couvert des protestations sociales dans la région minière de Gafsa en 2008. &lt;br /&gt;Les Etats-Unis se sont dits "profondément inquiets" d'un recul des libertés en Tunisie et la France a affirmé son attachement "à la liberté d'expression" en Tunisie suite à l'annonce du verdict.&lt;br /&gt;Rappelons que la Tunisie est en passe de recevoir le « statut avancé » de l’Union européenne, une décision qui devra normalement être prise lors de la présidence belge.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-7462657037491807575?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/7462657037491807575'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/7462657037491807575'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/07/tunisie-sous-la-plage-les-cachots.html' title='Tunisie, sous la plage les cachots'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-8050668594506212685</id><published>2010-05-28T01:21:00.000-07:00</published><updated>2010-05-28T01:26:02.660-07:00</updated><title type='text'>Bruxelles, capitale européenne. Pour combien de temps encore ?</title><content type='html'>Bruxelles-national. L'expression est symptomatique. Les voyageurs internationaux n’ont guère eu l’impression mercredi soir d’atterrir dans un aéroport international, qui plus est l’aéroport de la capitale de l’Union européenne.&lt;br /&gt;Arrivés sur le quai de la gare SNCB, censée offrir des navettes rapides et fréquentes vers Bruxelles, les voyageurs se sont retrouvés devant un panneau annonçant des retards de 20 à 30 minutes. L’impondérable (une alerte à la bombe à la gare de Schaerbeek) serait acceptable s’il déclenchait un système efficace d’information aux voyageurs. Las ! La SNCB est coutumière de l’incommunication et, de surcroît, à Zaventem, ce soir-là, la seule information que j’entendis le fut, sauf distraction, uniquement en néerlandais. &lt;br /&gt;Quand le train s’ébranla finalement en direction de Bruxelles, il fallut attendre le passage de la frontière linguistique pour que le panneau installé au-dessus de la porte du wagon devienne bilingue, ce qui ne résolvait pas le problème de ceux qui comptent sur leur connaissance même sommaire de l’anglais pour s’y retrouver dans le monde globalisé des gares et des aéroports.&lt;br /&gt;Autour de moi, l’irritation était palpable et j’entendis même quelques jurons et insultes en plusieurs langues à l’encontre de la Belgique et de ses habitants. &lt;br /&gt;Comment ne pas relier cet épisode ferroviaire aux remarques déplaisantes, de plus en plus fréquentes, sur le chaos belge et « les conclusions qu’il faudra un jour en tirer », comme le signalait une journaliste allemande lors du Congrès de la Fédération internationale des journalistes à Cadix. &lt;br /&gt;« Votre pays devient de plus en plus ingérable, ajoutait un collègue danois. Vos conflits communautaires portent atteinte à la législation européenne. Vous vous payez une crise au moment de votre présidence européenne. Méfiez-vous : Bruxelles pourrait bien perdre un jour le siège des institutions ». &lt;br /&gt;Dans les coulisses, Bonn se présente comme une alternative sérieuse et stable, même si l’Allemagne, déjà trop puissante, suscite des réticences. Mais d’autres villes adoreraient pouvoir ravir à Bruxelles cette manne économique et ce prestige qu’offre le titre de capitale européenne ». "Pourquoi pas chez nous", disait, sans rire, un Tchèque, ou chez nous, renchérissait un Autrichien, tout aussi sérieux.&lt;br /&gt;Blabla de congrès, agacements de voyageurs déprimés ? Attention, il y a des limites rouges que la Belgique ferait bien de ne pas franchir. Pour son avenir et celui de ses enfants.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-8050668594506212685?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8050668594506212685'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8050668594506212685'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/05/bruxelles-capitale-europeenne-pour.html' title='Bruxelles, capitale européenne. Pour combien de temps encore ?'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-663944073202372947</id><published>2010-05-28T00:56:00.001-07:00</published><updated>2010-05-28T00:58:36.486-07:00</updated><title type='text'>Visa Schengen, ou comment l'Europe se tire dans le pied</title><content type='html'>La Commission européenne dépense chaque année des millions d’euros pour améliorer l’image de l’Europe dans la monde. Les oreilles ont dû siffler mardi au Berlaymont. Dans son discours d’ouverture du Congrès de la Fédération internationale des journalistes à Cadix (Espagne), Jim Boumelha, le président de cette organisation qui regroupe près d’un demi-million de « travailleurs des médias » n’a pas mâché ses mots. S'adressant à près de 300 journalistes internationaux, il a vivement dénoncé les tracasseries des ambassades européennes et les difficultés rencontrées par les délégués, notamment africains, lors de leurs demandes de visa.&lt;br /&gt;Présente la tribune, la vice-présidente du gouvernement espagnole ne put qu’esquisser qu’un sourire gêné.&lt;br /&gt;« Mais qu’est-ce qu’ils croient, que l’Europe c’est le paradis ? », nous confiait un journaliste africain. « Je n’ai aucune intention de m’y installer. Quand cesseront-ils de nous soupçonner de vouloir émigrer clandestinement ? ».&lt;br /&gt;Une réaction partagée par une majorité des participants du Sud. Les ambassades européennes ne semblent pas comprendre qu’en appliquant avec zèle des directives inadaptées, elles vexent et pour longtemps les guides d’opinion des pays…qui sont la cible des tentatives de séduction de la communication européenne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-663944073202372947?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/663944073202372947'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/663944073202372947'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/05/visa-schengen-ou-comment-leurope-se.html' title='Visa Schengen, ou comment l&apos;Europe se tire dans le pied'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-106801887663871565</id><published>2010-05-15T06:45:00.000-07:00</published><updated>2010-05-15T06:48:25.930-07:00</updated><title type='text'>Oyez oyez, le New York Times s''est trompé</title><content type='html'>Avouons-le : nous journalistes n’aimons guère reconnaître nos conflits d’intérêt ni corriger nos erreurs. Il y a de longues années, un chef de service m’avait expliqué la logique de cette attitude : « les lecteurs qui savent corrigeront d’eux-mêmes et ceux qui ne savent pas n’ont pas besoin de savoir ». Imparable.&lt;br /&gt;Ce n’est pas la philosophie du New York Times. Certes, ce journal n’est pas parfait mais, à la différence d’autres, il se soigne. Tous les jours, en page 2, il avoue ses fautes d’orthographes, corrige les citations tronquées, restaure la vérité des légendes des photos, rétablit l’exactitude d’une statistique ou d’une date. En page 2 et non pas en page 25, au centre de la page et non pas tout en bas d’une colonne de petites annonces.&lt;br /&gt;Jeudi 13 mai, on apprenait ainsi qu’une certaine Lisa Daglin s’appelait en fait Lisa Daglian et que le nouveau ministre britannique des affaires étrangères n’était pas William Haig, mais Hague. En tout, 10 corrections sur un quart de page. &lt;br /&gt;Ce même jour, le quotidien new-yorkais a aussi démontré qu’il pouvait parler sans peur ni faveur de l’un de ses actionnaires, le mexicain Carlos Slim, l’homme le plus riche du monde, selon la revue Forbes.&lt;br /&gt;Dans un article sur le fondateur des Légionnaires du Christ, Marc Lacey et Elisabeth Malkin notent les liens de Carlos Slim avec le révérend Marcial Maciel, un personnage sulfureux, reconnu coupable de multiples abus sexuels et désavoué, très tardivement, par le Saint-Siège. &lt;br /&gt;« M. Slim, écrivent les deux journalistes, est apparu en public avec Maciel jusqu’en 2004, longtemps après la publication des premières accusations portées contre le révérend ». &lt;br /&gt;Et pour que tout soit clair, les auteurs de l’article signalent que Carlos Slim est actionnaire du New York Times.&lt;br /&gt;Et c’est pour cela que le lendemain, j’ai racheté le New York Times. Pour être sûr que la veille je n’avais pas lu des informations erronées. Pour montrer surtout ma reconnaissance à l’égard d’un journal qui place son devoir d’exactitude au-dessus de sa prétention de tout savoir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-106801887663871565?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/106801887663871565'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/106801887663871565'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/05/oyez-oyez-le-new-york-times-sest-trompe.html' title='Oyez oyez, le New York Times s&apos;&apos;est trompé'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-2710307991970198235</id><published>2010-03-14T00:10:00.000-08:00</published><updated>2010-03-14T00:21:38.155-08:00</updated><title type='text'>Jean Ferrat et la Rafle du Vel' d'Hiv</title><content type='html'>Pourquoi nous a-t-il fait ça ? Partir, nous quitter, alors que sur les écrans de France et de Navarre, des dizaines de milliers de personnes séchaient leurs larmes en regardant un film, la Rafle, qui rappelait si tragiquement l’une de ses chansons les plus graves et les plus émouvantes ?&lt;br /&gt;Nuit et brouillard sur le Vel d’Hiv et les camps du Loiret. &lt;br /&gt;« Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers, Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés&lt;br /&gt;Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants&lt;br /&gt;Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean Ferrat était né Jean Tenenbaum et son père est mort à Auschwitz. Il était l’un de ces « indésirables », l’une de ces « vermines », dont la France de la bonne conscience confite et de l’eau bénite voulait se débarrasser. &lt;br /&gt;Jean Ferrat, le « métèque », l’ « étranger », a contribué par ses chansons, sa tendresse, son engagement, à la grandeur d’un pays qui a toujours été le sien non seulement parce qu’il y était né mais surtout parce qu’il a incarné l’esprit de la France éternelle, c’est-à-dire l’expression en français d’une conception universelle de l’humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Honte à la France officielle, celle des pétainistes et des suivistes. Dans la Rafle, elle apparaît dans toute sa bassesse: l'épicière qui ne vend que des produits aryens, le gendarme qui donne "sa parole d'officier français" que les raflés ne quitteront pas la France, les vautours qui se ruent sur les biens juifs abandonnés, les fonctionnaires qui font consciencieusement et immoralement leur boulot et qui, à la Libération, seront promus pour leur zèle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette France-là, cette France tout aussi éternelle des racistes et des frontistes, n’aurait jamais pu chanter que « la montagne est belle », elle était incapable «d’aimer à perdre la raison », elle se serait moquée de « que serais-je sans toi ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Honte à ceux qui pendant des années imposèrent le silence sur cette ignominie, en prétendant que toute la France avait été résistante. &lt;br /&gt;« Les Allemands guettaient du haut des miradors, chante Jean Ferrat.&lt;br /&gt;La lune se taisait comme vous vous taisiez,&lt;br /&gt;En regardant au loin, en regardant dehors,&lt;br /&gt;Votre chair était tendre à leurs chiens policiers. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Rafle nous rappelle, et à beaucoup elle apprend, qu’il y avait aussi des Français qui guettaient du haut des miradors, que les 4000 enfants du Vel d'Hiv furent aussi  poussés par des mains françaises, celles des gendarmes, dans les camions et les trains de la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Honte à ceux qui protégèrent les tueurs et les collabos, comme ce René Bousquet qui apparaît dans ce film comme le complice misérable de la barbarie nazie.&lt;br /&gt;Honte au « vichysto-résistant » François Mitterrand, qui protégea cet assassin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le déclara Pierre Moscovici, du parti socialiste, lorsqu’il apprit les liens entre Bousquet el celui qui avait incarné les rêves de la gauche. « Ce qui me choque c’est qu’il ait pu frayer avec quelqu’un qui a été un outil de l’antisémitisme d’État et un complice de la solution finale du Reich. On ne peut pas tolérer d’être tolérant envers le mal et, pour moi, René Bousquet c’était le mal absolu ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez voir la Rafle, écoutez les chansons de Ferrat. &lt;br /&gt;« On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours,&lt;br /&gt;Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour,&lt;br /&gt;Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire »,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelez-vous quand même qu'il y eut des Justes, des Français qui cachèrent des Juifs et dont le film rappelle furtivement l'action. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment où l’Italie fiche les Roms, au moment où le populisme d’extrême droite progresse en Flandre, aux Pays-Bas, en Autriche ou en Hongrie, refusons l’oubli et le pardon. &lt;br /&gt;Pour éviter que Serge Reggiani ne chante : « Les loups, les loups, sont entrés dans Paris. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-2710307991970198235?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2710307991970198235'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2710307991970198235'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/03/jean-ferrat-et-la-rafle-du-vel-dhiv.html' title='Jean Ferrat et la Rafle du Vel&apos; d&apos;Hiv'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-2498313708057234377</id><published>2010-02-24T23:25:00.001-08:00</published><updated>2010-03-02T08:44:01.905-08:00</updated><title type='text'>Daniel Ortega, hostile à l'avortement en toutes circonstances et membre de l'Internationale socialiste</title><content type='html'>Le refus des autorités nicaraguayennes d’accorder un traitement médical à une femme enceinte et atteinte du cancer a provoqué de vives réactions au niveau international. Ce refus, notent la plupart des associations médicales ou féministes, condamne la mère à une mort certaine. &lt;br /&gt;Amalia (son nom a été modifié), âgée de 27 ans, est enceinte de 10 semaines. Le 2 février 2010, on a diagnostiqué chez elle un cancer qui a peut-être déjà atteint le cerveau, les poumons et les seins.&lt;br /&gt;Les autorités du Nicaragua dissuadent les médecins de lui administrer un traitement contre le cancer pendant sa grossesse, car le personnel médical s'exposerait à des poursuites pénales s'il causait du tort au fœtus, même involontairement, lors du traitement.&lt;br /&gt;En dépit des protestations, le gouvernement sandiniste du président Ortega est resté intransigeant. Il applique mécaniquement la législation qu’il avait fait voter en 2008, interdisant l’interruption de grossesse en toutes circonstances, même en cas de viol ou de risque pour la mère.&lt;br /&gt;En 2009, Amnesty International avait déjà condamné la politique adoptée par le Nicaragua. « L’interdiction totale de l'avortement au Nicaragua met en danger la vie de femmes et de jeunes filles, les privant de soins médicaux qui pourraient leur sauver la vie, empêchant les professionnels de santé de pratiquer une médecine efficace et contribuant à l'augmentation de la mortalité maternelle dans le pays, avait conclu Amnesty International dans un rapport publié le 27 juillet 2009. &lt;br /&gt;Selon des chiffres officiels, 33 femmes et jeunes filles sont mortes au cours de leur grossesse depuis le début de l'année 2009, contre 20 sur la même période en 2008. Amnesty International estime que ces chiffres sont en-deçà de la réalité, le gouvernement lui-même ayant reconnu que le taux de mortalité maternelle est sous-évalué. &lt;br /&gt;« Il est choquant que le Nicaragua prive une patiente atteinte d'un cancer de soins qui pourraient lui sauver la vie au motif qu'elle est enceinte, a déclaré Esther Major, responsable des recherches sur l'Amérique centrale à Amnesty International.&lt;br /&gt;« La situation d'Amalia illustre clairement les répercussions de cette loi draconienne et montre à quel point il est urgent de l'abroger, car elle empêche de prodiguer des soins en temps voulu et fait obstacle à un jugement médical éthique. Chaque jour compte pour les chances de survie d'Amalia et les autorités nicaraguayennes doivent prendre immédiatement des mesures afin qu'elle reçoive tous les soins nécessaires au traitement de son cancer. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;PETIT RAPPEL&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement du Nicaragua est qualifié de « régime de gauche » en Amérique latine. Par ailleurs, le Front sandiniste fait partie de l’Internationale socialiste. &lt;br /&gt;Que pasa ? C’est pour ce genre de parti opportuniste que des millions de gens s’étaient mobilisés dans les années 80 ? Quelle est la réaction du leader du socialisme du XXIème siècle, Hugo Chavez, face à cette situation ? Et que sera l’attitude de l’Internationale socialiste et surtout de ses organisations féministes face à cette attitude du gouvernement nicaraguayen, plus proche de Pie XII que de Leon Blum ?&lt;br /&gt;Dans les années 1970, le Front sandiniste de libération nationale avait suscité l’enthousiasme dans tous les milieux progressistes d’Europe et d’Amérique latine. La « petite armée folle » des héritiers du héros libéral et nationaliste des années 30, Augusto Cesar Sandino, s’était lancée à l’assaut d’un des régimes les plus brutaux et corrompus d’Amérique centrale, la satrapie des Somoza.&lt;br /&gt;Après &lt;span style="font-style:italic;"&gt;la Victoria&lt;/span&gt; en 1979, le même enthousiasme avait animé tous ceux qui pensaient trouver  à Managua un nouveau modèle révolutionnaire, plus démocratique et moins aligné que celui de Cuba.&lt;br /&gt;Dès les premiers mois, certains avaient décelé les errements sandinistes, les dérives de leurs dirigeants, leur alignement et leur autoritarisme, mais ils s’étaient tus le plus souvent car ils craignaient d’apporter des munitions à l’administration Reagan et aux Contras, issus de l’ancienne dictature et de la droite nicaraguayenne.&lt;br /&gt;En 1990, la défaite du FSLN fut largement attribuée à l’épuisement provoqué par la guerre menée à partir de Washington. Les fautes des sandinistes furent le plus souvent minimisées ou ignorées.&lt;br /&gt;Et puis le Nicaragua disparut des écrans. Le Front sandiniste se déchira, se divisa et Daniel Ortega, qui avait présidé le régime sandiniste lors des années de pouvoir et de guerre, entama une longue marche qui le conduisit à remettre en cause tous les grands principes de la Révolution. Il se rapprocha de politiciens de droite corrompus, s’allia à la très conservatrice Eglise catholique, mena une campagne virulente contre la presse indépendante et les ONG dérangeantes..&lt;br /&gt;Sa réélection avec un bon tiers de voix seulement en 2006 fut interprétée par des observateurs borgnes comme un nouvel exemple du « virage à gauche » de l’Amérique latine, alors que le régime « orteguiste » bafoue les principes les plus essentiels du progressisme. Il ne suffit pas en effet d’être anti-américain pour être de gauche (Mussolini était anti-américain...) et l’alliance avec des tyrans comme Ahmadinejad n’est pas, que je sache, un gage de progressisme. &lt;br /&gt;Le régime nicaraguayen est un modèle d’autoritarisme et de népotisme qui rappelle davantage Somoza que Sandino.&lt;br /&gt;Quand tirera-t-on le rideau sur la prétention du Front sandiniste de se présenter sous la bannière des valeurs de gauche ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-2498313708057234377?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2498313708057234377'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2498313708057234377'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/02/daniel-ortega-hostile-lavortement-en.html' title='Daniel Ortega, hostile à l&apos;avortement en toutes circonstances et membre de l&apos;Internationale socialiste'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-1773459466958561414</id><published>2010-02-21T08:37:00.000-08:00</published><updated>2010-02-21T08:41:48.549-08:00</updated><title type='text'>A LIRE</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le premier budget militaire du prix Nobel de la Paix&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une étude fouillée de Luc Mampaey, chercheur au GRIP (Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En voici le résumé rédigé par le GRIP&lt;br /&gt;Selon le projet présenté le 1er février 2010 par Robert Gates, le budget militaire des États-Unis devrait dépasser les 700 milliards de dollars pour l’année fiscale 2011. Malgré ce chiffre impressionnant, les deux premiers budgets présentés par l’administration Obama marquent une nette rupture par rapport à ceux de George W. Bush, et témoignent d’une réelle volonté d’endiguer les dérives financières de plusieurs grands programmes d’armements, jusqu’alors réputés intouchables. Toutefois, il semble que ce retour à l’orthodoxie financière n’a été possible qu’au prix d’une sous-estimation de certaines dépenses et de reports d’investissements pourtant nécessaires. De plus, Barack Obama doit compter avec l’inertie et la cohésion d’un système militaro-industriel bien décidé à défendre ses positions et conforté par le climat de guerre permanente qui s’est installé depuis 2001. Dans ce contexte, il est illusoire d’attendre une inflexion déterminante de la trajectoire des dépenses militaires des États-Unis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;www.grip.org&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-1773459466958561414?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/1773459466958561414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/1773459466958561414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/02/lire.html' title='A LIRE'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-8608313055436382195</id><published>2010-02-20T07:17:00.000-08:00</published><updated>2010-02-20T07:27:07.068-08:00</updated><title type='text'>Le rapport annuel du Comité de protection des journalistes</title><content type='html'>Le CPJ, Committee to Protect Journalists, vient de publier son rapport annuel, intitulé Attacks on the Press. Mardi, quatre chercheurs ou conseillers du CPJ (Nina Ognianova, Elisabeth Witchel, Borja Bergareche et Jean-Paul Marthoz) sont venus à Bruxelles pour présenter les principaux résultats du rapport et demander à l'Union européenne de prendre la défense des journalistes et de la liberté de la presse partout dans le monde. &lt;br /&gt;L’association, basée à New York et appuyée par les représentants les plus prestigieux du journalisme américain, estime à 71 le nombre de journalistes qui sont morts l’année dernière dans l’exercice de leur profession.&lt;br /&gt;Philippines, Russie, Chine, Cuba, Tunisie, Somalie, Colombie, etc. Le rapport détaille la situation qui prévaut dans de nombreux pays qui se distinguent par l’insécurité dans laquelle travaillent les journalistes. &lt;br /&gt;Il identifie aussi des tendances lourdes : le nombre de plus en plus important des journalistes freelances, le lourd tribut payé par les journalistes locaux généralement les plus exposés, le développement du journalisme en ligne et la répression dont il fait l’objet.&lt;br /&gt;Des chapitres régionaux abordent des thématiques spécifiques : l’impunité des tueurs en Russie, l’espionnage des journalistes et de leurs sources en Colombie, la condamnation à l’exil des reporters africains, l’impact des conflits armés en Asie sur la sécurité des journalistes.&lt;br /&gt;Mais le rapport n’est pas seulement une longue liste d’abus et de brutalités. Il démontre aussi que la mobilisation des journalistes en faveur de leurs collègues peut être efficace, que des gouvernements soumis à la critique font des concessions, qu’ils libèrent des reporters emprisonnés, comme Maziar Bahari en Iran, ou rouvrent des dossiers négligés.&lt;br /&gt;Si la grande presse souffre d’une crise économique inédite, des milliers de blogueurs et de citoyens s’échinent à faire circuler l’information, et surtout l’information qui dérange les satrapes et les tyrans. Comme l’écrit Joel Simon, le directeur exécutif du CPJ, en dépit des bouleversements que traverse la planète média ou peut-être grâce à eux, la tactique du « name and shame » est plus que jamais efficace.&lt;br /&gt;Le rapport nous rappelle aussi que la répression des journalistes ou leur exclusion des zones de conflits ne sont pas une affaire corporatiste. C'est l'ensemble de la société qui est affectée par la censure. Et l'absence d'images ou d'infos laisse les individus et les sociétés à la merci des dictateurs et des tueurs.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : Le rapport, préfacé par Fareed Zakaria, le célèbre chroniqueur de Newsweek et l'auteur de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;l’Empire américain&lt;/span&gt; et de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L’avenir de la liberté&lt;/span&gt;, existe en version papier (360 pages). Il est téléchargeable sur le site du CPJ, www.cpj.org&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-8608313055436382195?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8608313055436382195'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8608313055436382195'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/02/le-rapport-annuel-du-comite-de.html' title='Le rapport annuel du Comité de protection des journalistes'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-987624362983467115</id><published>2010-02-20T06:51:00.001-08:00</published><updated>2010-02-20T06:53:26.541-08:00</updated><title type='text'>Lu pour vous:</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Elias SHAFAK, "Femme écrivain"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Dans l’édition de février de Time Out Istanbul, l’excellente Elias Shafak, auteure entre autres de La Bâtarde d’Istanbul, réfléchit sur le machisme des mots :&lt;br /&gt;« En Turquie, le mot « femme écrivain » est souligné à tout bout de champ. Quand on est un « homme écrivain », personne ne vous appelle « homme écrivain ». Vous êtes un romancier. Ou un poète. Mais quand vous êtes une femme et romancière ou poétesse, vous êtes d’abord une femme et ensuite une romancière ou une poétesse. Comme le disait Virginia Woolf, notre plume doit être bisexuelle. Je ne crois pas à la littérature féminine au sens strict. Mais le fait d’être une femme affecte la manière dont je regarde le monde et certainement la manière dont le monde me regarde ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Vladimir COSMA, compositeur français d’origine roumaine(Mariane, 13-19 février) a des choses à dire sur l’identité nationale&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;« Sarkozy, il voudrait être Johnny Halliday, mais il tiendra moins longtemps sur scène. Ce type s’est fait élire avec un slogan aussi vulgaire que « Travailler plus pour gagner plus » ! C’est innommable, travailler plus, pas pour vivre mieux, juste pour avoir plus d’argent, c’est sa seule valeur…C’est ça être un Français ?&lt;br /&gt;Moi, je suis un émigré de 70 ans, né de parents roumains, qui travaille ici, depuis les années 50 ; avec leur définition (à Besson et Sarko, Ndlr.), je suis donc moins français que les Français…Je suis arrivé en France comme l’insecte attiré par la lumière, mais j’ai gardé mon âme roumaine, comme Igor Stravinski, qui était français mais est resté russe jusqu’à son dernier souffle. Il n’en a pas moins contribué au rayonnement de la culture française »..&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-987624362983467115?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/987624362983467115'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/987624362983467115'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/02/lu-pour-vous.html' title='Lu pour vous:'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-3946883862644443317</id><published>2010-02-14T06:57:00.000-08:00</published><updated>2010-02-14T07:06:15.828-08:00</updated><title type='text'>Une Iranienne écrit à Mandela</title><content type='html'>J'ai reçu cette "lettre ouverte à Nelson Mandela". Son auteure, Azita Rahimpoor, est une démocrate iranienne résidant en Belgique. Avide de liberté et de bonheur pour son pays, elle assiste depuis des mois à la répression des dissidents et des opposants qui se mobilisent pacifiquement contre le régime.&lt;br /&gt;A lire et à partager.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bruxelles, le 11 février 2010&lt;br /&gt;Monsieur Mandela,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous écris cette lettre du cœur de l’Europe. Vous devez probablement en recevoir des milliers par jour. Ce n’est pas grave, j’ai envie de vous parler, de vous expliquer et surtout j’ai besoin de vous demander votre aide et vos conseils.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, cela fait exactement vingt ans que vous avez été libéré de prison et dix-neuf ans que l’apartheid a été aboli dans votre pays. Mais dans mon pays, Monsieur Mandela, qui fête aujourd’hui le 31e anniversaire de sa révolution, l’apartheid sévit toujours : un apartheid de classe, un apartheid entre une classe dirigeante incompétente et un peuple qui a perdu toute joie de vivre. Je vous écris car aujourd’hui encore j’ai été témoin, sur internet, d’actes de violence aveugle perpétrés à l’encontre d’un peuple qui revendique sa liberté pacifiquement et de façon légale dans les rues de Téhéran et d’autres grandes villes de mon pays natal. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous sommes rencontrés en 1995, à Johannesburg. Vous ne vous en souvenez probablement pas car il y avait quelque 300 délégués à cette réunion où j’ai eu moi aussi l’honneur de vous serrer la main. C’est en pensant à cette rencontre et surtout après avoir lu un article sur le site de Human Rights Watch, publié également dans Times Live South Africa (*), que j’ai pensé à vous et à votre incontestable carrure morale. Egalement mon père a vécu et travaillé dans votre magnifique pays où il a malheureusement été victime de préjugés à l’époque de l’apartheid, étant donné que, au goût de certains de ses collègues vétérinaires blancs, il côtoyait trop le peuple noir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Mandela, que me conseillez-vous de faire pour faire revivre la joie dans le cœur du peuple iranien, surtout sa jeunesse qui a perdu toute perspective d’avenir, tout espoir, qui n’a plus d’horizon du tout et qui ne fait que buter sa tête et son corps entier contre un mur d’incompréhension liberticide ? Que faut-il faire Monsieur Mandela ?&lt;br /&gt;J’aimerais vous demander d’utiliser votre autorité morale et d’intercéder en faveur de la liberté, de la démocratie, du respect des droits de l’Homme et de l’état de droit auprès de la classe dirigeante iranienne actuelle qui a oublié ce qu’elle était censée faire pour son peuple : être un bon manager et gérer le pays en bon père de famille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous êtes parvenu par votre intégrité exemplaire à vaincre une idéologie ségrégationniste et inhumaine. Pourriez-vous avoir la grande bonté d’intercéder en faveur du peuple iranien auprès de la classe dirigeante iranienne et également auprès du gouvernement sud-africain pour qu’il rappelle aux dirigeants iraniens leur rôle premier : permettre à des êtres humains de s’épanouir dans leur diversité en mettant à leur disposition tous les moyens, possibilités et outils disponibles pour faire surgir toutes leurs potentialités et donc de les accompagner sur leur propre chemin de vie dans la tranquillité et surtout en les encourageant à être eux-mêmes, tout simplement. &lt;br /&gt;Monsieur Mandela, le peuple iranien a perdu sa joie de vivre, un peuple qui se nourrit de poésie, de musique et de beauté… Pourriez-vous intercéder en sa faveur pour qu’il soit à nouveau heureux ? Pourriez-vous également me conseiller d’autres démarches à entreprendre à cet effet ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’attente de vous lire, je vous remercie d’avance et vous prie de recevoir, Monsieur Mandela, l’expression de ma plus haute considération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Azita Rahimpoor  bonjour.freedom@gmail.be&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(***) Iran: South Africa Must Speak Out  http://www.hrw.org:80/en/news/2010/02/10/iran-sa-must-speak-out&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-3946883862644443317?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3946883862644443317'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3946883862644443317'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/02/une-iranienne-ecrit-mandela.html' title='Une Iranienne écrit à Mandela'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-4161368257088170932</id><published>2010-02-04T12:07:00.000-08:00</published><updated>2010-02-04T12:13:40.995-08:00</updated><title type='text'>L'avenir du journalisme</title><content type='html'>Même si nous journalistes rêvons tous d’une prospérité raisonnable et de moyens appréciables, nous devrions nous rappeler que le journalisme et la liberté de la presse n’existent pas pour assurer l’emploi des journalistes ni les revenus des propriétaires de médias.&lt;br /&gt; Toutefois, il nous faut bien parler d’économie et d’argent. L’ampleur de la crise économique actuelle est telle qu’elle met en cause l’essence même du journalisme et menace ainsi un des socles de la démocratie. &lt;br /&gt; Cette affirmation fera sourire ou agacera ceux qui accusent la presse de faire partie du problème et de saper les fondements de la démocratie. Mais au-delà de l’aveu évident des failles et des dérives d’une profession qui n’est pas vertueuse, il serait inconscient de se réjouir de la crise de la presse ou de s’en laver les mains.&lt;br /&gt;        La démocratie ne dépend pas seulement de la liberté d’expression et d’opinion, telle qu’elle s’exprime sur Facebook ou dans les blogs. Son sort dépend aussi de l’exercice professionnel, oserais-je dire artisanal, de ces libertés par et dans le journalisme.&lt;br /&gt; Sans tomber dans le corporatisme, il est important de rappeler que le journalisme donne corps et puissance à la liberté, du moins cette forme de journalisme qui croit à sa responsabilité de relayer les informations nécessaires à l’expression effective de la citoyenneté, qui croit à son devoir de révéler les informations qui permettent le contrôle des tentations et abus du pouvoir. &lt;br /&gt;L’enjeu de cette crise pour le journalisme est de démontrer qu’il occupe une place unique, nécessaire, incontournable au sein de la société. &lt;br /&gt;Le sort de notre profession dépendra certainement des idées que développent les gestionnaires et les spécialistes de la monétisation de l‘information sur Internet. Mais l’avenir du journalisme dépendra tout autant d’un retour à ces principes que l’on célèbre surtout lors des grands messes du métier, lors de la remise du Prix Pulitzer ou du Prix Albert Londres, mais qui ont été écornés tout au long de ces années de commercialisation et de frivolisation de l’information.&lt;br /&gt; Le journalisme doit récupérer le terrain de l’investigation et de l’expertise qu’il a cédé à d’autres, aux ONG, aux centres d’études, aux blogueurs spécialisés. &lt;br /&gt;Il doit restreindre l’espace immense qui est aujourd’hui occupé par la communication pour redevenir non seulement cette institution informelle qui valide les faits et arbitre entre les affirmations partisanes, mais aussi celle qui, en raison de ses connaissances et de son attachement à l’impartialité, acquiert le statut de référence et de pilier de l’information et du débat citoyen.&lt;br /&gt; Comme un parlement qui peut être la chambre d’enregistrement du pouvoir exécutif ou l’expression plus remuante d’un véritable deuxième pouvoir qui contrôle, bride, rappelle à l’ordre le gouvernement, la presse peut se concevoir comme le porte-plume des pouvoirs ou comme un quatrième pouvoir. Mais plus que jamais, c'est ce dernier modèle qui est nécessaire, un journalisme se revendique comme le chien de garde des institutions, comme le petit caillou dans la chaussure des pouvoirs.&lt;br /&gt; Face aux défis qui nous attendent (changement climatique, choc des incivilisations, guerres communautaires), il doit être le canari dans les boyaux de la mine qui nous met en garde contre les coups de grisou de la bêtise et de l’intolérance. Contre aussi « l’horreur économique » et les débordements de la cupidité et de l’inhumanité des tenanciers de tripots de l’ économie casino.&lt;br /&gt; Il faut plus que jamais aller à contre-courant, « résister à l’air du temps » comme le disait Camus, « penser contre soi-même », comme renchérissait Edwy Plenel.&lt;br /&gt; Le grand public ne plébiscite pas nécessairement la presse la plus exigeante et lui préfère les titres plus frivoles, mais c’est à l’aune de cette presse de qualité, exigeante, audacieuse, qu’elle juge le journalisme, sa crédibilité et sa légitimité au sein de la société.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-4161368257088170932?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/4161368257088170932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/4161368257088170932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/02/lavenir-du-journalisme.html' title='L&apos;avenir du journalisme'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-2229445637634797972</id><published>2010-02-04T01:09:00.000-08:00</published><updated>2010-02-04T01:16:12.495-08:00</updated><title type='text'>La Cité, la nostalgie n'est plus ce qu'elle était</title><content type='html'>Très belle soirée, mardi, au Centre belge de la Bande dessinée. Nostalgique comme une linotype, chaleureuse comme un vieux Café de la Presse éthylique et enfumé. &lt;br /&gt;Le CRISP et le CARHOP présentaient un livre sur le quotidien La Cité, une « feuille » disparue bien avant la vague d’angoisse existentielle qui étreint aujourd’hui une presse écrite bousculée par Internet, les évolutions culturelles du grand public et la crise économique.  &lt;br /&gt;Cette nostalgie était d’autant plus forte que la soirée se déroulait à 10 mètres des anciens bureaux de La Cité, dans ce quartier de la rue des Sables, qui fut jusque dans les années 70, la Fleet Street ou la rue Réaumur de la presse progressiste belge, avec le siège de La Cité et des quotidiens de la presse socialiste (Le Peuple, Le Monde du Travail).&lt;br /&gt;Je n’ai pas encore lu tout le livre co-signé par Marie-Thérèse Coenen, Jean Heinen, Jean-François Dumont, Luc Roussel et Paul Wynants, mais dans son excellente post-face, Jean-Jacques Jespers, directeur de l’Ecole de journalisme de l’ULB, cherche à établir les responsabilités du décès d'un titre emblématique auquel collaborèrent de nombreux journalistes reconnus. &lt;br /&gt;Son constat est, dans le fond, assez désespérant. Il mentionne les responsabilités de l’organisation qui « contrôlait » ce journal, le Mouvement ouvrier chrétien. Le MOC a eu ses raisons mais il s’est aussi, dans une certaine mesure, mis hors course et hors débat car la décision d’abandonner La Cité n’a pas débouché sur une réflexion et une réforme de fond qui auraient permis d’accroître l’influence de ce mouvement dans le débat public. &lt;br /&gt;Aujourd'hui, quand la presse du MOC est populaire, elle est beaucoup trop corporatiste (syndicaliste, mutualiste, etc). Quand elle propose des réflexions plus intellectuelles, elle est trop confidentielle. &lt;br /&gt;La multitude de ses titres ne contribue que très marginalement à la bataille des idées sur l’agora de la citoyenneté. La même remarque pourrait s’appliquer à la presse socialiste, elle aussi défunte.  &lt;br /&gt;Le terrain de la « guerre des idées »a été d’une certaine manière concédé à la presse grand public, à leurs pages débats ou forum, aux interventions sur les plateaux de la RTBF ou de RTL et à une politique de communication d’organisation. Au même moment, l’idéologie conservatrice voire ultralibérale se dotait d’une politique d’information, de communication et de réflexion de nature stratégique.&lt;br /&gt;Vaste discussion bien sûr, mais elle n’a pas été abordée mardi soir. Comme si les anciens de La Cité se contentaient de la chaleur des retrouvailles et n’osaient plus rêver d’une presse progressiste. Ou comme s’ils avaient déclaré forfait et se satisfaisaient par procuration des expériences de la presse française de gauche, comme Le Monde diplomatique, ou « différente », comme Le Canard enchaîné ou XXI.&lt;br /&gt;Comme le dit un quotidien « de la place », « le débat est ouvert ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-2229445637634797972?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2229445637634797972'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2229445637634797972'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/02/la-cite-la-nostalgie-nest-plus-ce.html' title='La Cité, la nostalgie n&apos;est plus ce qu&apos;elle était'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-1628121280030155431</id><published>2010-01-26T13:06:00.001-08:00</published><updated>2010-01-30T08:27:17.145-08:00</updated><title type='text'>Quand les photos mentent</title><content type='html'>La réunion de Londres sur l'Afghanistan a rappelé, s'il le fallait, les doutes des pays occidentaux sur leur allié Hamid Karzai. Combien de temps aura-t-il fallu pour se rendre à la réalité et accepter la vraie image du président afghan?&lt;br /&gt;Dans une certaine mesure, ce délai s'explique par la politique de communication internationale des artisans de la politique afghane. &lt;br /&gt;Les photos peuvent être trompeuses et créer des pseudo-réalités. Il y a mille exemples dans l’histoire, mais l’actualité des derniers mois en Afghanistan nous donne un exemple particulièrement achevé de l’illusion photographique.&lt;br /&gt;Rappelez vous les clichés du président Hamid Karzai, son regard intense, sa barbe ciselée, sa coiffe traditionnelle et son manteau majestueux. Combien de personne n’ont-elles pas été impressionnées par cette élégance, au point d’oublier de penser aux actions de ce chef d’Etat, accusé d’avoir été réélu frauduleusement et de tolérer toutes les corruptions? &lt;br /&gt;La même fascination avait joué à l’égard du commandant Massoud qui était certainement préférable aux Talibans, mais dont les convictions et les actions étaient loin de correspondre à la vision idéalisée dont il a bénéficié jusqu’à sa mort tragique.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, personne n’a de doutes sur Hamid Karzaï : le président afghan ne peut prétendre à la noblesse morale ou politique que cette photo impliquait. Il est même l’une des entraves majeures à la résolution rationnelle et humaine du conflit afghan. Et les Américains qui ont contribué à créer le mythe s’en mordent aujourd’hui les doigts.&lt;br /&gt;Les journalistes devraient-ils se méfier de l’esthétisme ? Les photojournalistes, non, car il leur appartient de nous donner ces photos emblématiques qui attestent de leur talent. Même si cette considération ne les dispense pas de réfléchir à la réalité qu’ils transmettent.&lt;br /&gt;Mais les journalistes de l’écrit ont l’obligation éthique de « cadrer » la photo, de la légender, c’est-à-dire de lui donner un sens.&lt;br /&gt;Certains journalistes s’en sont abstenus parce qu’ils ont été eux-mêmes séduits. D’autres, plus gravement, se sont tus parce qu’ils ont suivi la thèse occidentale qui faisait de Karzaï le sauveur de l’Afghanistan.&lt;br /&gt;Une photo peut être moins fidèle qu’un tableau cubiste…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-1628121280030155431?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/1628121280030155431'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/1628121280030155431'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/01/quand-les-photos-mentent.html' title='Quand les photos mentent'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-3165001401631717415</id><published>2010-01-09T08:30:00.000-08:00</published><updated>2010-01-09T08:41:14.896-08:00</updated><title type='text'>Qui manifeste pour les chrétiens de Malaisie et d'Egypte?</title><content type='html'>Des Eglises chrétiennes sont incendiées par des bandes d’extrémistes musulmans en Malaisie, sept membres de la minorité copte sont tués en Haute-Egypte. Et personne ne bouge.&lt;br /&gt;La valeur humaine des croyants varierait-elle selon la religion qu’ils professent ? La violence contre des chrétiens serait-elle moins grave que les attaques contre des musulmans? L'assassinat de chrétiens serait-il moins condamnable que la publication des caricatures de Mahomet, un acte qui avait provoqué des explosions de colère dans de nombreux pays musulmans et de vives réprobations au sein des milieux antiracistes européens ?&lt;br /&gt;Où sont les militants de l’inter-culturalité et de l’antiracisme lorsqu'il s'agit de dénoncer les violences et les discriminations contre des religions qu'ils semblent considérer par définition comme occidentales et donc coupables? Ils devraient être dans la rue, comme ils l’ont été, avec raison, lorsque des musulmans subissent agressions ou discriminations.&lt;br /&gt;Le choc des civilisations est inéluctable si l’on juge à diverses aunes les attaques dont sont victimes les minorités religieuses ou philosophiques. Celles-ci ont droit à la même protection et les discriminations et violences dont elles souffrent doivent être dénoncées avec la même vigueur, ici et ailleurs. Dans le respect de l’égalité des droits et de la liberté de conscience. C’est le fondement même de la laïcité et de la philosophie des droits de l’Homme.&lt;br /&gt;On rêverait de voir des Européens tiers-mondistes et des musulmans modérés manifester devant les ambassades d’Egypte et de Malaisie à Bruxelles pour exiger que ces pays garantissent non seulement la protection des chrétiens, mais aussi la fin des discriminations qui font de ceux-ci des citoyens de seconde zone. &lt;br /&gt;Cette mobilisation conforterait les Juifs qui critiquent les politiques de répression et de colonisation menées par le gouvernement israélien dans les territoires palestiniens occupés. Elle renforcerait les catholiques qui sont indignés par la décision de Benoît XVI de canoniser Pie XII et sa volonté de pousser l’Eglise dans l’impasse du passéisme. Elle aiderait les protestants qui s'insurgent contre la croisade menée par des sectes évangéliques réactionnaires en Afrique notamment. &lt;br /&gt;Elle rassurerait tous ceux, ici, qui non seulement parient sur la possibilité de l'islam d'être en phase avec la modernité mais pensent également que les musulmans européens ont, dans ce combat des idées et dans cette solidarité avec toutes les victimes, une responsabilité toute particulière.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-3165001401631717415?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3165001401631717415'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3165001401631717415'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/01/qui-manifeste-pour-les-chretiens-de.html' title='Qui manifeste pour les chrétiens de Malaisie et d&apos;Egypte?'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-5139132269420677585</id><published>2010-01-06T01:17:00.000-08:00</published><updated>2010-01-06T01:26:20.212-08:00</updated><title type='text'>Humeurs (1). On ne vous transporte pas, on vous roule</title><content type='html'>Je suis rarement d’humeur vindicative mais comme les départements de « com » de Thalys et d’Eurostar me demandent à tout bout de champ d’aider à améliorer leur service, j’espère que ce petit billet les amènera à corriger certaines de leurs défaillances.&lt;br /&gt;Hier, départ pour Paris au train de 8 h35. Je lis sur le site Thalys que mon train est supprimé mais qu’un autre train, affublé d’un autre numéro, part à la même heure et que je pourrai monter  à bord.&lt;br /&gt;Sur le quai, je demande à un employé de Thalys où se trouve la voiture 18 et il m’indique, avec tout l’aplomb de la personne qui sait, la tête du train. Je remonte tout le quai au pas de charge et là, pas de voiture 18. &lt;br /&gt;Une accompagnatrice anglophone m'affirme avec le même aplomb que la voiture 18 est en queue de train. Je repars dans l’autre direction, en maudissant la banane et le croissant que je viens juste d’ingurgiter. La digestion me freine et l’horloge tourne. &lt;br /&gt;Et là, arrivé en queue de train, on me dit qu’il n’y a pas de voiture 18 et que je peux m’installer où je veux.&lt;br /&gt;Où je veux ? Mais il y a des tas de gens qui ont des places réservées et je suis forcé de sautiller d’un siège à l’autre selon le bon plaisir et le mauvais caractère des voyageurs dûment munis de leur titre de transport.&lt;br /&gt;Bon, quand tout s’arrange, le plaisir du Thalys glissant comme une luge fulgurante dans un paysage enneigé me réconcilie avec tout le monde.Je crois même que je me suis endormi... &lt;br /&gt;Le soir,retour sur Bruxelles au train de 19.01. A 18h.01, je reçois un SMS me confirmant ma réservation. J’arrive à la gare du Nord vers 18 h25 et vois s’éloigner un Thalys pour Bruxelles. Pas de problème, dans une demi-heure, je serai « train-borne ». Mais un regard au tableau des départs m’impose un test ophtalmologique. Est-ce que je ne lis pas: Annulé ?&lt;br /&gt;Et oui, me confirme un employé, par ailleurs très amène, de Thalys, il faudra prendre le train suivant de 19h25. &lt;br /&gt;Et puis, dans le froid de cette gare ouverte à tous les vents, traversée de soldats la mitraillette en bandoulière qui tracent leur chemin au milieu de gens qui virevoltent dans tous les sens ou, au contraire, restent plantés, immobiles, comme des sapins de Noël dépités, la petite musique typique des oiseaux de mauvais augure retentit. Le train de 19h25 est annulé. &lt;br /&gt;Bigre, brrr…je sens monter les microbes de la grippe H1N1 au travers des semelles de mes chaussures. Je vois mes compagnons d’infortune grelotter, accrochés à leurs GSM. &lt;br /&gt;Et puis, la petite musique retentit de nouveau. Le départ du train de 20h01 sera annoncé tardivement. Tardivement ? C’est quoi ça ? Personne n’ose bouger de la salle des pas perdus. Personne n’ose sortir pour aller se réchauffer dans un des bistrots d’en face. Tardivement ! Est-ce que c’est assez longtemps pour un chocolat chaud, un Big Mac ou six huîtres d’Oléron ?&lt;br /&gt;Finalement, vers 20h30, le train est annoncé, la foule se rue sur les voitures avec deux classes clairement identifiées : ceux qui ont des réservations pour le train de 20h01 et les autres. La morale n’est pas sauve car ceux qui sont le plus affectés par ces avaries du Thalys sont ceux qui en ont le plus souffert puisqu’ils attendent depuis plus longtemps. Le Thalys, à défaut de suivre ses horaires, suit l'Evangile: les derniers arrivés seront les premiers à s'asseoir.&lt;br /&gt;Dans le fond de ma mémoire, la phrase des mauvaises langues de Mai 68 resurgit: On ne vous transporte pas, on vous roule…&lt;br /&gt;Bon, rien de grave, rien de comparable au chaos d'Eurostar à Noël. Sans rancune donc. Mais bon Dieu de bon sang, au lieu de nous assommer de « com » quand tout va bien, chers directeurs de Thalys ou d’Eurostar, apprenez à communiquer quand ça va mal. Serait-il plus simple de créer un site Web rutilant et chatoyant que d'informer clairement et succinctement sur l'heure des départs?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-5139132269420677585?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/5139132269420677585'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/5139132269420677585'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2010/01/humeurs-1-on-ne-vous-transporte-pas-on.html' title='Humeurs (1). On ne vous transporte pas, on vous roule'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-7217728955518263024</id><published>2009-12-31T01:57:00.000-08:00</published><updated>2009-12-31T01:58:20.909-08:00</updated><title type='text'>Brésil: l'armée intimide Lula</title><content type='html'>Les militaires brésiliens, qui avaient dirigé le pays d’une main de fer entre 1964 et 1985, ne sont pas vraiment rentrés dans leurs casernes. Ils viennent de le rappeler au président Lula en bloquant un projet de loi qui prévoyait notamment la création d’une Commission de la vérité, chargée d’examiner les crimes contre l’humanité commis par l’armée lors de cette période noire.&lt;br /&gt; Le 22 décembre, le ministre de la Défense Nelson Jobim et les commandants suprêmes de l’armée de terre, de la force aérienne et de la marine ont présenté leur démission pour couler ce projet. Et le président a fait marche arrière, bloquant la soumission de ce texte au Congrès.&lt;br /&gt;  Durant la dictature, initiée par le coup d’Etat de 1964 contre le gouvernement social-démocrate de Joao Goulart, les militaires se sont rendus coupables d’innombrables crimes et atteintes aux droits de l’Homme. Lors de la période de transition vers la démocratie, ils se sont taillé une loi d’amnistie bien seyante, dont ont également bénéficié les opposants qui s’étaient engagés dans la lutte armée.&lt;br /&gt; Depuis lors, aucun militaire n’a été jugé. Une chape de plomb est tombée sur le pays. L’oubli est devenu une politique officielle, comme s’il était possible de bâtir une vraie démocratie sur le silence et l’impunité. &lt;br /&gt;Rassurés par cette complaisance, les militaires se sont arrangés pour conserver une part importante de leur pouvoir, en contrôlant notamment l’industrie de l’armement, source de prébendes corporatistes, et en gardant la haute main sur la politique de sécurité du pays.&lt;br /&gt; Au cours de ces deux mandats, le président Lula a cherché à amadouer l’armée en approuvant une hausse des contrats d’armements (notamment avec la France). L’émergence du pays comme puissance régionale et globale, les zones de tension aux frontières (Venezuela, Colombie…), le « rééquipement » de nombreuses armées sud-américaines et l’essor exponentiel du trafic de drogue, ont fourni l’alibi de cet accroissement.&lt;br /&gt;Ancien héros de l’opposition au régime militaire, Lula sait, toutefois, que sa réputation et la crédibilité de son parti (Parti des travailleurs) dépendent aussi d’une prise en considération de la mémoire des victimes de la dictature. &lt;br /&gt;Le Tribunal suprême fédéral est en train d’examiner un recours sur la levée de la loi d’amnistie. Si cette loi était supprimée, des procès pourraient être entamés contre des membres de l’Establishment militaire, une perspective qui inquiète le président Lula, très conscient de la démilitarisation insuffisante de son pays et de la persistance du poids de cet Etat profond, fondé sur les services de renseignement, les bandes paramilitaires, grands propriétaires ruraux, qui constitue un garrot autour de la démocratie et de l’Etat de droit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-7217728955518263024?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/7217728955518263024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/7217728955518263024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/12/bresil-larmee-intimide-lula.html' title='Brésil: l&apos;armée intimide Lula'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-8195029978760124620</id><published>2009-12-30T03:44:00.000-08:00</published><updated>2009-12-30T03:49:39.365-08:00</updated><title type='text'>Vers de nouvelles sanctions américaine contre le pouvoir iranien</title><content type='html'>L'administration Obama prépare de nouvelles sanctions contre les autorités iraniennes. Objectif: frapper au coeur du pouvoir, les Gardes de la Révolution, et protéger la population des effets collatéraux d'une plus grande pression internationale.&lt;br /&gt;A lire: l'article du Washington Post&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/12/29/AR2009122903415_2.html?wpisrc=newsletter&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/12/29/AR2009122903415_2.html?wpisrc=newsletter"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-8195029978760124620?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8195029978760124620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8195029978760124620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/12/vers-de-nouvelles-sanctions-americaine.html' title='Vers de nouvelles sanctions américaine contre le pouvoir iranien'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-3617980434566817437</id><published>2009-12-30T01:41:00.000-08:00</published><updated>2009-12-30T01:42:37.139-08:00</updated><title type='text'>Chine: la politique du bras d'honneur</title><content type='html'>La Chine, comme toute civilisation millénaire, a le sens des symboles : elle a inculpé Liu Xiaobo le 10 décembre, le jour anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, et l’a condamné à Noël. Guerre sur la terre aux hommes de bonne volonté.&lt;br /&gt;Son crime ? « Tentative de subvertir l’ordre socialiste ». La Charte 08 qu’il a lancée l’année dernière n’est pourtant pas un brûlot anarchiste. Elle demande tout simplement aux autorités chinoises de respecter leur propre Constitution et les engagements internationaux auxquels elles ont librement souscrit.&lt;br /&gt;Le régime a voulu intimider ceux qui contestent son règne mais il a surtout démontré qu’il n’avait cure des réactions de la communauté internationale. La condamnation à mort, mardi, d’un ressortissant britannique accusé de trafic de drogue est venue confirmer cette politique du bras d’honneur adressé au reste du monde.&lt;br /&gt;Ceux qui avaient voulu ménager la Chine l’été dernier en se gardant de critiquer les Jeux olympiques en sont pour leurs frais. Le gouvernement chinois n’est pas amadoué par la politique d’apaisement et il considère les courbettes comme un signe de faiblesse et non pas comme une marque de respect.&lt;br /&gt;Le Haut Commissaire aux droits de l’homme (la juge sud-africaine Nevanethem Pilay), les Etats-Unis par la voie de son ambassade à Pékin, des chancelleries européennes et bien sûr l’ensemble des organisations internationales de défense des droits de l’homme ont protesté contre ce verdict indigne.&lt;br /&gt;Mais toutes les ambiguïtés n’ont pas disparu. La présidence suédoise de l’Union européenne a bizarrement estimé que la sentence était « disproportionnée », comme si la condamnation de Liu Xiaobo était dans une certaine mesure quand même méritée. Dans sa retenue, l’Europe manque parfois de tenue.&lt;br /&gt;Les dissidents chinois entrent dans une période sombre. Ils estiment en effet qu’ils ne trouveront pas auprès des gouvernements occidentaux l’appui politique dont avaient bénéficié les contestataires de l’ex-bloc soviétique, Andrei Sakharov ou Vaclav Havel. La Chine n’est pas  -pas encore ?- une menace stratégique vitale comme le fut l’Union soviétique et elle est une puissance économique émergente qui détient l’une des clés de la sortie de crise. &lt;br /&gt;Dès lors, les droits de l’homme, qui avaient été considérés comme un atout de l’Occident face au Kremlin, sont perçus désormais comme un embarras et une entrave dans les rapports avec la Chine. &lt;br /&gt;Que vaut un dissident face aux bons du Trésor américain ? Que vaut un esprit libre face aux convenances d’Europalia ? De plus en plus dominatrice et sûre d’elle même, la Chine tient l’Occident par la barbichette et démontre, en particulier, l’inconsistance européenne. &lt;br /&gt;Si les gouvernements ont veillé à ne pas aller « trop loin » dans leur dénonciation, toutes les grandes voix morales et intellectuelles, par contre, ont exprimé leur appui au dissident emprisonné. Récemment, à New York, Paul Auster a lu des poèmes qu’il avait adressés à sa femme Liu Xia lors d’un de ses séjours en prison. Liu Xiaobo y décrivait le lever du jour sur un vide immense, les nuits d’amour perdues, le désir d’échapper à ses barreaux et à ses bourreaux. &lt;br /&gt;Un poète accusé d’atteinte à la sécurité de l’Etat ? La dureté du verdict révèle d’abord l’insécurité des autorités et leurs doutes par rapport à leurs propres discours et justifications. Quand un Etat fait un bras d'honneur, il avoue qu'il a perdu son honorabilité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-3617980434566817437?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3617980434566817437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3617980434566817437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/12/chine-la-politique-du-bras-dhonneur.html' title='Chine: la politique du bras d&apos;honneur'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-4643038061006683647</id><published>2009-12-14T09:28:00.000-08:00</published><updated>2009-12-19T14:36:03.873-08:00</updated><title type='text'>Les fantassins de la liberté</title><content type='html'>Jeudi dernier, sur cette mappemonde meurtrie de mille brasiers d’autoritarisme et de haine, des centaines de milliers de bougies ont brillé dans la nuit. Et elles ont éclairé des centaines de millions de personnes privées de liberté.&lt;br /&gt;Cette année, pourtant, la journée du 10 décembre, qui célèbre l’adoption en 1948 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, avait mal débuté. C’est ce jour emblématique que la Chine a choisi pour inculper Liu Xiaobo de « tentative de subversion de l’Etat ».  Ce célèbre dissident, l’un des principaux auteurs de la Charte 08, risque une peine de 3 à 8 ans de prison.&lt;br /&gt;Par ce geste, le gouvernement chinois a voulu indiquer que non seulement il ne se sentait pas tenu par des textes internationaux auxquels officiellement il adhère mais aussi qu’il ne tolérerait aucune pression internationale. Liu Xiaobo figurait, en effet, sur la liste de 11 prisonniers politiques dont Barack Obama avait demandé la libération lors de sa récente visite à Pékin.&lt;br /&gt;Les millions de fantassins de la liberté, militants d’Amnesty International ou activistes des Ligues des droits de l’Homme, ont aussi passé une journée quelque peu orpheline parce que les caméras étaient ailleurs. Elles n’avaient d’yeux que pour Barack Obama à Oslo et pour la conférence sur le changement climatique à Copenhague.  &lt;br /&gt;Et pourtant, ces deux événements ont offert un cadre exceptionnel à la journée des droits de l’homme, dans la mesure même où l’état de quiétude ou de belligérance du monde et la santé de la planète ont des conséquences directes sur le respect des droits humains. &lt;br /&gt;L’issue de la guerre en Afghanistan déterminera en grande partie les chances de la démocratie et de la liberté dans cette région convulsée. Elle mettra aussi à l’épreuve les valeurs dont les démocraties occidentales se réclament.&lt;br /&gt;Pour les défenseurs des droits de l’homme, la réflexion ne porte pas seulement sur la notion de « guerre juste », mais aussi sur la manière dont ce conflit sera mené. La doctrine contre-insurrectionnelle, avec son recours aux bombardements aériens et aux milices paramilitaires, a presque toujours débouché sur des bavures et des brutalités, dont les civils ont été les premières victimes. Elle a presque toujours fini par saper l’argument moral invoqué pour justifier la guerre. &lt;br /&gt;Face à ces doutes se profile le spectre tout aussi inquiétant de l’échec, du retour au pouvoir des Talibans et du scénario catastrophe de l’implosion du Pakistan, avec, inévitablement, un désastre pour la liberté, pour la condition des femmes et le sort des minorités. &lt;br /&gt;La conférence de Copenhague sur le changement climatique s’est retrouvée, elle aussi, au cœur de la thématique des droits de l’homme. La dimension guerrière de la crise environnementale n’est plus un scénario de science fiction. Ces dernières années, au Darfour, en Afrique centrale, des centaines de milliers de personnes ont été happées dans des violences en partie provoquées par la dégradation de l’environnement ou par l’exploitation prédatrice des matières premières.  &lt;br /&gt;Un peu partout, d’ailleurs, le combat pour l’écologie se confond avec celui des droits de l’homme. De plus en plus, les militants de ces deux mondes, à l’image du lauréat 2009 du Prix Nobel alternatif René Ngongo, se ressemblent et se rassemblent &lt;br /&gt;Ils ont les mêmes rêves de justice et de dignité. Ils ont les mêmes adversaires : les tronçonneurs fous, les empoisonneurs de rivières et les enfumeurs de mégapoles. Ils sont visés par les mêmes assassins : les tueurs à gages des entreprises, des groupes paramilitaires et des bandes criminelles qui tirent profit du massacre de l’environnement.&lt;br /&gt;L’actualité des droits de l’homme ne correspond pas toujours avec les dates commémoratives. Elle surgit souvent à contretemps des calendriers officiels. Ainsi, le 7 décembre, en dépit de la répression brutale, des dizaines de milliers de personnes ont une nouvelle bravé les Basidjis, ces S.A. du régime islamiste. La vague verte a continué à défier l’Ayatolland, cet archipel de l’obscurantisme et de l’arbitraire. Et elle a lancé un magistral pied de nez à tous ceux qui voudraient nous faire croire que les peuples du Sud sont incapables de liberté et de raison.  &lt;br /&gt;Le 11 décembre a été tout aussi intense, avec l’ouverture à Buenos Aires du procès de l’ESMA, la sinistre Ecole mécanique de la marine, où, entre 1976 et 1983, des centaines d’opposants à la dictature militaire furent torturés avant d’être drogués, placés à bord d’hélicoptères et projetés dans les eaux de la Plata. &lt;br /&gt;La veille, à Paris, la République française avait honoré de son prestigieux Prix des droits de l’homme une personne sans laquelle, sans doute, ce procès des spadassins argentins n’aurait jamais eu lieu, Horacio Verbitsky, journaliste engagé et figure éminente du CELS (Centre d’études légales et sociales). &lt;br /&gt;Créée lors de la dictature, cette association n’a eu de cesse de dénoncer le terrorisme d’Etat et de collecter des informations sur les disparus. Lorsque les militaires argentins, mis en déroute par Margaret Thatcher aux Malouines, se retirèrent, Horacio Verbitsky et ses amis exigèrent que justice se fasse. Et en dépit des décrets d’amnistie et de la volonté d’amnésie, ils ne baissèrent jamais les bras.&lt;br /&gt;Théoricien du journalisme enquiquineur (« nous sommes le petit caillou dans la chaussure et le sel dans la blessure ») et praticien du journalisme fouineur, Horacio Verbitsky a multiplié au fil des années les révélations sur les turpitudes de l’armée argentine. Ses enquêtes font partie aujourd’hui des dossiers à charge et elles envoient un message sans équivoque à tous les apprentis-dictateurs. « Un jour, la justice vous rattrapera ».&lt;br /&gt;Peu importent, finalement, les « marronniers », ces rendez-vous obligés de l’information. Le 10 décembre, la flamme des  bougies a pu paraître frêle, mais elle avait cette « force des sans-pouvoir », comme le disait Vaclav Havel, qui, de Buenos Aires à Téhéran, provoque, tôt ou tard, les basculements les plus lumineux de l’histoire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-4643038061006683647?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/4643038061006683647'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/4643038061006683647'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/12/les-fantassins-de-la-liberte.html' title='Les fantassins de la liberté'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-4996954177703961632</id><published>2009-12-08T03:14:00.000-08:00</published><updated>2009-12-08T03:17:25.926-08:00</updated><title type='text'>Journaliste? En prison...</title><content type='html'>Le CPJ (comité pour la protection des journalistes) fait le bilan des journalistes emprisonnés. On y retrouve de plus en plus d'indépendants, c'est-à-dire de freelances.Ils constituent une partie croissante de la profession, ils prennent peut-être plus de risques et ils ne bénéficient pas de la même protection que leurs collègues salariés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Recensement du CPJ sur les journalistes en prison le 1er Décembre 2009: &lt;br /&gt;les journalistes indépendants en péril&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;New York, le 8 décembre 2009— Près de 45 pour cent des journalistes emprisonnés dans le monde le 1er Décembre dernier étaient des journalistes indépendants, selon un recensement annuel du Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Cette tendance montant reflète l'évolution de l’entreprise de presse à l'échelle mondiale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son recensement annuel des journalistes emprisonnés, publié aujourd'hui, le CPJ a relevé un total de 136 personnes, notamment des reporters, des directeurs de publication et des photojournalistes, derrière les barreaux en date du 1er décembre courant, soit 11 de plus qu’en 2008. (Lire les comptes-rendus détaillés de chaque journaliste emprisonné.) Cette hausse est liée à une répression massive en Iran, où 23 journalistes sont actuellement en prison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Chine reste le pays qui emprisonne le plus de journalistes au monde, un triste record qu’elle détient depuis 11 années consécutives. L'Iran, Cuba, l'Érythrée, et la Birmanie complètent la liste des cinq nations en tête de cette liste de déshonneur qui comprend 26 pays. Chacune de ces dernières nations s’est constamment classée parmi les pires du monde en matière de détention de journalistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moins 60 journalistes indépendants sont derrière les barreaux dans le monde, soit près du double du nombre enregistré il ya trois ans. Les recherches du CPJ montrent que le nombre de journalistes travaillant en freelance a augmenté du fait de deux tendances: L'Internet a permis aux journalistes indépendants de faire leurs propres publications, et certains organes de presse, vigilants aux coûts, comptent de plus en plus sur ceux-ci plutôt que sur les employés fixes pour assurer une couverture internationale. Les journalistes indépendants sont particulièrement vulnérables à l’emprisonnement parce qu'ils ne disposent souvent pas de l'appui juridique et financier que les organes de presse peuvent fournir aux employés fixes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; «Les  journalistes allaient en mission périlleuse, sachant qu'ils avaient tout le poids institutionnel des organes de presse derrière eux, mais cela régresse au fil du temps », a déclaré le directeur exécutif du CPJ, Joël Simon. « Aujourd'hui, les journalistes sur les lignes de front travaillent de plus en plus de manière indépendante. L'essor du journalisme en ligne a ouvert la porte à une nouvelle génération de reporters, mais cela signifie aussi qu'ils sont vulnérables », a-t-il ajouté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nombre de journalistes en ligne en prison continue d’augmenter depuis une décennie, a découvert le recensement du CPJ. Au moins 68 bloggeurs, des reporters du Web et des éditeurs en ligne sont incarcérés, constituant ainsi la moitié du nombre total de journalistes actuellement en prison. Les journalistes de la presse écrite, les directeurs de publication et les photographes représentent la plus grande catégorie professionnelle suivante, avec 51 cas en 2009. Le reste est constitué de journalistes de radio et de télévision et de documentaristes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que les allégations de menées antiétatiques, telle que la sédition, soient les accusations les plus couramment utilisées pour emprisonner des journalistes, le recensement du CPJ a permis d'identifier une augmentation alarmante du nombre de cas dans lesquels les gouvernements violent les procédures régulières et ne formulent aucune accusation. Dans 39 cas, soit plus d'un quart du recensement total, les autorités n'ont formulé aucune inculpation formelle. Cette tactique est utilisée par divers pays tels que l'Érythrée, l'Iran et les États-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moins 20 de ces journalistes sont détenus dans des lieux secrets,  sans aucune accusation formelle ni procédure judiciaire, un gage de protection juridique. Beaucoup de journalistes sont incarcérés par le gouvernement érythréen, qui a même refusé de confirmer si ses détenus sont encore en vie. Des reportages en ligne non confirmés ont indiqué que trois journalistes emprisonnés en Erythrée seraient morts en détention. Dans son recensement de 2009, le CPJ continue de lister ces journalistes en vue de tenir le gouvernement érythréen responsable de leur sort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nombre de journalistes emprisonnés en Chine a diminué au cours des dernières années, mais, 24 restent encore derrière les barreaux. Parmi les journalistes incarcérés en Chine, figurent 22 journalistes indépendants. Parmi ces prisonniers, figure Dhondup Wangchen, un documentariste qui a été placé en détention en 2008 après avoir réalisé des interviews filmés au Tibet qu’il a envoyé à des étrangers. Un documentaire de 25 minutes intitulé « Jigdrel» (Surmonter la peur), produite à partir de ces interviews, présente des Tibétains ordinaires parlant de leur vie sous le régime chinois. Les autorités de Xining, dans la province du Qinghai, ont ainsi accusé le cinéaste d’incitation au séparatisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart des journalistes emprisonnés en Iran, le deuxième plus grand geôlier de  journalistes au monde, ont été arrêtés lors de la répression postélectorale du gouvernement contre les dissidents et les médias d’information. Prés de la moitié de ceux-ci est constituée  de journalistes en ligne, dont Fariba Pajooh, une journaliste indépendante collaborant avec des journaux en ligne et des stations de radio. Radio France Internationale (RFI) a déclaré que cette journaliste a été accusée de « propagande contre le régime iranien» et qu’elle a subi des pressions pour faire de faux aveux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « Il n'ya pas longtemps, l'Iran se vantait d'avoir une presse dynamique et vivante » a ajouté M. Simon, soulignant que «lorsque le gouvernement a réprimé la presse écrite, les journalistes se sont consacrés au journalisme en ligne, entrainant ainsi l’essor de la blogosphère persane. Aujourd'hui, beaucoup des meilleurs journalistes de l'Iran sont en prison ou en exil, et le débat public a été muselé parallèlement au mouvement pro-démocratique ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cuba, troisième sur la liste, détient 22 rédacteurs et directeurs de publication en prison; tous, sauf deux d'entre eux, ont été arrêtés lors de la massive répression de Fidel Castro contre la presse indépendante en 2003. Beaucoup ont vu leur santé se détériorer dans des prisons inhumaines et insalubres. Parmi ces détenus, figure Normando Hernández González, qui souffre d'affections cardio-vasculaires et de problèmes aux genoux si graves qu’il peut à peine se tenir debout. M. Hernández González a été transféré à un hôpital pénitentiaire en fin octobre dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Erythrée, qui vient en quatrième position, comptait 19 journalistes sous les verrous au 1er décembre courant. Les autorités érythréennes ont incarcéré non seulement des journalistes indépendants, mais aussi des journalistes de médias d’État. En début 2009, le gouvernement a arrêté six journalistes de médias d’État soupçonnés d’avoir fourni des informations à des sites Internet basés à l’étranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec neuf journalistes derrière les barreaux, la Birmanie est cinquième sur la liste. Parmi les journalistes détenus figure le vidéo-journaliste connu publiquement comme «T», qui était le correspondant de l’organe de presse basé à Oslo, la Voix démocratique de Birmanie, et qui avait contribué au tournage d’un documentaire international primé intitulé «Les orphelins du cyclone birman». Le journalisme est si dangereux en Birmanie, l'un des pays au monde où la censure s’applique le plus, que les reporters clandestins tels que « T » constituent un canal d’information crucial pour le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les nations eurasiennes de l'Ouzbékistan et de l'Azerbaïdjan se classent respectivement sixième et septième sur la liste de déshonneur du CPJ. L'Ouzbékistan a emprisonné sept journalistes, dont Dilmurod Saiid, un journaliste indépendant qui a dénoncé les abus du gouvernement dans le secteur agricole. Quant à L'Azerbaïdjan, il a incarcéré six journalistes et directeurs de publication, y compris le journaliste d'investigation, Eynulla Fatullayev, un lauréat du prix international de liberté de la presse du CPJ en 2009. Un septième journaliste azerbaïdjanais, Novruzali Mamedov, est mort en détention en août dernier, après que les autorités lui ont refusé des soins médicaux adéquats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici d'autres tendances et détails qui ressortent de l'analyse du CPJ:&lt;br /&gt;· Environ 47 pour cent des journalistes dans le recensement sont emprisonnés sous des accusations de menées antiétatiques comme la sédition, la divulgation de secrets d'État, et l’agissement contre les intérêts nationaux, constate le CPJ. Beaucoup d'entre eux sont détenus par les gouvernements chinois, iranien et cubain.&lt;br /&gt;· Dans près de 12 pour cent des cas, les gouvernements ont eu recours à diverses accusations n’ayant aucun lien avec le journalisme pour exercer des représailles contre des rédacteurs, des éditeurs et des photojournalistes contestataires. Ces accusations vont des infractions réglementaires à la possession de drogues. Dans les cas inclus dans ce recensement, le CPJ a déterminé que les accusations étaient plus vraisemblablement formulées en guise de représailles pour le travail des journalistes.&lt;br /&gt;· Les violations des règles de la censure, la seconde accusation la plus courante, sont appliquées dans environ 5 pour cent des cas. La diffamation criminelle, la publication de « fausses » nouvelles et l’ « insulte » à caractère ethnique ou religieuse constituent les autres charges formulées contre les journalistes dans le recensement.&lt;br /&gt;· Les journalistes de la presse en ligne et de la presse écrite constituent le gros du recensement. Les journalistes de radio représentent la seconde plus grande catégorie professionnelle, soit 7 pour cent des cas. Les journalistes de télévision et les documentaristes représentent chacun 3 pour cent des cas.&lt;br /&gt;·  Le total de 136 journalistes emprisonnés à travers le monde reflète une hausse de 9 pour cent par rapport à 2008 et constitue le troisième plus grand nombre enregistré par le CPJ au cours des dix dernières années. (Le record de la décennie a été enregistré en 2002, l’année où  Le CPJ a recensé 139 journalistes emprisonnés).&lt;br /&gt;· Les États-Unis, qui détiennent en prison le photographe indépendant Ibrahim Jassam, sans inculpation en Irak fait partie des pays qui emprisonnent les journalistes pour la sixième année consécutive. Au cours de cette période, les autorités militaires américaines ont emprisonné de nombreux journalistes en Irak, certains pour plusieurs jours, d'autres pour plusieurs mois, sans inculpation ni procès équitable. Les autorités américaines semblent avoir eu recours à cette tactique moins fréquemment au cours des deux dernières années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le CPJ estime que les journalistes ne devraient pas être emprisonnés pour le simple exercice de leur métier. Il a adressé des lettres exprimant ses vives inquiétudes à chacun des pays ayant emprisonné un journaliste. L’année dernière, le plaidoyer du CPJ a permis d’aboutir à la libération d'au moins 45 journalistes emprisonnés.&lt;br /&gt;La liste du CPJ constitue un cliché instantané des journalistes incarcérés à la date du 1er décembre 2009 à minuit. Elle ne comprend pas les nombreux journalistes emprisonnés et libérés au cours de l'année : vous trouverez des récits sur ces cas sur le site www.cpj.org. Les journalistes restent sur la liste du CPJ jusqu'à ce que l'organisation détermine avec une certitude raisonnable qu'ils ont été libérés ou qu'ils sont morts en captivité. &lt;br /&gt;Les journalistes qui ont disparu ou qui ont été enlevés par des entités non  gouvernementales, tels que des gangs criminels, des rebelles ou des groupes militants, ne sont pas inclus dans la liste des journalistes emprisonnés. Ils sont classés parmi les journalistes « disparus » ou « enlevés ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-4996954177703961632?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/4996954177703961632'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/4996954177703961632'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/12/journaliste-en-prison.html' title='Journaliste? En prison...'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-11021839009385259</id><published>2009-11-27T08:33:00.000-08:00</published><updated>2009-11-27T08:36:28.320-08:00</updated><title type='text'>Tunisie: la position du PS</title><content type='html'>Comme nous le signalions dans un précédent blog,le président Ben Ali n’est pas en odeur de sainteté auprès des socialistes européens, même si son parti, le RCD, continue de siéger au sein de l’organisation mondiale des partis socialistes, l’Internationale socialiste (I.S.)&lt;br /&gt;Dans une réponse adressée le 9 octobre dernier à Philippe Hensmans, directeur d’AIBF (Amnesty International Belgique Francophone), Elio di Rupo, Président du Parti socialiste (Belge francophone) et vice-président de l’Internationale socialiste, avait précisé l’approche du PS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La présence du RCD dans l’Internationale Socialiste, notait Elio di Rupo, est un héritage historique malheureux d’une époque, les années ’70, où l’IS a souhaité avant tout s’étendre à de nouveaux continents et gagner en légitimité anticoloniale.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Aujourd’hui les choses sont différentes et la question du RCD mérité d’être examinée à nouveau.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Notons déjà que le Parti Socialiste Européen n’entretient plus de relations avec le RCD, suite à une initiative en ce sens des PS belges et français. &lt;br /&gt;Notons aussi que le Forum Démocratique tunisien, qui rassemble un certain nombre d’opposants démocratiques tunisiens, est également membre de l’IS. &lt;br /&gt;Notons enfin que le PS s’est engagé depuis plusieurs années dans un combat pour mettre l’éthique et la démocratie au cœur des préoccupations de l’IS. Cette politique a donné comme résultat tangible la création d’une charte éthique et d’un comité éthique de l’IS. La question tunisienne est inscrite à l’ordre du jour de ce comité et nous ne désespérons pas d’y obtenir des avancées ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-11021839009385259?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/11021839009385259'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/11021839009385259'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/11/tunisie-la-position-du-ps.html' title='Tunisie: la position du PS'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-5991518784951268176</id><published>2009-11-27T00:33:00.001-08:00</published><updated>2009-11-27T03:24:46.709-08:00</updated><title type='text'>Tunisie: drapeau rouge pour Ben Ali</title><content type='html'>La condamnation du journaliste rebelle Taoufik Ben Brik à 6 mois de prison sera évidemment condamnée par des parlementaires socialistes européens. Cette arrestation contredit tous les principes qui anime le PSE et toutes les valeurs dont l’Europe se réclame dans ses relations avec des pays tiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces dernières années, le PSE a régulièrement critiqué le régime tunisien. Dernièrement, le président du PSE, Poul Nyrup Rasmussen, a même levé le drapeau rouge. « Les agissements du gouvernement tunisien sont inacceptables, a-t-il déclaré. Le régime doit mieux traiter ses citoyens et ses opposants politiques. Il doit arrêter les persécutions contre ceux et celles qui osent s’opposer à lui. Le gouvernement du président Ben Ali doit respecter les libertés fondamentales s’il souhaite un approfondissement des relations avec l’UE. Un statut de partenaire avancé pour la Tunisie est hors de question au vu de la situation actuelle ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etrangement, les socialistes européens semblent oublier que le parti officiel tunisien, le Rassemblement constitutionnel démocratique, est membre de l’Internationale socialiste, c’est-à-dire de l’organisation, basée à Londres, à laquelle sont affiliées tous les partis socialistes européens. Le RCD participe à nombre de l'I.S. où se retrouvent aussi des socialistes européens et il utilise ces rencontres pour démontrer sa légitimité démocratique et pour se justifier auprès de son opinion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cohérence imposerait de suspendre ou d’exclure le RCD, mais l’Internationale socialiste devrait, dans la foulée, prendre les mêmes mesures à l’encontre de partis autoritaires qui violent ses principes, à l’exemple du Front sandiniste de libération nationale au Nicaragua ou du Mouvement populaire de libération de l’Angola.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-5991518784951268176?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/5991518784951268176'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/5991518784951268176'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/11/tunisie-drapeau-rouge-pour-ben-ali.html' title='Tunisie: drapeau rouge pour Ben Ali'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-4095051058985799858</id><published>2009-11-16T23:21:00.000-08:00</published><updated>2009-11-16T23:32:56.601-08:00</updated><title type='text'>Bye bye Belga</title><content type='html'>La bourde de l’annonce de la mort de la reine Fabiola par l’agence Belga dénote une confusion grave du rôle des médias dans une société démocratique. Elle est l’aboutissement de la place excessive accordée à l’audience dans la détermination des priorités, hiérarchies et modes de traitement de l’information.&lt;br /&gt;Au règne de l’audimat, expression passive du règne de l’audience, s’ajoute le populisme du « journalisme citoyen », forme active d'une politique essentiellement marketing de rapport au public. &lt;br /&gt;"Journalisme citoyen?". Faisons un sort à cette expression, car il n’y a rien de citoyen dans le mélange d’une fonction spécifique, celle du journalisme, et l’intervention du grand public. Cette idée est au journalisme ce que le paramilitarisme, le vigilantisme et les rondes nocturnes contre la délinquance sont à la police et à l’Etat de droit : une perversion.&lt;br /&gt;Les citoyens ont évidemment le droit de s’exprimer librement, en rue, dans les cafés, sur des blogs, mais ils ne peuvent en aucun cas prétendre faire du journalisme. Ce métier, même s’il pêche aussi par ses bavures, a ses règles et sa mission. Il doit répondre notamment à des exigences strictes de vérification de l’information et à une appréciation permanente de l’impact de celle-ci sur la société.&lt;br /&gt;Le titre très noble de "journalisme citoyen" doit être réservé au journalisme qui vise à renforcer la citoyenneté. Cet objectif requiert de fournir les faits et les idées qui permettant aux femmes et aux hommes d’agir et de participer aux enjeux politiques en toute connaissance de cause.&lt;br /&gt;S’il n’y a pas de citoyens journalistes, mais des citoyens qui peuvent informer "en direct" ou en passant par des journalistes, les journalistes ne sont pas nécessairement tous citoyens, car cette fonction n’est assumée et promue que par une partie de la profession.&lt;br /&gt;En dépit de l'outrage à la reine Fabiola, l'affaire Belga est venue à point pour susciter un débat au sein de la profession. Le secrétaire général adjoint de l'AJP (Association des journalistes professionnels), Jean-François Dumont, dans une interview accordée au Soir, a clairement remis l'Eglise ou la Maison du peuple au centre du village: ces "inventions" qui se réclament du journalisme doivent être bannies. &lt;br /&gt;Les patrons de Belga auraient-ils voulu paraphraser la fameuse phrase de la guerre du Vietnam: "nous avons dû détruire le journalisme pour le sauver".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-4095051058985799858?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/4095051058985799858'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/4095051058985799858'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/11/bye-bye-belga.html' title='Bye bye Belga'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-4686167101137427604</id><published>2009-11-04T23:24:00.000-08:00</published><updated>2009-11-04T23:46:02.814-08:00</updated><title type='text'>Libérez Fariba Pajooh et les journalistes iraniens emprisonnés</title><content type='html'>Mercredi 4 novembre,des journalistes belges, francophones et néerlandophones, se sont rassemblés en un comité informel pour soutenir les journalistes iraniens emprisonnés. Les objectifs du comité est de se mobiliser pour la libération des journalistes mais aussi de demander aux pays de l'Union européenne et en particulier la Belgique d'accorder des "visas humanitaires" aux journalistes et blogueurs iraniens qui ont quitté leur pays où ils se savent en danger.&lt;br /&gt;Reporters sans frontières a par ailleurs formulé des propositions aux rédactions belges afin qu'elles prennent des initiatives concrètes (accueil de journalistes iraniens,parrainages, etc.)&lt;br /&gt;Les journalistes belges ont pris pour symbole la journaliste et blogueuse Fariba Pajooh, ancien membre de la rédaction du quotidien aujourd'hui interdit Etemad-e melli, et très connue en Belgique et en France.&lt;br /&gt;Arrêtée le 22 août dernier, elle se trouve depuis dans la prison d'Evin. &lt;br /&gt;Voici le texte publié par le comité en faveur de cette journaliste qui rêve d'un pays libre et apaisé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Elle est intelligente, dynamique, courageuse, elle n'a pas trente ans.....depuis 3 mois elle est en prison !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Journaliste et blogueuse, elle a travaillé pour des journaux réformistes (Etemaad é Melli  notamment) qui ne paraissent plus, elle a raconté sur Internet sa joie de vivre dans une société où il n'y en a plus, elle était rieuse, patriote et optimiste..... Depuis près d'une semaine elle fait la grève de la faim!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fariba Pajooh a été arrêtée le 22 août 2009 par des hommes en civil qui se sont présentés.au domicile de ses parents à Teheran. »Ne vous inquietez pas, ont ils dit à sa maman, nous avons quelques questions à lui poser, elle reviendra vite ».Ele n'est toujours pas rentrée chez elle....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons choisi Fariba Pajooh, comme symbole, comme porte-drapeau, pour réclamer haut et fort la libération de tous les journalistes injustement emprisonnés en Iran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme 25 de ses collègues, Fariba Pajooh paie sa liberté d'esprit, son amour de la vérité, son combat pour une patrie moderne et démocratique. Après un mois en isolement total, elle a partagé la cellule d'une autre journaliste féminine, Hengameh Shahidi, qui vient d’être libérée. Fariba ne sait pas de quoi elle est accusée, elle ne peut pas avoir de contacts avec ses avocats. Seuls de brefs instants de communication sont autorisés sporadiquement avec sa famille à qui elle confie, dans un sourire triste, qu'on la presse d'avouer (avouer quoi? Pressée comment?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous réclamons pour elle, pour Bahman Ahmadi Amouyee, pour Ahmad Zaidabadi et pour la vingtaine d'autres dont les noms sont moins connus, la liberté immédiate et totale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous témoignons de notre solidarité avec ces confrères et consoeurs brimés, nous exigeons de nos dirigeants qu'ils fassent pression sur le gouvernement iranien pour obtenir qu'il es rende à leurs familles et à leur profession, qui est aussi la nôtre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-4686167101137427604?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/4686167101137427604'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/4686167101137427604'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/11/liberez-fariba-pajooh-et-les.html' title='Libérez Fariba Pajooh et les journalistes iraniens emprisonnés'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-8312423695930456552</id><published>2009-10-29T00:17:00.000-07:00</published><updated>2009-10-29T00:18:29.509-07:00</updated><title type='text'>Afghanistan: quand la France s'en mêle</title><content type='html'>Ce matin, Paul Hermant nous a fait une belle démonstration de cartésianisme, l’hommage le plus appuyé qui puisse être rendu à la France éternelle. &lt;br /&gt;Je résume son propos. « Il n’y a pas de guerre en Afghanistan ! La preuve ? La France vient d’y renvoyer des demandeurs d’asile. Or, le droit international interdit de refouler des candidats réfugiés dans des pays où ils sont en danger. Cqfd ».&lt;br /&gt;Je vous invite à réécouter ou à lire sa chronique sur le site de La Première. &lt;br /&gt;Je vous invite aussi à vous rendre sur le site du ministère français des affaires étrangères (www.diplomatie.gouv.fr) , de cliquer sur la page « conseils aux voyageurs » et ensuite sur « Afghanistan ». Vous ne pouvez pas le rater, c’est le premier de la liste.&lt;br /&gt;Le ministre ex-socialiste Eric Besson n’a pas dû lire ce texte rédigé par ses diplomates. Je vous en livre quelques extraits choisis. Comme dirait Euronews : No Comment !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dernière minute. &lt;br /&gt;La situation de sécurité en Afghanistan s’est beaucoup dégradée depuis un an. (…)&lt;br /&gt;Dans ces conditions, il est plus que jamais impérativement recommandé de différer tout projet de voyage ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, ce texte contredit l’analyse du ministère, qui viole dès lors l’un des principes de base du droit international sur l’asile, le non-refoulement. Mais il montre également que les diplomates du Quai d’Orsay ne sont pas à la pointe de l’actualité et qu’ils ne réussiraient pas l’examen d’entrée de petit reporter au Courrier picard ou à La République du Centre-Ouest. &lt;br /&gt;La « dernière minute » a été rédigée avant les élections du 20 août dernier. Imaginons ce que pourrait contenir une « Dernière heure » : Attention, les tribus pachtounes, il y a deux ans, ont attaqué à coups de mousquet la cavalerie de la Perfide Albion ».&lt;br /&gt;Certes, comme le proclama fameusement Michel Rocard, « la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». Mais elle pourrait au moins rester fidèle à l’héritage intellectuel de Descartes. &lt;br /&gt;A moins, bien sûr, que le ministre français n’interprète le fameux « Je pense, donc je suis » de la manière qui suit : « Je pense à mon élection et à ma carrière, donc je suis la vox populi ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-8312423695930456552?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8312423695930456552'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8312423695930456552'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/10/afghanistan-quand-la-france-sen-mele.html' title='Afghanistan: quand la France s&apos;en mêle'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-462472914270792889</id><published>2009-10-23T23:14:00.000-07:00</published><updated>2009-10-23T23:26:11.736-07:00</updated><title type='text'>Liberté de la presse: le Maroc sur le gril</title><content type='html'>Le Maroc fait figure de pays modéré dans le contexte du monde arabo-musulman et cultive l'image d'une monarchie modernisatrice qui offre des espaces de liberté à la presse.&lt;br /&gt;Depuis quelques années, toutefois, l'ouverture promise par le roi Mohammed VI s'éloigne. La porte patine sur ses gonds et les procès se multiplient contre les journalistes qui franchissent "les lignes rouges".&lt;br /&gt;L'initiative de l'International Freedom of Expression Exchange est exceptionnelle: cette coalition d'organisations de défense de la liberté d'expression, aussi bien internationales qu'arabes, publie rarement des communiqués communs. Elle exprime la gravité de la dégradation de la situation mais aussi l'espoir qui avait été placé dans le Maroc, un pays qui promettait de trancher sur la répression généralisée de la presse dans le monde arabo-musulman.&lt;br /&gt;Pour en savoir plus sur ce pays si proche et si important pour l'Europe, je vous conseille de lire l'essai d'Ali Amar, fondateur de l'hebdo indépendant Le Journal: Mohammed VI, le grand malentendu, paru cette année chez Calmann-Lévy. Et de relayer les préoccupations exprimées ci-dessous par l'IFEX.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;(ANHRI/IFEX) - Le 23 octobre 2009 - Les organisations dénoncent les arrestations et le harcèlement incessants contre les journalistes et la presse indépendente:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Nous, soussignées, organisations de défense de la liberté de la presse et de la liberté d'expression, appelons le gouvernement marocain à cesser sa campagne contre la liberté de la presse, la plus violente qu'ait connu le Royaume depuis l'accession du souverain Mohamed VI au pouvoir en 1999.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Les trois derniers mois (août-octobre 2009) ont été marqués par une recrudescence de la campagne contre la liberté de la presse au Maroc. L'hebdomadaire indépendant francophone "Tel Quel" et sa version arabophone "Nichane" ont été interdits de publication, début août 2009, pour avoir publié un sondage sur la gouvernance de Mohamed VI, jugé outrageant pour le souverain et contraire aux bonnes mœurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le 28 septembre 2008, le ministère marocain de l'Intérieur a fermé les locaux du quotidien indépendant arabophone "Akhbar Al Yaoum" sans décision de justice. Taoufik Bouachrine, directeur de la publication, et le caricaturiste Khaled Keddar ont été poursuivis en justice à la suite de la publication d'une caricature qui constitue, selon le ministère de l'Intérieur, "une atteinte au respect dû à un membre de la famille royale".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le 15 octobre 2009, le tribunal de première instance de Rabat a condamné Driss Chahtane, directeur de l'hebdomadaire arabophone "Al Michaal", à un an de prison ferme pour avoir publié des articles évoquant la santé du Roi Mohamed VI. Driss Chahtane a été arrêté immédiatement après l'énoncé du verdit, sans attendre la procédure d'appel. Rachid Mahamid et Mustapha Hayrane, deux journalistes travaillant dans le même journal, se sont vus infliger des peines de trois mois de prison ferme et une amende de 5.000 dirhams (environs 655 $US) sans être arrêtés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Dans une affaire séparée, mais pour les mêmes motifs, Ali Anouzla, directeur du quotidien arabophone "Al Jarida Al Oula", et Bouchra Edaou, journaliste dans le même journal, seront traduits en justice, à Rabat, le 26 octobre 2009, pour publication de fausses informations concernant la santé du Souverain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ces procès qui ciblent, essentiellement, la presse indépendante, constituent une régression grave de la liberté de la presse au Maroc et risquent d'anéantir la petite marge de liberté qui existe encore dans ce Royaume. Ils constituent aussi une menace sérieuse pour la liberté de la presse dans le monde arabe, sachant que le Maroc représente un modèle pour les journalistes de la région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; L'emprisonnement des journalistes et l'interdiction des publications au Maroc constituent, faut-il le rappeler, une violation flagrante de l'article 19 (2) du pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié par le gouvernement marocain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Cet article énonce: "Toute personne a droit à la liberté d'expression; ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Nous dénonçons ces procès à caractère politique. Nous dénonçons le harcèlement incessant contre les journalistes qui accomplissent leur devoir professionnel en diffusant des informations que le gouvernement marocain juge comme étant un franchissement des lignes rouges, telles que la santé du Roi ou les affaires de corruption qui intéressent l'opinion publique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Les organisations arabes et internationales de défense de la liberté de la presse et de la liberté d'expression, soussignées, expriment leur entière solidarité avec les journaux et les journalistes marocains victimes de ces poursuites judiciaires. Elles appellent le gouvernement marocain à mettre fin à cette campagne contre la liberté de la presse et à abolir les peines privatives de liberté dans les procès de presse. Elles appellent, également, le gouvernement marocain à lever l'embargo imposé au quotidien "Akhbar Al Yaoum" et à l'autoriser à reparaître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Les organisations signataires:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Arabic Network for Human Rights Information&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ARTICLE 19: Global Campaign for Free Expression &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adil Soz - International Foundation for Protection of Freedom of Speech&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arab Archives Institute&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Association Mondiale des Journaux et des Éditeurs de Médias d'Information&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bahrain Center for Human Rights&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cairo Institute for Human Rights Studies&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Canadian Journalists for Free Expression&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Center for Media Studies &amp; Peace Building&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Centro de Reportes Informativos sobre Guatemala&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comité por la Libre Expresión&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ethiopian Freepress Journalists' Association&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exiled Journalists Network&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Freedom House&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Greek Helsinki Monitor&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Index on Censorship&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Institute of Mass Information&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;International Press Institute &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Comité pour la protection des journalistes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maharat Foundation (Skills Foundation)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Media Institute of Southern Africa&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Media Rights Agenda&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Media Watch&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pacific Freedom Forum&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pacific Islands News Association&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pakistan Press Foundation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Palestinian Center for Development and Media Freedoms&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Public Association "Journalists"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reporters sans frontières&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The Egyptian Organization For Human Rights&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;World Press Freedom Committee&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Al-Karamah "Dignity" Foundation for Human Rights, Egypt&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Andalus Institute for Tolerance and Anti-Violence Studies, Egypt&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arab Commission for Human Rights&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arab-European Forum for Human Rights&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arab Organization for Supporting the Civil Society and Human Rights&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arabic Program for Human Rights Activists, Egypt&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Association for Freedom of Thought and Expression, Egypt&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Awlad Alard Organization for Human Rights&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bahraini Association for Human Rights&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bahrain Youth Society for Human Rights&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Damascus Center for Theoretical and Civil Rights Studies, Syria&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Egyptian Association against Torture&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Egyptian Center for Economic and Social Rights&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Egyptian Initiative for Personal Rights&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Euro-Arab Forum for Freedom of Expression&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;General Assembly for Human Rights Defenders in the Arab World, France&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hisham Mubarak Law Center, Egypt&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Human Rights First Society, Saudi Arabia&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nadeem Center for Psychological Therapy and Rehabilitation of the Victims of Violence, Egypt&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;One World for Development and Sustainability of Civil Society&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Palestinian Human Rights Foundation (Monitor) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reporters without Rights&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voix Libre pour les Droits de l'homme, Switzerland&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yemeni Organization for the Defense of Democratic Rights and Freedom&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-462472914270792889?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/462472914270792889'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/462472914270792889'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/10/liberte-de-la-presse-le-maroc-sur-le.html' title='Liberté de la presse: le Maroc sur le gril'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-2917218486273128776</id><published>2009-10-23T03:22:00.000-07:00</published><updated>2009-10-23T03:23:52.856-07:00</updated><title type='text'>Devinette: qui a du pétrole, le Niger ou l'Ouzbékistan?</title><content type='html'>La chancelière allemande Angela Merkel jouissait jusqu’ici d’une réputation de « Jeanne d’Arc » des droits de l’homme. Le ton moins chaleureux qu’elle avait adopté à l’égard des dirigeants chinois et russes tranchait, en effet, avec les courtoisies de son prédécesseur social- démocrate, Gerhard Schroeder.&lt;br /&gt;Pour les analystes, la sensibilité de dirigeante chrétienne-démocrate reflétait l’expérience qu’elle avait vécue à l’époque de la très répressive République démocratique allemande. &lt;br /&gt;Au point d’aller jusqu’à faire passer la vertu avant les intérêts économiques et militaires de l’Allemagne ?&lt;br /&gt;Aujourd’hui, les militants des droits de l’homme n’en sont plus aussi sûrs et la colère gronde à l’égard de la chancelière. Ce sont, en effet, les pressions exercées par Berlin qui ont amené, mardi, l’Union européenne à lever l’embargo sur les armes qui avait imposé à l’Ouzbékistan,  pays autoritaire d’Asie centrale, à la suite du massacre d’Andijan en 2005.&lt;br /&gt;L’Allemagne a traditionnellement suivi avec intérêt l’Asie centrale, mais cette attention s’est accrue ces dernières années en raison des investissements de l’industrie allemande en Ouzbékistan et de la volonté de diversifier les approvisionnements énergétiques (par rapport à la Russie surtout). &lt;br /&gt;L’Allemagne dispose également d’une base militaire importante (à Termez, dans le sud du pays) qui sert à ravitailler le contingent allemand déployé en Afghanistan.&lt;br /&gt;Officiellement, pour l’Union européenne, le gouvernement ouzbèke a fait des progrès sensibles dans le domaine des droits de l’homme. Un constat rejeté par l’ensemble des ONG qui dénoncent la poursuite de la répression, la censure et la torture ainsi que le recours au travail des enfants (2 millions d’entre eux, selon l’International Crisis Group, sont forcés de travailler à la récolte du coton).&lt;br /&gt;En privé, les diplomates européens rejoignent l’avis des ONG, mais la raison d’Etat a primé. Et l’Union européenne, une nouvelle fois, a fait montre de son double langage. Selon que vous serez faible ou puissant…&lt;br /&gt;Bruxelles a annoncé un embargo sur les armes destinées à la Guinée, où 150 personnes ont été assassinées par l’armée. Elle vient de lever celui imposé à l’Ouzbékistan, où l’armée à tué au moins 187 personnes. A votre avis, quel pays a du pétrole ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-2917218486273128776?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2917218486273128776'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2917218486273128776'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/10/devinette-qui-du-petrole-le-niger-ou.html' title='Devinette: qui a du pétrole, le Niger ou l&apos;Ouzbékistan?'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-8218080366643298209</id><published>2009-10-21T23:43:00.000-07:00</published><updated>2009-10-21T23:46:03.284-07:00</updated><title type='text'>Chine et Guinée: ne fais pas aux autres...</title><content type='html'>L’accord de coopération économique signé entre la Chine et le gouvernement militaire au pouvoir en Guinée a été très mal reçu par l’Union européenne, les Etats-Unis et la Communauté des pays d’Afrique de l’Ouest. &lt;br /&gt;Annoncé quelques jours après le massacre par l’armée d’au moins 150 personnes dans le stade de Conakry, ce contrat a suscité l’indignation de l’opposition guinéenne et de l’ensemble des organisations de défense des droits de l’homme.&lt;br /&gt;Il ressemble aussi à une provocation. Pékin déclare urbi et orbi que la volonté ou la prétention de l’UE et des Etats-Unis de fonder les relations internationales sur un socle minimal de respect des droits de l’homme sont illusoires et que ceux qui s’en réclament sont des naïfs ou des hypocrites.&lt;br /&gt; La Chine envoie constamment deux messages à la communauté internationale : d’un côté, elle exprime son souci d’apparaître comme un partenaire fiable et respectable ; de l’autre, elle applique, au nom du dogme du respect de la souveraineté nationale des pays partenaires, une politique étrangère qui appuie les régimes parias, du Soudan à la Birmanie. &lt;br /&gt;Les pays européens et les Etats-Unis ont évidemment des raisons de se tortiller lorsqu’ils maugréent face à la politique chinoise. Ils ont de plus en plus adopté ces derniers mois une attitude conciliation à l’égard de Beijing, en raison notamment de l’importance cruciale de l’économie chinoise pour sortir de la crise. Et ils sont loin d’appliquer à la lettre les principes qui, rhétoriquement, guident leurs politiques. Les « doubles standards » restent la règle et les pays semoncés par l’UE sont en général des pays sans grande importance économique ou stratégique.&lt;br /&gt;Le respect des droits de l’homme, toutefois, n’est pas seulement le souci des « belles âmes ». La brutalité des militaires guinéens représente un danger non seulement pour leur population, mais aussi pour l’ensemble d’une région extrêmement fragile, l’Afrique de l’Ouest, qui subit de plein fouet la crise économique mondiale et qui est rongée par l’explosion du trafic de drogue, en provenance d’Amérique latine et en direction de l’Europe.&lt;br /&gt; En d’autres termes, les violations des droits de l’homme en Guinée représentent aussi un enjeu de nature stratégique et il serait judicieux que la Chine se concerte avec l’UE, les Etats-Unis et l’Afrique pour éviter que ses initiatives commerciales n’attisent les tensions et n’accélère l’effondrement d’un Etat.&lt;br /&gt; Si la Chine veut mériter la réputation amène dont elle se targue, si elle veut aussi éviter d’être perçue par les démocrates guinéens comme une nouvelle puissance coloniale aussi arrogante que la vieille Europe, elle doit cesser de se comporter comme si l’on était encore au XIXe siècle, temps des concessions et de la canonnière sur le Yang Tsé. Sinon, elle pourrait être la cible, en Afrique, d’une « révolte des Boxers ».&lt;br /&gt; Le nationalisme africain n’est pas différent du nationalisme chinois : il se nourrit lui aussi de l’humiliation et du ressentiment provoqués par la domination, l’exploitation et l’oppression. Le trésor des proverbes chinois ne contiendrait-il pas celui qui dit: "ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse?"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-8218080366643298209?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8218080366643298209'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8218080366643298209'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/10/chine-et-guinee-ne-fais-pas-aux-autres.html' title='Chine et Guinée: ne fais pas aux autres...'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-5606805150863373671</id><published>2009-10-15T01:14:00.000-07:00</published><updated>2009-10-15T01:21:59.559-07:00</updated><title type='text'>Vite, des visas pour les journalistes iraniens menacés</title><content type='html'>La répression s’est durement abattue sur les protestataires iraniens et, en particulier, sur les journalistes. Une vingtaine d’entre eux sont en prison. Plusieurs journaux ont été fermés et, selon Mahmoud Shamsolvaezin,près de 2000 « travailleurs des médias » ont perdu leur emploi. Des dizaines de journalistes cherchent à quitter le pays pour éviter d’être arrêtés.&lt;br /&gt;Ceux qui ont réussi à s’échapper se trouvent actuellement en exil dans le Kurdistan irakien ou en Turquie. Mais, selon Nazila Fathi, du New York Times, beaucoup de ces exilés n’ont pas signalé leur présence car ils craignent des représailles contre leur famille restée en Iran. Ils craignent aussi d’être la cible des services secrets iraniens qui opèrent dans la région.&lt;br /&gt;Selon Reporters sans frontières, le nombre de journalistes qui ont choisi de quitter l’Iran est le plus élevé depuis la Révolution islamique de 1979.&lt;br /&gt;Il est dès lors urgent d’assurer la sécurité de ces journalistes, notamment en leur délivrant des visas qui leur permettent de s’installer dans des pays où ils sont hors d’atteinte de la répression. &lt;br /&gt;L’attitude des pays européens doit être claire, sans procrastination. On ne peut proclamer avec emphase qu’on est du côté des démocrates iraniens et leur refuser un refuge. Comme le dirait Casamayor, il vaut mieux avoir le cœur sur la main que la main sur le cœur...&lt;br /&gt;Selon nos sources, certains pays comme la France et la Belgique auraient répondu positivement aux demandes des organisations internationales de défense de la liberté de la presse, mais d’autres membres de l’Union se montrent plus réticents. &lt;br /&gt;Nous ne voulons pas faire du "corporatisme" et ne penser qu'à nos collègues, mais ces journalistes et blogueurs ont pris des risques immenses pour nous informer sur la fraude électorale et les violences. Ils méritent une totale solidarité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.S. A lire, l'article de Delphine Minoui, correspondante du Soir à Beyrouth, sur le sort de Fariba Pajooh, une blogueuse iranienne emprisonnée.(Le Soir mercredi 4 octobre)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-5606805150863373671?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/5606805150863373671'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/5606805150863373671'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/10/vite-des-visas-pour-les-journalistes.html' title='Vite, des visas pour les journalistes iraniens menacés'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-158967084883691715</id><published>2009-10-12T21:56:00.000-07:00</published><updated>2009-10-12T21:59:17.943-07:00</updated><title type='text'>Brésil, du sang, de la sueur et des larmes</title><content type='html'>La victoire du Brésil au Comité international olympique nous a donné les larmes du président Lula et les explosions de joie des Cariocas. &lt;br /&gt;Mais le défi est immense, aussi grand que celui auquel doit faire face l’Afrique du sud, hôte de la Coupe mondiale de football.&lt;br /&gt;La ville de Rio pose, en effet, des problèmes de sécurité gigantesques aux organisateurs. Jon Lee Anderson en dresse un portrait glaçant, du sang, de la sueur et des larmes, dans l’un des derniers numéros de l’hebdomadaire The New Yorker.&lt;br /&gt;Son reportage au cœur des favelas, les « banlieues » de Rio, donne une idée des difficultés qui attendent le gouvernement brésilien. Il y aurait aujourd’hui plus de mille favelas à Rio. Trois millions de personnes sur les 14 millions d’habitants de Rio y vivent, très souvent au milieu d’une violence attisée par le trafic de drogue, hors d’atteinte de l’autorité et des services de l’Etat..&lt;br /&gt;Rio de Janeiro est la ville plus violente au monde, note l’auteur. 5000 meurtres ont été enregistrés l’année dernière, la moitié d’entre eux liés au trafic de drogue. Chaque jour, aussi, la police de Rio, gangrenée par l’arbitraire et la corruption, tue trois personnes, généralement « parce qu’elles résistaient à leur arrestation », soit 1.188 personnes en 2008. « En guise de comparaison, ajoute l’auteur, la police américaine tue 370 personnes par année sur tout le territoire américain».&lt;br /&gt;Les journalistes ne pénètrent plus dans un certain nombre de favelas, car ils sont considérés comme des espions ou des ennemis par les gangs, les groupes paramilitaires, les escadrons de la mort et les forces de police qui se battent pour le contrôle du territoire. Plusieurs d’entre eux ont été assassinés.&lt;br /&gt;Le gouvernement brésilien pourra-t-il changer en 6 ans ce qu’il n’a pu résoudre en deux siècles d’indépendance ? Les inégalités sociales, en dépit de la présence d’un président issu de la gauche, restent extrêmes et alimentent la « dictature de la délinquance ». &lt;br /&gt;Rien ne prouve, non plus, que le boom économique attendu des Jeux olympiques profitera aux populations marginalisées ou si, au contraire, il aggravera leur exclusion.&lt;br /&gt;En 1968, le Mexique avait rêvé de faire des J.O. un levier contre la pauvreté et le mal-développement. Il n’en fut rien.&lt;br /&gt;Le Brésil va devoir prouver que ses milieux dirigeants sont différents, qu’ils considèrent les J.O. non pas comme le signe de leur puissance émergente sur la scène internationale, mais comme une occasion de rompre avec un modèle économique et social qui fabrique l’injustice et la violence..&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-158967084883691715?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/158967084883691715'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/158967084883691715'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/10/bresil-du-sang-de-la-sueur-et-des.html' title='Brésil, du sang, de la sueur et des larmes'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-5926812585383897262</id><published>2009-10-11T01:46:00.000-07:00</published><updated>2009-10-11T01:47:00.918-07:00</updated><title type='text'>L'extrême droite U.S. Combien de divisions?</title><content type='html'>Un certain nombre de lecteurs nous ont demandé ce que représentait vraiment « cette Amérique qui fait peur », que nous avons décrite et dénoncée dans notre chronique du Soir, le 6 octobre. Nous y évoquions en effet une extrême droite « minoritaire mais non pas marginale ».&lt;br /&gt;John Nichols, correspondant à Washington de l’hebdomadaire de gauche The Nation, nous apporte un début de réponse. Prenant pour cibles les « brailleurs médiatiques, comme Glenn Beck sur Fox News, Rush Limbaugh ou Sean Hannity, il les crédite d’une audience bien plus minuscule que celle dont ils se réclament pour affirmer qu’ils représentent la « seule, la vraie Amérique » : 2%, voire 5% pour le plus connu d’entre eux, Rush Limbaugh.&lt;br /&gt;Il est vrai que l’ « extrême extrême droite », incarnée par les partis nazis, les groupes de suprématie blanche ou les « milices » ne constituent qu’un pourcentage minime de la population américaine. Mais toutes les associations et institutions chargées de les surveiller estiment que ce caractère assez groupusculaire ne leur enlève pas leur dangerosité. Les extrémistes de droite s’infiltrent en effet au sein des institutions publiques, notamment les forces armées, comme l’a reconnu un rapport officiel américain, et dans des groupes religieux fondamentalistes, qui disposent d’un réel pouvoir électoral et médiatique.&lt;br /&gt;Plusieurs questions découlent de ces constats. Comment ces extrémistes arrivent-ils à s’imposer sur la scène médiatique, voire à imposer les thèmes et le ton du débat politique ? Dans quelle mesure, le parti républicain, de plus en plus contrôlé par sa frange la plus conservatrice, sert-il de canal à des discours politiques agressifs ? &lt;br /&gt;Comme il y a eu en France une « lepénisation des esprits », dans la même mesure aussi où les discours intégristes religieux (chrétiens, musulmans, juifs, hindouistes…) colorent en partie l’ensemble des communautés que ces factions extrémistes prétendent représenter, le danger se trouve à l’intersection des mouvements extrémistes et des partis traditionnels.&lt;br /&gt;Et c’est ce rôle d’interface que jouent les « brailleurs » médiatiques. Ils prennent des idées sur leur extrême droite en uniformes bruns et leur mettent un costume-cravate pour entrer dans les living rooms des « good Americans » et dans les bureaux des Républicains conservateurs.&lt;br /&gt;En relayant certains discours, en soulignant certains thèmes, en adoptant le ton agressif typique de l’extrême droite, en côtoyant en public des groupes extrémistes, certains dirigeants du Parti républicain jouent à la roulette russe. Soit ils se mettent en dehors du débat respectable pour une génération, ce qui serait souhaitable pour la sérénité de la scène politique américaine, soit ils légitiment en partie l’extrémisme et s’en rendent complices.&lt;br /&gt;A suivre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-5926812585383897262?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/5926812585383897262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/5926812585383897262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/10/lextreme-droite-us-combien-de-divisions.html' title='L&apos;extrême droite U.S. Combien de divisions?'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-511501521102929926</id><published>2009-10-05T09:35:00.000-07:00</published><updated>2009-10-05T09:43:24.558-07:00</updated><title type='text'>Lula-Obama: 1-0</title><content type='html'>La victoire de Rio de Janeiro sur Chicago est bien plus que le résultat d’une joute sportive entre le premier président métis des Etats-Unis et le premier président ouvrier d’Amérique latine.&lt;br /&gt;Le Brésil l’a emporté en raison du dossier qu’il a introduit auprès du CIO, mais bien davantage encore parce qu’il représente une puissance émergente qui a convaincu le monde de son bon droit.&lt;br /&gt;Contrairement à la Chine, le Brésil ne suscite pratiquement aucune controverse : les droits humains n’y sont pas toujours respectés, notamment dans les favelas de Rio, en Amazonie ou dans les étendues misérables du Nordeste, mais le pays connaît depuis le début des années 80 une démocratie vibrante et peu de pays oseraient lui faire la leçon. &lt;br /&gt;Au cours de son « règne », le président Lula a réussi à tirer parti de l’énorme potentiel économique, démographique et géographique de son pays. Paradoxalement, ce militant syndicaliste longtemps combattu par l’Establishment brésilien a été celui qui aura réussi à réellement placer le Brésil sur la carte de la puissance mondiale.&lt;br /&gt;Certes, Lula est revenu sur ses promesses de campagne et a modéré sa politique sociale. Des mesures d’assistance très actives ont bénéficié aux populations les plus pauvres mais elle n’ont pas remis en cause le système inégalitaire extrême qui affecte le pays. Une partie de la gauche a rompu les rangs mais cette marque de déception n’a pas réellement entaché la popularité du président au sein d’une majorité de la population.&lt;br /&gt;Lula a joué finement pour placer le Brésil au cœur des plus grands enjeux internationaux. Il a pris la tête des producteurs agricoles du Sud contre les Etats-Unis et l’Union européenne. Il a développé une diplomatie active dans le cadre des opérations de maintien de la paix de l’ONU, principalement en Haïti, et tissé des liens avec les autres puissances émergentes démocratiques, l’Inde et l’Afrique du Sud. &lt;br /&gt;Lula a également lancé des ponts en direction de l’Afrique qui lui a permis de dominer les relations entre les deux continents, comme l’a illustré le sommet Afrique/Amérique du Sud qui s’est tenu fin septembre sur l’île de Margarita au Venezuela.&lt;br /&gt;En Amérique latine, précisément, Lula a réussi à se présenter comme l’alternative raisonnable à la fois à l’hégémonie des Etats-Unis et à l’aventurisme du président Hugo Chavez. Est-ce un hasard si le président renversé du Honduras, Manuel Zelaya, se trouve réfugié dans l’ambassade du Brésil à Tegucigalpa alors qu’il est accusé par ses adversaires d’être la marionnette de Chavez ?&lt;br /&gt;Jusqu’où le Brésil pourra-t-il suivre cette voie royale ? En Amérique du Sud, certains critiquent en sourdine la « domination brésilienne » et reprochent à Lula de couper l’herbe sous le pied de la « révolution bolivarienne chaviste ». D’autres estiment que le modèle brésilien reste fragile car il dépend trop de l’ « empire vert », de son agro-industrie d’exportation.&lt;br /&gt;Mais l’heure aujourd’hui est à l’optimisme. De Gaulle qui avait proclamé avec ironie: « Le Brésil est un pays d’avenir et il le restera » pourrait devoir réviser son pronostic. Dans un monde multipolaire, face à une Amérique fragilisée par la crise financière et les guerres en « AfPak », le Brésil a sa chance.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-511501521102929926?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/511501521102929926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/511501521102929926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/10/obama-lula-1-0.html' title='Lula-Obama: 1-0'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-6924750501127824921</id><published>2009-10-03T06:48:00.000-07:00</published><updated>2009-10-03T07:10:06.712-07:00</updated><title type='text'>L'Empire state building pour l'Empire du Milieu</title><content type='html'>L'immeuble le plus célèbre de la "skyline" new-yorkaise, l'Empire State Building,a choisi le 30 septembre de s'illuminer aux couleurs de la République populaire de Chine. &lt;br /&gt;Cette décision, cependant, a été prise sans l'assentiment des locataires. Or, parmi ceux-ci, aux 34ème et 35ème étages, il y a...Human Rights Watch, la principale organisation américaine de défense des droits de l'homme. Human Rights in China, une ONG critique du régime chinois, y a également son siège. &lt;br /&gt;On imagine que le consul chinois, qui reçoit chaque semaine des communiqués des deux organisations, s'est trompé sur la signification de l'expression : "renvoyer l'ascenseur..."&lt;br /&gt;"Nous n'avons aucune objection à honorer la Chine comme une nation et une grande civilisation, a estimé Carroll Bogert, directrice adjointe de Human Rights Watch, mais le 30 septembre commémore l'arrivée au pouvoir du Parti communiste, qui est responsable de nombreuses violations des droits de l'homme". &lt;br /&gt;L'Empire du Milieu pense avoir réussi l'un de ses plus gros coups de publicité, illuminant la ville où se joue le sort de ses milliards de dollars en bons du trésor américains. Mais la publicité qu'il s'est octroyée a été récupérée par ceux qui le critiquent. L'illumination de l'immeuble a permis de faire la lumière sur la nature autoritaire du gouvernement chinois...Comme le dit un (nouveau) proverbe chinois: "la lampe torche révèle autant celui qui la manie que celui qu'elle éclaire".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-6924750501127824921?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6924750501127824921'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6924750501127824921'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/10/lempire-state-building-pour-lempire-du.html' title='L&apos;Empire state building pour l&apos;Empire du Milieu'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-4503444458127325540</id><published>2009-09-29T00:22:00.000-07:00</published><updated>2009-09-29T00:29:37.368-07:00</updated><title type='text'>L'ennuyé ennuyeux</title><content type='html'>Retour d’une suite de missions à l’étranger. Trop peu de temps pour consulter mes journaux préférés sur Internet. Une masse d’infos, surtout belges, passeront donc à la trappe. &lt;br /&gt;Peut-être vais-je découvrir dans quelques mois que le gouvernement a décidé une nouvelle taxe puis l’a supprimée puis l’a restaurée. A moins qu’il n’ait acheté une nouvelle banque avec l'argent de la privatisation de la poste.&lt;br /&gt;Dans les journaux qui s’empilent sur la table du salon, des pépites surgissent : un reportage du Soir sur le voile, des débats musclés mais légitimes sur ce bout de tissu qui nous déchire. &lt;br /&gt;Des scories aussi tombent des pages. Commme cette interview d’un certain écrivain français qui avoue s’ennuyer et parle de sa consommation de cocaïne. Je ne vous donnerai pas son nom de crainte de vous amener à acheter un de ses livres et à vous ennuyer vous aussi.&lt;br /&gt;Cet illustre personnage a dû être en mission au fin fonds de son être las, au cœur de son nombrilisme. Il a donc dû rater les infos en provenance d’Amérique latine. N’est pas Antonin Artaud qui veut.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, faut-il le rappeler, sniffer de la coke revient à se rendre complice des violences qui ravagent des pays comme le Mexique, la Colombie ou le Guatemala. Sans parler des ghettos ethniques aux Etats-Unis. &lt;br /&gt;Je propose à notre ennuyeur ennuyé de se rendre à la frontière mexicaine, à Ciudad Juarez par exemple, où plus de 1400 personnes ont été tuées depuis le début de l’année. Non, ils n’étaient pas tous des criminels happés dans des règlements de compte. Parmi les victimes de l’assuétude cocaïnée, il y a aussi des journalistes, des membres des forces de l’ordre, de simples citoyens.Il y a aussi un pays qui s'effondre encore plus dans la violence.&lt;br /&gt;Peut-on être progressiste et prendre de la coke? Non.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-4503444458127325540?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/4503444458127325540'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/4503444458127325540'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/09/retour-dune-suite-de-missions-letranger_29.html' title='L&apos;ennuyé ennuyeux'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-6946344998109754587</id><published>2009-08-13T23:10:00.000-07:00</published><updated>2009-08-14T22:44:24.451-07:00</updated><title type='text'>Bannissons l'anonymat des commentaires internet!</title><content type='html'>Ils s’appellent Winning Tickets, Tanguero, Obedient Servant. Ils pourraient se nommer Grand Maigre ou Petit Gros. Et ils commentent avec beaucoup de parti pris et peut-être de mauvaise foi, un article sur Obama et le Honduras publié sur le site américain Common Dreams.&lt;br /&gt;Qui sont-ils ? Qui représentent-ils ? Le visiteur du site n’a aucun moyen de le savoir. Sauf peut-être s’il signale « un abus » et contacte le responsable du site.&lt;br /&gt;Cette tolérance de l’anonymat sur la planète web est l’une des dérives les plus agaçantes et les plus troublantes du journalisme. Elle rompt avec une tradition qui, dans les « vieux médias », imposait aux responsables du courrier des lecteurs de mentionner le nom et le prénom du correspondant et parfois même de vérifier l’identité de cette personne afin d’éviter cet anonymat si propice non seulement aux insultes et aux insinuations mais aussi aux sottises et aux élucubrations.&lt;br /&gt;L’ouverture des pages Internet à des commentaires protégés par des pseudos est une négation de principes éthiques essentiels du journalisme. La déontologie la plus élémentaire nous rappelle que le recours à l’anonymat doit être exceptionnel et ne se justifie que pour protéger une source qui a requis ce privilège dans le cadre de dossiers d’intérêt public ou pour assurer sa sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une dégradation du forum public&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Cette pratique du « pseudo » contribue par ailleurs le plus souvent à dégrader le discours démocratique. Elle accorde une prime aux extrémistes et aux délateurs et cultive une culture obscène qui rappelle les excès de la presse de caniveau des années d’entre deux-guerres.&lt;br /&gt;Si la liberté de commenter et de critiquer doit être la plus large possible, elle ne peut en aucun cas se faire sous un masque. L’agora démocratique ne peut tolérer des cagoules.&lt;br /&gt;Le moment n’est-il pas venu d’instaurer de nouvelles règles pour les commentaires accueillis sur les sites d’information et en particulier sur ceux des médias « conventionnels » ?&lt;br /&gt;Il ne peut y avoir des « doubles standards » dans le journalisme, l’un pour le média classique, que ce soit un quotidien, une radio ou une télévision, l’autre pour son propre site Web. Car nous sommes bien ici dans la sphère du journalisme et non pas dans celle de la place publique ouverte à tous vents.&lt;br /&gt;Un média qui se réclame du journalisme est un tout et doit respecter les principes du journalisme dans tous ses recoins et sous toutes ses formes. Il doit être prêt, dans cet esprit, à se priver du "trafic" Internet (le mot n'est pas indifférent) créé par ce laxisme dont seuls bénéficient les "commentateurs" les moins fréquentables. J'avoue que parfois je me sens mal d'avoir pour "co-lecteurs" de mes médias favoris ces personnes anonymes qui grognent et grommèlent. D'ailleurs, sont-ils vraiment des "co-lecteurs" ou juste des "chasseurs de primes", sautant d'un média à l'autre juste pour décharger, anonymement, leur Colt.&lt;br /&gt;Ce respect des normes fondamentales devrait permettre de départager, sur Internet, ce qui relève du journalisme et ce qui appartient au forum public.&lt;br /&gt;Hommage donc aux médias qui ont déjà fait ce choix de la transparence. Hommage à leurs « correspondants » qui ont choisi, dans cette jungle, de se présenter sous leur vraie identité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-6946344998109754587?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6946344998109754587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6946344998109754587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/08/bannissons-lanonymat-des-commentaires.html' title='Bannissons l&apos;anonymat des commentaires internet!'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-2534718175304399394</id><published>2009-08-13T05:36:00.000-07:00</published><updated>2009-08-13T05:38:20.941-07:00</updated><title type='text'>Criminels de guerre nazis: la Belgique en catégorie X</title><content type='html'>La Belgique se retrouve parfois en étrange compagnie. Je viens de lire, avec plusieurs mois de retards, le rapport 2009 publié en avril dernier par le Centre Simon Wiesenthal sur l’Opération dernière chance, la campagne menée pour trouver et juger les derniers criminels de guerre nazis.&lt;br /&gt;Et à ma grande surprise, après avoir lu les notes positives sur l’action des Etats-Unis (classés en catégorie A) et sur les initiatives de l’Espagne, de l’Allemagne et de la Serbie (catégorie B), je découvre que la Belgique fait partie de la catégorie X, c’est-à-dire des pays « qui n’ont mené aucune action pour enquêter sur des personnes soupçonnées d’êtres des criminels de guerre nazis durant la période en revue ».&lt;br /&gt;La Belgique est en compagnie de quelques pays respectables, mais aussi à côté de pays qui ont, comme l’Argentine, le Paraguay ou la Bolivie, pas mal de choses à nous raconter sur les milliers d’anciens SS qui trouvèrent refuge sur leurs terres à la fin de la Deuxième guerre mondiale.&lt;br /&gt;Voici le texte exact du rapport.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Category X: Failure to submit pertinent data&lt;br /&gt;Those countries which did not respond to the questionnaire, but clearly did not take any action whatsoever to investigate suspected Nazi war criminals during the period under review.&lt;br /&gt;X: Argentina, Belarus, Belgium, Bolivia, Bosnia-Herzegovina, Brazil, Chile, Colombia, Costa Rica, Czech Republic, France, Great Britain, Luxemburg, Paraguay, Romania,  Russia, Slovakia, Slovenia, Uruguay, Venezuela&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-2534718175304399394?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2534718175304399394'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2534718175304399394'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/08/criminels-de-guerre-nazis-la-belgique.html' title='Criminels de guerre nazis: la Belgique en catégorie X'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-2328954276620677191</id><published>2009-08-09T01:56:00.000-07:00</published><updated>2009-08-09T02:05:03.836-07:00</updated><title type='text'>Le diable est dans les détails...</title><content type='html'>Le diable est dans les détails, dans les lapsus linguae et les paroles à chaud. Samedi, &lt;em&gt;Le Soir&lt;/em&gt; a publié un très intéressant et très inquiétant article de son correspondant à Vienne, Maurin Picard. Le journaliste y décrit les attaques « au fusil, au cocktail Molotov et à la grenade », contre la communauté rom de Hongrie (800.000 personnes sur 10 millions d’habitants). Six Roms ont déjà été assassinés.&lt;br /&gt;Ces actes de terrorisme sont commis par des groupes d’extrême droite, qui se croient tout permis depuis les récentes élections européennes, au cours desquelles le parti ultranationaliste Jobbik a remporté près de 15% des voix.&lt;br /&gt;Le maire d’une petite ville touchée par cette vague de violence s’est dit scandalisé par ces attaques, mais il a eu cette petite phrase qui trahit l’ambiance hongroise dans laquelle se développe le racisme anti-rom. « Nous n’avions jamais eu de tels incidents, a-t-il déclaré. Pas même une gifle n’avait été échangée entre un Rom et un Hongrois ».&lt;br /&gt;Un Rom et un Hongrois ? Mais les Roms de Hongrie ne sont-ils pas hongrois ?&lt;br /&gt;Cette phrase rappelle celle de l’ancien premier ministre français Raymond Barre après l’attentat du 3 octobre 1980 contre la synagogue de la rue Copernic à Paris. « Cet attentat odieux qui voulait frapper les Juifs se trouvant dans cette synagogue a frappé des Français innocents qui traversaient la rue Copernic», avait-il déclaré.&lt;br /&gt;Des Français ? Les Juifs qui fréquentaient cette synagogue n’étaient-ils pas aussi français que Raymond Barre ? Des Français innocents ? Les Juifs étaient-ils par essence coupables ? On apprit bien plus tard que le "centriste" Raymond Barre, si souvent célébré en Belgique pour sa modération toute démocrate-chrétienne, ne trouvait rien à redire contre le collaborateur Maurice Papon, condamné pour crimes contre l'humanité…et qu'il trouvait même des vertus au leader du Front national, Bruno Gollnisch.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et même la BBC&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, le site de la BBC s’est lui aussi laissé piéger par le choix des mots. Relatant une manifestation d’extrême droite à Birmingham qui a débouché sur des bagarres avec des contre-manifestants du Front antifasciste, la BBC note que les « blancs » marchaient contre le « fondamentalisme islamique ».&lt;br /&gt;En reprenant les justifications de ces manifestants, le journaliste leur donne en fait l’avantage sémantique, c’est-à-dire politique, de prétendre qu’ils luttent contre une forme d’extrémisme - et qui ne serait pas contre « le fondamentalisme islamique » ? -, alors que la véritable raison de cette manifestation était de stigmatiser les musulmans en général.&lt;br /&gt;Le diable est dans les détails. Dans "les détails de l'histoire", comme les avait, indignement, définis Jean-Marie Le Pen.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-2328954276620677191?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2328954276620677191'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2328954276620677191'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/08/le-diable-est-dans-les-details.html' title='Le diable est dans les détails...'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-8268666369810505538</id><published>2009-08-01T03:46:00.000-07:00</published><updated>2009-08-01T03:48:55.975-07:00</updated><title type='text'>Les vacances du contre-pouvoir</title><content type='html'>Une trentaine de manifestants le 17 juillet sur la Place de la Liberté pour protester contre l’assassinat de Natalya Estemirova, une centaine de personnes le 25 juillet devant l’ambassade d’Iran : le mouvement des droits de l’Homme éprouve beaucoup de mal à mobiliser lors des mois d’été.&lt;br /&gt;Le système institutionnel fonctionne pourtant, les chercheurs d’Amnesty, de HRW ou de la FIDH réagissent, les dénonciations et les alertes n’attendent pas, mais beaucoup de militants et de sympathisants sont en vacances et les médias, relais essentiels, sont eux aussi en mode estivale.&lt;br /&gt;Les "hommes forts" et leurs hommes de main le savent et c’est en toute connaissance de cause qu’ils choisissent, si possible, de frapper pendant les vacances. Les bureaux des ministères des Affaires étrangères, des parlements, des partis politiques et des mouvements sociaux, sont dépeuplés. « Avec un peu de chance », les experts sont absents et les procédures de décision sont grippées.&lt;br /&gt;Voyez le faible écho qu’a reçu l’arrestation le 24 juillet du défenseur des droits de l’Homme, e Golden Misabiko, en RDC. Ou l’attaque de l’armée nigériane contre une secte « talibane » au cours de laquelle de graves violations des droits de l’homme auraient été perpétrées.&lt;br /&gt;Dans les régimes autoritaires, il n’y a jamais de vacance du pouvoir. Il va falloir dès lors trouver une manière d’éviter la vacance du contre-pouvoir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-8268666369810505538?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8268666369810505538'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8268666369810505538'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/08/les-vacances-du-contre-pouvoir.html' title='Les vacances du contre-pouvoir'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-994939340069713935</id><published>2009-07-31T03:50:00.001-07:00</published><updated>2009-07-31T03:58:06.441-07:00</updated><title type='text'>Obama n'est pas Américain? Le Daily Show démonte la campagne des "birthers"</title><content type='html'>Les médias ultraconservateurs et populistes américains ont l'art (ce terme est trop aimable) de saisir la moindre occasion pour révéler leur racisme et leur niaiserie.&lt;br /&gt;Dernière folie médiatique en date, l'accusation selon laquelle Obama n'aurait jamais montré son certificat de naissance "parce qu'il serait né au Kenya" et "occuperait donc illégalement la Maison Blanche".&lt;br /&gt;L'humour de Jon Stewart, présentateur du Daily Show sur la chaine Comedy Central, est dévastateur. Et il nous livre une belle leçon de journalisme.&lt;br /&gt;Le problème évidemmen est que le Daily Show est regardé par ceux qui, dès le départ, ne croyaient pas à cette fumisterie. Et que les Américains les plus susceptibles de croire au "complot d'un faux Président" se terrent dans les cavernes médiatiques les plus ultras, sur Internet ou sur Fox news.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.alternet.org/media/141685/how_lou_dobbs_scared_rush_limbaugh_off_the_birther_story/?page=2"&gt;http://www.alternet.org/media/141685/how_lou_dobbs_scared_rush_limbaugh_off_the_birther_story/?page=2&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-994939340069713935?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/994939340069713935'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/994939340069713935'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/07/obama-nest-pas-americain-le-daily-show.html' title='Obama n&apos;est pas Américain? Le Daily Show démonte la campagne des &quot;birthers&quot;'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-1586863477610671939</id><published>2009-07-22T12:47:00.001-07:00</published><updated>2009-07-22T12:47:34.772-07:00</updated><title type='text'>La roulette russe</title><content type='html'>L’assassinat de Natalya Estemirova a choqué ceux qui avaient eu le privilège de la rencontrer et surtout ceux qui attendaient tant d’elle, de ses enquêtes, de ses dénonciations, de ses démarches.&lt;br /&gt;Lors du week end, j’ai publié sur le site du CPJ (Committee to Protect Journalists) un article qui avait pour titre « On ne tue pas un sujet en tuant un journaliste ». Et Ron Koven, le représentant à Paris du World Press Freedom Committee, tout aussi choqué que nous tous, a réagi en estimant que les salauds qui ont tué Natalya ne se préoccupaient pas de l’opinion internationale et que finalement le « système » avait obtenu ce qu’il voulait : écarter de la Tchétchénie tous les empêcheurs de tuer en rond.&lt;br /&gt;L’association à laquelle Natalya appartenait, Memorial, a décidé de suspendre ses activités à Grozny. Et dans les médias, la décision d’envoyer quelqu’un en reportage à Grozny ressemble à une véritable roulette russe.&lt;br /&gt;Et pourtant, les tueurs ne pourront crier victoire que si les protestations s’éteignent et que s’installe ce sentiment d’impuissance et d’impunité qui satisfait tant les tyrans.&lt;br /&gt;Les vacances troublent les solidarités : les parlementaires sont en « recess », les journalistes sont en roue libre, les militants prennent du champs.&lt;br /&gt;Il faudra donc qu’en septembre, la rentrée soit forte et déterminée. Le Parlement européen, le Conseil de l’Europe, l’OSCE, doivent être harcelés par tous ceux qui refusent que le crime paie.&lt;br /&gt;L’assassinat de Natalya ne concerne pas que la Russie. Il est un message envoyé par les dictateurs et leurs tueurs à l’ensemble du mouvement des droits de l’homme, partout dans le monde. Si l’impunité règne en Russie, elle prospérera ailleurs. Dans ce monde interconnecté, tout se tient.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-1586863477610671939?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/1586863477610671939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/1586863477610671939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/07/la-roulette-russe.html' title='La roulette russe'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-3492550627375982705</id><published>2009-07-06T12:47:00.000-07:00</published><updated>2009-07-06T12:48:26.905-07:00</updated><title type='text'>Les oubliés de la crise</title><content type='html'>J’ai été touché par une séquence du JT de ce lundi. Lors d’un reportage sur les nouveaux passeports biométriques, un photographe indépendant nous a rappelé que plusieurs milliers de ses collègues ont du fermer boutique à la suite des chambardements technologiques qui ont bousculé leur métier. « Ils sont aussi nombreux que les ouvriers licenciés par Renault Vilvorde », a-t-il ajouté.&lt;br /&gt;Et c’est là que le problème se pose car personne n’a protesté. Il n’y a pas eu de « procédure Renault », il n’y a pas eu de manifestations européennes contre les délocalisations et les pertes d’emplois. Non, il n’y a eu que le silence. Ou plutôt le bruit du volet qui se ferme une dernière fois sur une petite entreprise. Sur une vie. &lt;br /&gt;Le sort des petits indépendants n’intéresse pas beaucoup les milieux progressistes. Les « boutiquiers » sont tous, par principe, par métier, suspects d’être poujadistes, accusés d’être des individualistes et donc responsables de leur propre détresse.&lt;br /&gt;Il n’intéresse pas beaucoup non plus les milieux ultralibéraux : trop petits, trop modestes. On préfère défendre les patrons de banques que les épiciers ou les artisans.&lt;br /&gt;Et si les progressistes commençaient à s’intéresser à ces indépendants « licenciés »?&lt;br /&gt;Contrairement à une certaine vulgate de gauche, le progressisme n’est pas lié au salariat. Il se définit par l’attention qu’il porte aux personnes victimes du système économique, de ses chocs et de ses injustices. Ces milliers d’indépendants méritent notre attention, tout autant que les ouvriers d’Arcelor ou les employés de Fortis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-3492550627375982705?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3492550627375982705'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3492550627375982705'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/07/les-oublies-de-la-crise.html' title='Les oubliés de la crise'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-7216945927450582860</id><published>2009-06-20T22:00:00.001-07:00</published><updated>2009-06-20T22:00:32.050-07:00</updated><title type='text'>Welcome back, David and Tahir!</title><content type='html'>Il n’y a pas que de mauvaises nouvelles. Vendredi, le journaliste du New York Times, David Rohde, et son assistant, le reporter Tahir Ludin, ont réussi à s’échapper à leurs geôliers talibans. Ils avaient été arrêtés le 10 novembre dernier dans les environs de Kaboul et emmenés dans un sanctuaire islamiste, dans le Waziristan, a région nord-ouest du Pakistan.&lt;br /&gt;Après avoir franchi le mur d’enceinte, les deux journalistes ont été aidés par un éclaireur de l’armée pakistanaise qui les a conduits dans une base militaire et de là, ils ont été transférées dans la base américaine de Bagram, en Afghanistan.&lt;br /&gt;Contrairement aux affaires hyper-médiatisées de l’enlèvement de Florence Aubenas ou de Georges Malbrunot et Christian Chesnot, cette prise d’otages est complètement passée sous silence. Le New York Times a estimé en effet que pour assurer la sécurité des deux journalistes, il fallait imposer le secret. Tous les médias et toutes les organisations de défense des journalistes qui avaient été mises au courant, à l’exemple du Committee to Protect Journalists de New York, ont respecté le pacte.&lt;br /&gt;David Rohde est l’un des journalistes américains les plus prestigieux, l’un des plus courageux aussi. Je l’avais rencontré en 1996 dans les bureaux de Human Rights Watch à Bruxelles lorsqu’il enquêtait sur le massacre de Srebrenica. Il venait de quitter le Christian Science Monitor pour rejoindre le New York Times. On lui doit un des livres les plus importants sur la guerre en Bosnie et la passivité des démocraties face au génocide (Endgame : the betrayal and fall of Srebrenica).&lt;br /&gt;Deux fois primé par le Prix Pulitzer, David Rohde est un personnage discret, courtois, qui incarne la meilleure tradition du journalisme américain. Une passion pour la vraie information, c’est-à-dire, selon la célèbre formule d’un patron de presse londonien, pour « cette chose que quelqu’un veut cacher, le reste n’étant que publicité », une réelle audace, une empathie avec les populations broyées par la guerre, un souci de soumettre tous les pouvoirs et en particulier celui de son propre pays au test de la vérité.&lt;br /&gt; Welcome back, David and Tahir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-7216945927450582860?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/7216945927450582860'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/7216945927450582860'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/06/welcome-back-david-and-tahir.html' title='Welcome back, David and Tahir!'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-242914180921641483</id><published>2009-06-15T23:38:00.001-07:00</published><updated>2009-06-15T23:39:24.616-07:00</updated><title type='text'>Ahmanidejad, Chavez et le prolétarisme primaire</title><content type='html'>Les élections en Iran ont fourni une réponse à ceux qui hésitaient encore sur les convictions politiques de Hugo Chavez. Non content d’avoir envoyé ses encouragements au président Ahmadinejad lors de la campagne électorale iranienne, le chef de l’Etat vénézuélien a félicité la « grande victoire » du candidat officiel à l’issue du scrutin. Il a été l’un des seuls dirigeants élus à oser se prononcer dans ce sens. Dis-moi qui sont tes amis, je te dirai qui tu es…&lt;br /&gt;Peut-être va-t-on voir Daniel Ortega prêter lui aussi son appui au tyran de Téhéran. Le président « sandiniste » du Nicaragua ne rate aucune occasion pour donner à la gauche une mauvaise réputation. Surveillons aussi les envois de fleurs de Corée du Nord et de Birmanie.&lt;br /&gt;Une certaine gauche va-t-elle enfin ouvrir les yeux et cesser de confondre le populisme et l’anti-américanisme avec le progressisme ? Bien sûr, le « petit peuple » iranien semble préférer Ahmadinejad à Moussavi, mais ce « prolétarisme primaire » a déjà donné à l’histoire une belle cohorte de satrapes, des S.A. aux GIA..&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-242914180921641483?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/242914180921641483'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/242914180921641483'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/06/ahmanidegad-chavez-et-le-proletarisme.html' title='Ahmanidejad, Chavez et le prolétarisme primaire'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-7318606045843083336</id><published>2009-06-08T04:03:00.000-07:00</published><updated>2009-06-08T04:04:00.946-07:00</updated><title type='text'>Libérez Laura Ling et Euna Lee!</title><content type='html'>Laura Ling et Euna Lee, les deux journalistes américaines arrêtées en mars dernier par des garde-frontières nord-coréens, viennent d’être condamnées à 12 ans de travaux forcés par un tribunal de Pyongyang.&lt;br /&gt;Ces deux reporters de Current TV, la chaîne de télévision fondée par l’ancien vice-président Al Gore, sont les victimes expiatoires du durcissement des relations entre les Etats-Unis et la Corée du Nord et elles pourraient bien servir de « monnaie d’échange » dans le bras de fer « nucléaire » qui se déroule actuellement entre l’Etat ermite et le reste du monde.&lt;br /&gt;Laura Ling et Euna Lee enquêtaient sur l’exode de citoyens nord-coréens en direction de la Chine, un sujet tabou en Corée du Nord. Accusés « d’actes hostiles » et d’entrée illégale, rien ne prouve, toutefois, qu’elles aient franchi la frontière entre les deux pays. Le procès s’est déroulé sans la présence d’observateurs étrangers.&lt;br /&gt;Comment contribuer à leur libération ? Le Département d’Etat, assisté par l’ambassade de Suède, a multiplie les démarches, mais il semble bien que le régime de Kim il Jung, engagé dans une délicate phase de succession, cherche à susciter la visite d’une haute personnalité américaine pour négocier leur mise en liberté. Certains ont évoqué un voyage d’Al Gore, mais son entourage n’a pas confirmé.&lt;br /&gt;Peser sur un régime fermé est l’un des défis les plus difficiles pour les organisations de défense des droits de l’Homme. Pyongyang apparaît inatteignable et insensible à toutes les demandes humanitaires.&lt;br /&gt;Il serait peut-être judicieux dès lors de demander aux « amis de la Corée du Nord » de se mobiliser. Dans la plupart des pays européens, en effet, des associations se sont constituées pour défendre les points de vue de Pyongyang. Certains de ces « amis » appartiennent même à des organisations sociales et des partis politiques établis. C’est le moment de leur demander des comptes.&lt;br /&gt;Vous pouvez écrire par exemple à &lt;a href="mailto:info@korea-is-one.org"&gt;info@korea-is-one.org&lt;/a&gt; , un groupe présent notamment en France, en Belgique et en Suisse. Ou encore contacter l’Association d’amitié franco-coréenne, au +33 (0)1 40950510 ou à &lt;a href="mailto:amitiefrancecoree@gmail.com"&gt;amitiefrancecoree@gmail.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sans oublier le Comité international de liaison pour la réunification et la paix en Corée (CILRECO), présidé par l’ancien sénateur-maire communiste d’Antony, André Aubry, et géré par le secrétaire général Guy Dupré.&lt;br /&gt;Le site du CILRECO mentionne, parmi ses membres belges Willy Burgeon, président de la section PS de Leval-Trahegnies et ancien président honoraire du Parlement wallon, qui fut fameusement « piégé » par l’émission Striptease en 2000, et Paulette Pierson-Mathy, professeur honoraire à l’Université libre de Bruxelles et, récemment, membre fondatrice du Tribunal Russel sur la Palestine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-7318606045843083336?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/7318606045843083336'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/7318606045843083336'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/06/liberez-laura-ling-et-euna-lee.html' title='Libérez Laura Ling et Euna Lee!'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-3869798984787180118</id><published>2009-05-30T02:24:00.000-07:00</published><updated>2009-05-30T02:35:51.687-07:00</updated><title type='text'>Casse-toi, pauv' canon!</title><content type='html'>« L’homme de la place Tienanmen », seul face à une colonne de tanks. Cette photo a fait le tour du monde et elle incarne, plus encore que la « déesse de la démocratie », le printemps démocratique chinois de 1989 et son écrasement dans le sang par l’armée rouge.&lt;br /&gt;Le sinologue et journaliste français Adrien Gombeaud vient de consacrer un excellent livre à cet homme, à ce soldat inconnu de la démocratie, dont on ignore aujourd’hui encore le sort qui lui fut réservé après son extraordinaire face à face, le 5 juin 1989, avec les chars de Deng Xiao Ping (&lt;em&gt;L’homme de la place Tienanmen&lt;/em&gt;, Editions du Seuil, collection Médiathèque, mai 2009, 121 pages).&lt;br /&gt;L’homme à la chemise blanche et aux sacs en plastic intervient à la fin de l’opération de « nettoyage » effectuée par l’armée rouge. Après l’intervention des tanks contre les tentes plantées sur la place et après les massacres qui se sont déroulés dans les rues adjacentes, dans d’autres quartiers de Pékin, et dans d’autres villes chinoises. Avant la « normalisation », les procès et les condamnations.&lt;br /&gt;C’est un immense et désespéré « casses-toi, pauv’con » qu’il adresse aux camarades tankistes, des « appelés » venus des provinces et persuadés par la propagande officielle qu’ils se trouvaient devant des hordes de traîtres contre-révolutionnaires et anti-chinois.&lt;br /&gt;Comme le signale l’auteur, le pouvoir aurait pu dégager la place à l’auto-pompe. Non, il fallait faire usage d'une force disproportionnée, il fallait casser, briser, tuer, pour que la population comprenne qu’il était interdit de défier le pouvoir. Le peuple chinois, éternel sujet, devait rentrer dans le rang et accepter la nouvelle voie indiquée par le parti communiste : la prospérité sans la liberté, la croissance sans l’égalité.&lt;br /&gt;Cet « homme » est la dernière figure de la rébellion. Et son geste « fou » est devenue un emblême parce qu’il incarne à la fois la fin d’un rêve, le climax d’une tragédie et le début d’une longue traversée du désert.&lt;br /&gt;L'"homme" est devenu une icône parce qu'il réveille des symboliques chinoises, celles de la personne sacrifiée, mais aussi universelles, le héros seul, David devant Goliath.&lt;br /&gt;« Retourne chez toi, casse-toi », semble-t-il dire au tankiste. Et celui-ci, qui est le deuxième acteur de la photo, hésite, tente de le contourner. Ce jour-là, sur l’immense avenue qui borde la place Tienanmen, deux hommes se regardent, se toisent et respectent leur commune humanité, l’un par sa colère, l’autre par son esquive. Il y a un deuxième homme sur la place Tienanmen, dont on ne connaît pas le nom ni le sort et qui, pendant quelques instants, ne remplit pas l'ordre qui lui a été donné, fait un acte de désobéissance et contribue ainsi à cette extraordinaire et inoublibale choréographie de la liberté.&lt;br /&gt;Dans ce très beau livre, Adrien Gombeaud rappelle aussi qu’il y eut cinq regards sur cet « homme face aux chars ». Quatre journalistes et un caméraman de CNN qui, tous, auraient voulu être le seuls à « signer » cette photo historique.  Et qui, tous, sont restés marqués, dans un étonnat anonymat, par cet "instant décisif, comme l'aurait Henri Cartier-Bression, de la photo qui devient davantage que le reflet de la réalité pour créer son propre univers.&lt;br /&gt;La réflexion de l'auteur sur ces images de Tienanmen rappellent l’importance du journalisme dans la mémoire collective des événements du monde. Comme le signale Simon Leys, implacable décrypteur des illusions et des fabrications du communisme chinois, « Pour les communistes chinois, écrit-il, le massacre a toujours constitué une méthode de gouvernement…La seule nouveauté des massacres, c’est qu’ils se sont déroulés sous les yeux de la presse et de la télévision étrangères ».&lt;br /&gt;Un livre, bien écrit, cultivé. A lire. Pour mieux approcher cet « homme seul » qui, pendant quelques secondes, représenta la Chine de la dignité et qui, aujourd’hui, appartient à l’éternité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-3869798984787180118?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3869798984787180118'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3869798984787180118'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/05/casse-toi-pauv-canon.html' title='Casse-toi, pauv&apos; canon!'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-6698416591506619811</id><published>2009-05-27T07:08:00.000-07:00</published><updated>2009-05-27T07:15:58.235-07:00</updated><title type='text'>Le contrôle au faciès: illégal et inefficace, selon un rapport de l'Open Society Institute</title><content type='html'>Une nouvelle étude de l'Open Society Institute démontre que la police en Europe cible excessivement les minorités et que ces méthodes de "contrôle au faciès", appelées "profilage ethnique ou religieux", utilisées notamment dans le cadre de la lutte antiterroriste, non seulement violent les lois sur la non-discrimination, mais sont carrément inefficaces et contreproductives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en savoir plus:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contact:  Luis Montero, +44 (20) 70311704, +44 (77) 98737516, &lt;a href="mailto:luis.montero@osf-eu.org"&gt;luis.montero@osf-eu.org&lt;/a&gt; (Europe)&lt;br /&gt;               Rachel Hart, +1 (212) 548-0378, +1 (917) 543-1126, &lt;a href="mailto:rhart@sorosny.org"&gt;rhart@sorosny.org&lt;/a&gt; (Etats-Unis)&lt;br /&gt;                                   &lt;br /&gt;Bruxelles, 27 mai 2009. Le recours généralisé aux stéréotypes ethniques et religieux par les forces de l’ordre en Europe entravent les efforts visant à combattre la criminalité et le terrorisme, révèle un rapport publié aujourd’hui par l’Open Society Justice Initiative.&lt;br /&gt;Ce « profilage ethnique » se manifeste le plus souvent dans la sélection des personnes que la police interpelle, interroge, fouille et, parfois, arrête. Or, rien ne prouve que le profilage ethnique prévienne réellement le terrorisme ou diminue les taux de criminalité.&lt;br /&gt;« Trop de responsables gouvernementaux confondent la sécurité avec un contrôle sévère des communautés minoritaires par la police», a déclaré James A. Goldston, directeur exécutif de l’Open Society Justice Initiative. « A l’approche des élections pour le Parlement européen, le monde politique devrait dénoncer le profilage ethnique et plaider pour une plus grande collaboration entre les minorités et la police ».&lt;br /&gt;Partout en Europe, les minorités et les communautés immigrées font état d’un traitement discriminatoire de la part de la police. Recourant à des fouilles massives de données ou à des contrôles d’identité intimidants, le profilage ethnique est plus souvent une opération de relations publiques qu’une réponse véritable à la criminalité. Le rapport décrit un recours généralisé à cette pratique en Allemagne, en France, en Italie; aux Pays-Bas et dans d’autres Etats membres de l’UE.&lt;br /&gt;« En se fondant sur l’apparence physique comme d’un code qui révélerait une propension au crime, le profilage ethnique inverse la présomption d’innocence », a ajouté James A. Goldston. « Les tactiques actuelles non seulement aliènent les communautés dont la coopération est la plus essentielle, elles sapent également les efforts de la lutte anti-terroriste partout en Europe. Heureusement, de bien meilleures alternatives existent ».&lt;br /&gt;En 2006-2007, l’Open Society Justice Initiative a coopéré avec la police municipale de Fuenlabrada, une ville située à la périphérie de Madrid, dans le cadre d’un projet pilote qui a obtenu d’excellents résultats en évitant le recours au profilage ethnique. Au cours d’une période de six mois, la police de Fuenlabrada a réduit de moitié ses interpellations, notamment parmi les personnes issues de groupes minoritaires, et elle a accru de 6 à 28% le nombre d’interpellations qui ont permis de découvrir un crime ou une autre infraction. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Open Society Justice Initiative, un programme opérationnel de l’Open Society Institute, mène des activités de réforme juridique fondées sur la protection des droits humains et contribue au développement des capacités juridiques en vue de promouvoir des sociétés ouvertes dans le monde entier. Cette initiative a recours à des procédures légales, au plaidoyer juridique, à l’assistance technique et à la diffusion des connaissances afin de progresser dans les secteurs prioritaires suivants : la lutte contre la corruption, l’égalité et la citoyenneté, la liberté d’information et d’expression, la justice internationale, et la justice pénale nationale. Elle dispose de bureaux à Abuja, Budapest, Londres, New York et Washington DC.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.justiceinitiative.org/"&gt;www.justiceinitiative.org&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-6698416591506619811?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6698416591506619811'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6698416591506619811'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/05/le-controle-au-facies-illegal-et.html' title='Le contrôle au faciès: illégal et inefficace, selon un rapport de l&apos;Open Society Institute'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-7666199312513077907</id><published>2009-05-20T12:26:00.000-07:00</published><updated>2009-05-20T12:29:11.302-07:00</updated><title type='text'>Birmanie: rendez vous à Beijing et New Delhi</title><content type='html'>L’administration Obama avait annoncé il y a quelques semaines qu’elle avait l’intention de revoir sa politique à l’égard de la Birmanie, jugeant que le recours à l’isolement et aux sanctions n’avait débouché sur aucun résultat concret.&lt;br /&gt;Les organisations de défense des droits de l’homme s’étaient inquiétées de cette annonce et avaient argumenté que les généraux birmans allaient interpréter tout changement comme une licence pour continuer à opprimer et à réprimer.&lt;br /&gt;Le procès surréaliste intenté à Aung San Suu Kyi est venu clore un débat qui s’annonçait très difficile entre le nouveau président américain et le « lobby des droits de l’homme ». En s’en prenant de nouveau à la chef de file de l’opposition démocratique, la Junte a démontré qu’elle n’a pas du tout l’intention d’ouvrir la scène politique birmane parce qu’elle n’a pas du tout l’intention d’ouvrir un dialogue avec la communauté internationale.&lt;br /&gt;Les militaires birmans sont persuadés en effet que cette « communauté » ne représente qu’une frange du monde, essentiellement des pays occidentaux qu’il est facile de stigmatiser sous l’accusation d’impérialisme et d’occidentalisme et qui ne constituent pas des acteurs essentiels à la survie de leur régime.&lt;br /&gt;La Junte dispose de sa propre autonomie financière, grâce aux royalties des firmes pétrolières (dont Total) et aux revenus retirés de trafics en tout genre. Elle est protégée également par la Chine, puissance désormais dominante dans la région, mais aussi par l’Inde, beaucoup plus discrète mais tout aussi compromise.&lt;br /&gt;Ces deux pays sont aujourd’hui ciblés par les organisations de défense des droits de l’homme. Toutefois, le travail de plaidoyer qu’elles mènent à l’intention des gouvernements démocratiques censés relayer leurs protestations auprès de la Chine et de l’Inde est insuffisant. Il s’agit désormais de promouvoir à l’intérieur de ces deux pays une « base » constituée de groupes et d’individus « nationaux » qui plaident pour une politique étrangère plus « éthique ».&lt;br /&gt;Plus facile en Inde où le système démocratique permet la liberté des médias et l’action de la société civile, cette approche n’est pas impossible en Chine. Elle passe notamment par la multiplication des contacts avec les centres d’études politiques ou stratégiques basés en Chine, qui sont conscients des risques de backlash (retour de bâton) pour la Chine si la politique extérieure de Beijing se confond avec le pillage des ressources naturelles d’un pays ou la caution accordée à ses tyrans. Déjà, des experts chinois se sont dits préoccupés par les rancoeurs auxquelles doivent faire face les investisseurs et travailleurs chinois en Afrique, accusés de concurrence déloyale et de « prédation ».&lt;br /&gt;Les milieux de la diaspora chinoise sont aussi des acteurs importants car ils sont sensibles à la nécessité de promouvoir une image positive de leur « mère-patrie » à l’extérieur de ses frontières.&lt;br /&gt;Face à l’intransigeance des « royaumes ermites », comme la Birmanie, l’enjeu chinois est de plus en plus crucial. Et il requiert que les défenseurs des droits de l’homme développent des stratégies appropriées.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-7666199312513077907?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/7666199312513077907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/7666199312513077907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/05/birmanie-rendez-vous-beijing-et-new.html' title='Birmanie: rendez vous à Beijing et New Delhi'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-4609702173816536879</id><published>2009-05-09T05:31:00.000-07:00</published><updated>2009-05-09T05:32:14.000-07:00</updated><title type='text'>Des journalistes contre la liberté</title><content type='html'>Les célébrations sont terminées, les discours sont parqués sur les disques durs. Rendez-vous au 3 mai de l’année prochaine, autre ville, mêmes participants, même heure.&lt;br /&gt;La journée internationale de la liberté de la presse est un moment privilégié pour les organisations de défense de la liberté d’expression et, surtout, pour les journalistes de pays autoritaires qui s’y voient reconnus et célébrés.&lt;br /&gt;Mais cette communion solennelle des vertueux et des preux ne doit pas nous faire oublier qu’il y a des journalistes ennemis de la liberté qui appuient et justifient la répression et la censure.&lt;br /&gt;Le hasard a voulu que je lise, à l’approche de cette date symbolique du 3 mai, l’extraordinaire enquête du journaliste écrivain Francisco Goldman sur l’assassinat en 1998 de Mgr Gerardi, évêque de Guatemala et figure de proue de la lutte pour les droits de l’homme. Son livre The Art of Political Murder, considéré comme l’un des meilleurs du genre et salué par l’ensemble de la critique littéraire, ne dénonce pas seulement les réseaux occultes enkystés au sein des services de police et de renseignements d’une prétendue « démocratie » rongée par l’arbitraire et l’impunité. Il jette également un regard cru sur les manipulations et la malfaisance de médias et de journalistes qui ont choisi le camp des assassins.&lt;br /&gt;         La défense de la liberté de la presse s’exerce au bénéfice de tous les journalistes, que l’on partage ou non leurs points de vue, mais elle ne doit pas empêcher de juger avec sévérité les dérives de certains journalistes qui se comportent comme des sténographes de pouvoirs autoritaires ou de camarillas meurtrières.&lt;br /&gt;Il y a bien sûr des journalistes condamnés par (presque) tous : les brailleurs génocidaires de Radio Télévision des Mille Collines au Rwanda en 1994, les caporaux des radiotélévisions officielles lors des guerres balkaniques. Mais le monde de la « grande presse » comporte aussi des éditorialistes, des éditeurs, des reporters qui ne souffrent pas de cet opprobre alors qu’ils manipulent l’information en faveur des dictatures, qu’ils diffament les démocrates et qu’ils cautionnent les attaques contre les journalistes « insolents ».&lt;br /&gt;« Nous sommes dans la même profession, mais nous ne faisons pas le même métier », avait déclaré fameusement l’ex-rédacteur en chef du Monde et fondateur du site Mediaparts, Edwy Plenel. Du journal chilien Mercurio qui défendit la dictature du général Pinochet à la presse nationaliste turque, des journaux français qui, durant la guerre d’Algérie, défendirent la torture, aux éditorialistes américains qui, après le 11 septembre, accusèrent de trahison leurs collègues les plus indépendants, la profession compte un bon nombre de gens qui, chaque jour, trahissent ses principes les plus fondamentaux.&lt;br /&gt;La journée du 3 mai ne devrait pas seulement célébrer la liberté de la presse, elle devrait réserver ses louanges aux plumes de la liberté et à eux seuls. Elle devrait rompre avec le corporatisme en osant dénoncer ceux qui exhibent leurs cartes de presse pour mieux cacher la muselière qu’ils veulent imposer à leurs collègues mal-pensants.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-4609702173816536879?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/4609702173816536879'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/4609702173816536879'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/05/des-journalistes-contre-la-liberte.html' title='Des journalistes contre la liberté'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-479744632056150215</id><published>2009-04-18T02:02:00.000-07:00</published><updated>2009-04-18T02:03:43.848-07:00</updated><title type='text'>Violence sexuelle au sein des forces armées U.S.</title><content type='html'>Helen Benedict vient de publier un livre choc, un livre choquant, sur la violence sexuelle dont sont régulièrement victimes les femmes qui servent dans les forces armées américaines en Irak.&lt;br /&gt;Basé sur l’interview de 40 femmes, son essai - &lt;em&gt;The Lonely Soldier : The Private War of Women Serving in Iraq&lt;/em&gt; - décrit une atmosphère angoissante de harcèlements, d’attouchements et de viols.&lt;br /&gt;Sur ces 40 femmes interrogées, 28 ont été harcelées sexuellement, agressées ou violées.&lt;br /&gt;Ces chiffres expriment mal les souffrances rencontrées par ces femmes le plus souvent isolées au sein d’unités largement dominées par les hommes. Les « incidents » sont rarement rapportés aux autorités et les coupables encore plus rarement inquiétés. « Je crains davantage mes compagnons d’armes que les tirs de mortiers », déclare l’une des femmes interviewées.&lt;br /&gt;Selon des études officielles, 30% des femmes militaires ont été violées durant leur temps de service, 71% ont été sexuellement agressées et 90% ont été victimes de harcèlement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Helen Benedict est journaliste, écrivain et professeur à l’Ecole de journalisme de l’Université de Columbia (New York). Son livre est publié chez Beacon Press.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-479744632056150215?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/479744632056150215'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/479744632056150215'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/04/violence-sexuelle-au-sein-des-forces.html' title='Violence sexuelle au sein des forces armées U.S.'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-6730924162805152755</id><published>2009-04-15T23:23:00.000-07:00</published><updated>2009-04-15T23:37:54.392-07:00</updated><title type='text'>Etats-Unis: au secours, les néo-nazis reviennent</title><content type='html'>Le Département de la sécurité intérieure des Etats-Unis (l'entité chargée de lutter en particulier contre le terrorisme) s’attend à une résurgence des groupes d’extrême droite. Une note récemment publiée par son Bureau de renseignement et d’analyse (DHS/I&amp;amp;A) estime que plusieurs facteurs pourraient créer un terreau propice aux opérations de recrutement de l’extrême droite : la crise économique avec son cortège de pertes d’emploi, de faillites et de saisies immobilières ; l’élection du premier président afro-américain ; le retour d’anciens combattants bien entrainés de la guerre d’Irak ; des tentatives gouvernementales de restreindre la vente d’armes à feu, suite aux récents massacres et à l’explosion de violence liée au trafic de drogue dans les Etats frontaliers du Mexique.&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;Si le Department of Homeland Security ne décèle aucun signe d’attentats imminents, il note une augmentation des achats et stockages d’armes ainsi qu’une participation accrue aux exercices d’entrainement organisés par des groupes paramilitaires.&lt;br /&gt;Le service de renseignement rappelle que la situation actuelle ressemble à celle qui avait prévalu lors de la crise économique des années 90 et qui avait débouché notamment sur l’attentat terroriste d’Oklahoma City, perpétré par un membre d’une organisation d’extrême droite.&lt;br /&gt;Ces facteurs, note le département, pourraient « déboucher sur l’émergence potentielle de groupes terroristes ou d’extrémistes isolés capables de mener à bien des attaques violentes ».&lt;br /&gt;Peu présente sur la scène politique conventionnelle dominée par les deux grands partis Démocrate et Républicain, l’extrême droite dispose toutefois de groupes très bien organisés qui gravitent autour de « partis de la suprématie blanche », de mouvements racistes et de clubs de propriétaires d’armes à feu.&lt;br /&gt;L’analyse des « conversations Internet » de l’extrême droite indique que trois groupes risquent d’être particulièrement visés : la communauté juive, cible traditionnelle des néo-nazis américains, accusée d’être à l’origine de la crise de Wall Street ; la communauté noire en raison de la présence de Barack Obama à la Maison Blanche ; les immigrés, en particulier les Mexicains, accusés de « prendre le boulot des Américains ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La thèse du grand complot&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;S’il y a lieu de faire la différence entre les milieux conservateurs, notamment au sein de la mouvance chrétienne, et l’extrême droite, cette dernière chercherait aussi à mobiliser autour de « questions éthiques », comme la libéralisation de l’avortement et la reconnaissance des droits des homosexuels.&lt;br /&gt;La profondeur de la crise économique attiserait par ailleurs les groupes « conspirationnistes » qui prédisent depuis des années l’effondrement des Etats-Unis et la chute de leur pays dans une guerre sociale et raciale totale. Cette paranoïa est renforcée par la montée en puissance de pays comme la Chine, le Brésil ou la Russie. Certains extrémistes estiment même que ce "déclin américain" est favorisé par des groupes et des personnes « cosmopolites » infiltrées au sein du gouvernement américain.&lt;br /&gt;L'alerte est sérieuse: le Bureau de renseignement et d’analyse ajoute qu'Internet a rendu plus facile non seulement le cryptage des communications mais aussi l’acquisition de données sur la fabrication d’armes, les tactiques militaires ou l’identification des cibles. Il relève également que des groupes extrémistes néo-nazis, skinheads, se sont engagés au sein des forces armées américaines « pour y apprendre l’art de la guerre ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir le document: Rightwing Extremism: Current Economic and Political Climate Fueling Resurgence in Radicalization and Recruitment.&lt;br /&gt;Etats-Unis : danger extrême-droite&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.fas.org/blog/secrecy/2009/04/rightwing_extremism.html"&gt;http://www.fas.org/blog/secrecy/2009/04/rightwing_extremism.html&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-6730924162805152755?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6730924162805152755'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6730924162805152755'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/04/etats-unis-au-secours-les-neo-nazis.html' title='Etats-Unis: au secours, les néo-nazis reviennent'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-3563630178985540000</id><published>2009-04-15T09:42:00.000-07:00</published><updated>2009-04-15T09:46:06.173-07:00</updated><title type='text'>Grotius.fr, un site spécialisé dans les médias et l'humanitaire</title><content type='html'>Un nouveau média en ligne vient de paraître. Spécialisé dans les questions humanitaires et leur couverture médiatique, grotius.org, est dirigé par Jean-Jacques Louarn, rédacteur en chef Afrique de Radio France Internationale.&lt;br /&gt;Parmi les collaborateurs de ce site, Stéphane Hessel, Michel Agier...et Jean-Paul Marthoz&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.grotius.fr/node/152"&gt;http://www.grotius.fr/node/152&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-3563630178985540000?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3563630178985540000'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3563630178985540000'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/04/grotiusfr-un-site-specialise-dans-les.html' title='Grotius.fr, un site spécialisé dans les médias et l&apos;humanitaire'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-6939197829014193659</id><published>2009-04-14T02:49:00.000-07:00</published><updated>2009-04-14T02:53:38.131-07:00</updated><title type='text'>Washington -La Havane: ça bouge!</title><content type='html'>Chose promise, chose faite. En lever de rideau de sa « semaine latino-américaine » qui le conduira à Trinidad y Tobago pour le Sommet des Amériques et au Mexique, le président Obama a annoncé une série de mesures qui touchent au dossier hyper-sensible de Cuba et rompent avec la politique de l’administration Bush.&lt;br /&gt;Désormais, les citoyens américains d’origine cubaine pourront voyager et dépenser sans restriction sur l’île. Les limites imposées aux transferts d’argent destinés aux familles résidant à Cuba sont également levées.&lt;br /&gt;Barack Obama prépare par cette mesure son entrée en scène au Sommet de l’OEA (Organisation des Etats Américains) prévu du 17 au 19 avril à Trinidad y Tobago, dans la mer des Caraïbes. Cette réunion quadri-annuelle marque le premier contact du nouveau président américain avec l’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernement de la région, à l’exception du président cubain Raul Castro, dont le pays a été exclu de l’OEA en 1962.&lt;br /&gt;Même si nombre de gouvernements latino-américains, à l’instar de la Colombie, du Mexique ou du Pérou, n’ont pas guère de sympathie idéologique pour le régime castriste, les dirigeants du sous-continent estiment qu’il est temps pour les Etats-Unis de normaliser leurs relations avec La Havane et de reconnaître le « pluralisme » politique dans le cadre des relations interaméricaines. Le « virage à gauche » de l’Amérique latine a renforcé cette volonté de mettre un terme à l’ « anormalité » de l’exclusion de Cuba des institutions interaméricaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un renvoi d'ascenseur?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La voie est étroite, toutefois, pour Obama. L’Amérique latine attend une véritable normalisation, c’est-à-dire la levée de l’embargo américain, et l’instauration de relations diplomatiques complètes entre les deux pays. Or, pour des raisons essentiellement d’ordre intérieur, l’administration démocrate ne s’estime pas en mesure d’adopter à ce jour une politique aussi audacieuse. Même si la communauté cubaine exilée est désormais divisée sur l’attitude à adopter et la méthode à suivre à l’égard du régime castriste, la question de la démocratie à Cuba reste au cœur du débat et le président démocrate ne peut pas se permettre d’être dénoncé comme un « bradeur  des libertés ».&lt;br /&gt;En d’autres termes, dans d’influents milieux des Etats-Unis, l’assouplissement des relations est perçu non pas comme une simple reconnaissance de la souveraineté cubaine et du régime castriste, mais bien comme un changement de méthode afin d’arriver au même objectif immuable : la libéralisation politique et, à terme, la fin du règne communiste.&lt;br /&gt;A Cuba, la plupart des dissidents ont exprimé leur appui aux mesures adoptées par Barack Obama car ils y voient, en premier lieu, l’occasion d’améliorer la situation familiale et financière de nombreux Cubains. Mais ils en attendent surtout une pression accrue sur le gouvernement castriste afin que celui-ci réponde par un geste de conciliation aux avances de Washington.&lt;br /&gt;Raul Castro va-t-il se sentir obligé de libérer des prisonniers politiques ou de lever à son tour certaines des nombreuses restrictions qui encadrent la vie des Cubains ? Si rien ne se passe, Barack Obama aura du mal à poursuivre sur la voie de la détente car il sera soumis au tir de barrage de la droite américaine qui a fait de Cuba l’un de ses sujets phares, à l’instar de l’appui accordé à l’Etat d’Israël.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-6939197829014193659?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6939197829014193659'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6939197829014193659'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/04/washington-la-havane-ca-bouge.html' title='Washington -La Havane: ça bouge!'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-8955014050050461367</id><published>2009-04-07T01:26:00.000-07:00</published><updated>2009-04-07T01:32:55.346-07:00</updated><title type='text'>Obama rime avec Cuba</title><content type='html'>Le détroit de Floride se rétrécit. Depuis l’arrivée d’Obama à la Maison Blanche, les Etats-Unis et Cuba semblent vouloir établir leurs tumultueuses relations sur d’autres bases que l’idéologie et la confrontation.&lt;br /&gt;Lundi, une délégation parlementaire étatsunienne était à La Havane où elle s’est entretenue avec le président Raul Castro. Quelques jours plus tôt, un projet de loi avait été déposé au Congrès avec l’appui de parlementaires démocrates et républicains en vue de restaurer le droit des citoyens américains à se rendre librement à Cuba. Début mars, le Congrès avait déjà voté en faveur de la levée des restrictions imposées par l’administration Bush qui entravaient la visite des Cubains-américains sur l’île et le transfert d’argent à leurs familles.&lt;br /&gt;S’approcherait-on de la levée de l’embargo, du « blocus » comme le dénonce avec quelque outrance, le gouvernement cubain ? Les pressions se font de plus en plus insistantes en effet afin de convaincre Washington de mettre un terme à une politique imposée 47 ans plus tôt au moment de la Guerre Froide.&lt;br /&gt;En fait, l'embargo au lieu d'isoleer Cuba a fini par isoler Washington. Depuis plusieurs années, aux Nations Unies, l’ensemble des Etats-membres demandent régulièrement la fin de l’embargo, une résolution rejetée uniquement par 3 pays, les Etats-Unis, Israël et les îles Palau.&lt;br /&gt;Les organisations de défense des droits de l’homme comme Human Rights Watch ou Amnesty International appuient également cette demande, en estimant que l’embargo est non seulement à l’origine de violations de droits humains (liberté de circulation, liberté d’expression, accès aux médicaments, etc.), mais aussi qu’il a échoué à favoriser la démocratisation.&lt;br /&gt;Ce camp des adversaires de l’embargo a été renforcé dernièrement par de puissants lobbies économiques qui voient avec agacement leurs concurrents européens, latino-américains, chinois et indiens, s’installer sur l’île. La perspective d’exploitation pétrolière dans les eaux territoriales cubaines a aiguisé leur volonté de normaliser les relations avec La Havane. Pourquoi, argument-ils, ne commerçons-nous pas avec Cuba alors que nous n’avons aucun problème à traiter avec la Chine ou l’Arabie saoudite ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le poids de l'histoire&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Les raisons de ce long blocage sont multiples : elles tiennent à la fois à l’histoire (la victoire castriste fut un coup de tonnerre dans les relations interaméricaines car de pays-colonie américaine, Cuba devint la tête de pont du bloc soviétique dans l’arrière-cour » des Etats-Unis »), à la psychologie (le sentiment d’impuissance de la superpuissance étatsunienne face à ce qui ressemblait à un « moustique des Caraïbes » et la « névrose obsidionale » cubaine alimentée par des années de tentatives de déstabilisation) et à la politique électorale (la communauté cubaine exilée qui fait la pluie et le beau temps dans des Etats importants comme la Floride et le New Jersey bénéficie également d’un large appui au sein des milieux conservateurs américains).&lt;br /&gt;Il ne sera pas donc facile pour le président Obama de détricoter d’un seul coup un demi-siècle de contentieux. Le vice-président Joe Biden l’a réaffirmé lors de sa récente tournée en Amérique latine : pas question de lever l’embargo sans ouverture politique à Cuba.&lt;br /&gt;Si les deux pays semblent souhaiter une normalisation, ils en attendent toutefois des résultats diamétralement opposés. Raul Castro table sur ce scénario pour renforcer son régime communiste, menacé par l’impact de la crise mondiale alors que Barack Obama considère la décrispation comme un levier de la démocratisation.&lt;br /&gt;Les organisations de défense des droits humains font le même pari et il ne pourrait être question pour elles de confondre un nécessaire « engagement » avec un abandon de la « diplomatie de la liberté ».&lt;br /&gt;A suivre donc…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-8955014050050461367?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8955014050050461367'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8955014050050461367'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/04/obama-rime-avec-cuba.html' title='Obama rime avec Cuba'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-4625268871822203500</id><published>2009-03-31T23:32:00.000-07:00</published><updated>2009-04-01T00:34:35.395-07:00</updated><title type='text'>Le décès d'un homme de bien</title><content type='html'>Raul Alfonsin, le premier président démocratique après la brutale dictature militaire qui terrorisa l’Argentine entre 1976 et 1983, est mort à Buenos Aires à l’âge de 82 ans. Chef de file de l’Union civique radicale, partisan de la « gauche du possible », cet homme digne, épris de liberté, attaché à l’Etat de droit, s’opposa courageusement à la Junte militaire durant son règne assassin. Avocat, il prit la défense des militants de gauche enlevés par les sbires du régime.&lt;br /&gt;Arrivé à la Casa Rosada après le choc provoqué par la défaite de l'armée argentine dans la guerre des Malouines (Nda: en 1982, l'invasion des îles Falklands, sous contrôle britannique, démontra que l'armée argentine savait mieux assassiner des civils désarmés que combattre des soldats de sa Majesté), il annula le décret d’auto-amnistie que s’étaient offerts les militaires, il promut la création de la Commission nationale sur les disparus (Conadep) dirigée par l’écrivain Ernesto Sabato. Il amena également les hauts-gradés devant les tribunaux, donnant ainsi un appui exceptionnel à la lutte mondiale contre l’impunité.&lt;br /&gt;Ce démocrate convaincu, cet homme de convictions fortes et d’instincts modérés, fut assailli lors de sa présidence par les puissantes institutions qui avaient permis la dictature : l’armée qui, par l’intimidation prétorienne, le força à passer les lois du Point final et de l’Obéissance due, remettant en cause les poursuites entamées contre les dirigeants et exécutants de la dictature ; l’Eglise catholique qui combattit bien plus sa loi sur le divorce qu’elle ne s’opposa aux tueurs et aux tortionnaires de la Junte.&lt;br /&gt;L’arrêt des jugements fut vivement critiquée à l’époque par les démocrates. Sa politique économique, accablée par le poids de la dette accumulée par la junte, fut confrontée aux protestations attisées par des syndicats péronistes beaucoup moins remuants sous l'ancienne dictature.&lt;br /&gt;Toutefois, l’Argentine démocratique passa très vite l’éponge sur ces « incidents » d’un parcours par ailleurs éminemment respectable.&lt;br /&gt;« Sous son gouvernement, déclarait hier le CELS, l’une des plus importantes organisations de défense des droits humains, le jugement des militaires a marqué une étape décisive dans la lutte pour la justice et la vérité et a représenté un exemple pour le monde entier dans le combat contre les crimes de lèse-humanité ».&lt;br /&gt;« Raul Alfonsin mérite toute notre reconnaissance, a renchéri Estela Carlotto, de l’Association des grands-mères de la Place de Mai. Il nous a écoutées, il a constamment collaboré avec nous pour que nous puissions retrouver la trace de nos enfants et petits-enfants. Aujourd’hui est un jour d’une grande tristesse ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-4625268871822203500?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/4625268871822203500'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/4625268871822203500'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/03/le-deces-dun-homme-de-bien.html' title='Le décès d&apos;un homme de bien'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-2103099609631892375</id><published>2009-03-23T23:58:00.001-07:00</published><updated>2009-03-24T00:04:43.216-07:00</updated><title type='text'>Desmond Tutu sauve l'honneur de l'Afrique du Sud</title><content type='html'>Jusqu’en 1994, l’Afrique du Sud était un Etat paria. Et des millions de personnes de par le monde s’étaient mobilisées pour dénoncer le régime d’apartheid et défendre ceux qui le combattaient.&lt;br /&gt;On aurait pu croire que la « nouvelle Afrique du Sud », dirigée par des hommes politiques issus de cette lutte pour la liberté et la justice, devienne une « patrie des droits de l’Homme ». Hélas, en dépit de la grandeur de Nelson Mandela et de sa contribution exceptionnelle aux combats pour le droit et la dignité, l’Afrique du Sud apparaît depuis des années comme un Etat insensible au sort des victimes de l’oppression ailleurs dans le monde et comme un « monstre froid » soucieux avant tout de ne pas vexer les pays autoritaires avec lesquels il commerce.&lt;br /&gt;Sous Thabo Mbeki, l’Afrique du Sud a protégé la satrapie de Robert Mugabe au Zimbabwe, elle s’est opposée sur la scène internationale à des résolutions demandant une attitude plus résolue de la communauté internationale au Darfour ou en Birmanie.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, Pretoria s’est alignée sur la Chine en refusant un visa d’entrée au Dalai Lama, qui avait été invité à participer à une grande conférence sur la paix, dans la perspective de l’organisation de la Coupe du monde de football en Afrique du Sud en 2010.&lt;br /&gt;Le gouvernement sud-africain a déclaré sans fioritures que la Chine était un partenaire commercial important et qu’il ne fallait pas que le Dalai Lama détourne l’attention de la World Cup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’exemple de Desmond Tutu&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;L’archevêque Desmond Tutu et l’ancien premier ministre F.W. De Klerk se sont désolidarisés de leur gouvernement et ont annoncé qu’ils ne participeraient pas à la conférence. Leur attitude sauve l’honneur de l’Afrique du Sud et la mémoire de ceux qui s’étaient battu pour la liberté et l’égalité.&lt;br /&gt;Le mouvement des droits de l’Homme a pour mission de se battre pour les droits essentiels de tous, même pour ceux qui, demain, après leur libération, violeront ces droits. Il ne garde l’espoir, toutefois, qu’en pensant qu’il n’aide pas seulement des opportunistes, mais aussi des personnalités animées de principes inébranlables.&lt;br /&gt;Desmond Tutu est l’un de ces grands noms. La liberté qu’il a acquise, grâce à ses combats mais aussi grâce à la solidarité internationale, est mise au service des dissidents et des victimes, partout dans le monde. C’est grâce à son exemple qu’on ne peut pas désespérer totalement de l’Afrique du Sud.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-2103099609631892375?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2103099609631892375'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2103099609631892375'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/03/desmond-tutu-sauve-lhonneur-de-lafrique.html' title='Desmond Tutu sauve l&apos;honneur de l&apos;Afrique du Sud'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-4750307991016895748</id><published>2009-03-21T02:52:00.000-07:00</published><updated>2009-03-21T02:53:19.598-07:00</updated><title type='text'>Pauvre Mexique, si près de CNN</title><content type='html'>Pauvre Mexique, si loin de Dieu, si près de CNN. La semaine dernière, le site Internet de la chaîne de télévision américaine n’a relayé que des informations macabres sur cet immense pays de 100 millions d’habitants qui partage 3.200 kilomètres de frontière avec les Etats-Unis.&lt;br /&gt;Les titres se sont succédé comme autant de rafales de mauvaises nouvelles.&lt;br /&gt;Lundi : 7.000 soldats et policiers patrouillent dans la ville de Ciudad Juarez pour restaurer la sécurité.&lt;br /&gt;Mardi : la chambre des représentants américaine s’inquiète du risque de débordement de la violence mexicaine.&lt;br /&gt;Mercredi : le gouverneur du Texas demande que la garde nationale soit déployée le long de la frontière.&lt;br /&gt;Jeudi : un baron mexicain de la coke fait son apparition dans la liste des milliardaires établie par le magazine Forbes.&lt;br /&gt;Vendredi : des ados mexicains, arrêtés à Laredo au Texas, avouent qu’ils sont des tueurs à gages à la solde des narcos mexicains. Samedi : neuf cadavres non identifiés sont trouvés dans un fossé au sud de Ciudad Juarez.&lt;br /&gt;Comme si ces infos ne suffisaient pas, elles sont systématiquement encadrés par un rappel des faits qui renforce l’image d’un pays qui part en vrille. L’année dernière, cette guerre de la drogue a fait 6000 personnes. Un millier de personnes ont été assassinées au cours des premiers 51 jours de 2009. L’année dernière, il avait fallu attendre 113 jours pour atteindre ce score.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assez, Basta !&lt;br /&gt;Le Mexique ne serait-il que cet empilement de cadavres, cet entrelacs de brutalités et de complicités ?&lt;br /&gt;Jeudi dernier, dans un article de Courrier International, l’écrivain Enrique Serna exprimait tout son désarroi face à ce regard borgne. « Depuis que les têtes se sont mises à rouler sur les pistes de danse et que les exécutions en masse de narcotrafiquants, de policiers ou de maçons sont devenues partie intégrante de notre routine quotidienne, écrivait-il, l’image du Mexique s’est effondrée dans l’opinion mondiale ».&lt;br /&gt;Et il ajoutait, s’en prenant aux voyeurs étrangers. « Dans les cercles intellectuels du premier monde, la décomposition de la société mexicaine suscite une curiosité malsaine et exerce un attrait considérable sur nombre d’amateurs de sensations fortes qui en ont assez de vivre dans des endroits où il ne se passe jamais rien, dans ces sociétés européennes où tout est règlementé jusqu'à l’asphyxie ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre Mexique&lt;br /&gt;Comme tout autre pays rétréci par la loi d’airain de l’information, le Mexique voudrait qu’on le regarde autrement. « J’aimerais tant, me confiait un ami mexicain, que le reste du monde, qui fait mine de s’indigner de la barbarie de nos narcos, accorde autant d’attention à ceux qui, chez nous, se battent contre la violence et la corruption ».&lt;br /&gt;Au Mexique, il n’y a pas que des tueurs et des victimes. Empêtrés dans un système où parfois tout s’emmêle - le droit et le crime, les policiers et les braconniers -, des représentants de l’autorité et des magistrats résistent, malgré tous les risques, aux intimidations. Au sein de la société, des milliers d’activistes, de journalistes, dénoncent, agissent. A l’exemple de Lydia Cacho, journaliste à Cancun qui se bat contre les mafias pédophiles ou d’Esther Chavez, qui, depuis des années, à Ciudad Juarez, « la ville où l’on tue les femmes », lutte contre l’impunité.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, désemparés face à tant de violence, des Mexicains cherchent à l’étranger la preuve que ce « pays meilleur » qu’ils incarnent existe bel et bien, qu’il n’est pas une dernière et futile illusion face à la furie qui se déchaîne. « Oublions l’image que vous donnez de nous, demandait Mauricio Tenorio, puisque nous habitons tous ensemble la même maison, hantée par les mêmes fantômes, ensorcelée par les mêmes sortilèges ».&lt;br /&gt;Le reste du monde, les Etats-Unis, en particulier, pourraient aider le Mexique à sortir de cette spirale infernale. Barack Obama a promis d’accroître l’assistance apportée aux forces de l’ordre mexicaine, mais les 400 millions de dollars accordés jusqu’ici font pâle figure face au chiffre d’affaires des narcos, estimé à 15-20 milliards de dollars par an. Shannon O’Neil, du Council on Foreign Relations, soulignait récemment que les Etats-Unis pourraient d’abord « mettre de l’ordre dans leur propre maison », en réduisant leur consommation de drogue, en réprimant sérieusement le blanchiment de l’argent sale et en interdisant la vente d’armes de guerre dans les milliers d’armureries qui se sont installées le long de la très lucrative frontière avec le Mexique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rendre confiance&lt;br /&gt;Toutefois, lorsqu’un pays a atteint un tel niveau de désarroi et de désespérance, ces mesures techniques ne suffisent pas. Il est tout aussi essentiel de redonner confiance à une société qui doute de tout, de rassurer cet Autre Mexique qu’il existe bien. Qu’il n’est pas condamné à se laisser réduire aux stéréotypes dont on l’accable.&lt;br /&gt;La semaine dernière, en faisant du Mexique l’invité d’honneur de la Foire du livre de Paris, la France a fait davantage que rendre hommage à des écrivains exceptionnels, elle a réconforté une nation engagée dans sa lutte pour la dignité et la survie. Elle l’a fait en décrivant un Mexique surgi de l’immense héritage des civilisations aztèque et maya, de l’hymne au métissage, d’un art et d’une littérature qui relient superbement le particulier à l’universel.&lt;br /&gt;Un Mexique qui refuse les fatalités dans lesquelles on l’enferme. « L’homme, l’inventeur des idées et des objets, crée sans cesse des ruines, écrivait en 1993 Octavio Paz. L’univers est innocent, même quand il enterre un continent. Le mal est exclusivement humain. Mais si le mal a fait son nid dans la conscience de l’homme, c’est là aussi que réside le remède. Lutter contre le mal, c’est lutter contre nous-mêmes ».&lt;br /&gt;Quand on renvoie au Mexique cet « autoportrait » qui exalte ses créateurs et ses héros, qui reconnaît aussi la fortitude de l’immense majorité de sa population, on ne travestit pas la réalité. On en reflète des étincellements et des lumières essentiels sans lesquels notre regard serait mutilé et l’avenir du Mexique désespéré.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-4750307991016895748?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/4750307991016895748'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/4750307991016895748'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/03/pauvre-mexique-si-pres-de-cnn.html' title='Pauvre Mexique, si près de CNN'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-815009333385868240</id><published>2009-03-09T10:35:00.001-07:00</published><updated>2009-03-09T10:35:50.388-07:00</updated><title type='text'>Darfour: la danse macabre</title><content type='html'>Les images du président soudanais dansant devant ses supporters à Khartoum et El-Fasher (Darfour) sont un sommet d’indécence. Inculpé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale, le chef de l’Etat soudanais a eu recours à l’arme classique des satrapes et des tueurs : le nationalisme, la dénonciation des comploteurs étrangers, la stigmatisation de l’Occident. Et la plupart des pays africains ou arabo-musulmans ont choisi de le rejoindre dans sa sarabande macabre.&lt;br /&gt;         Dès l’instant où l’accusateur est dénoncé comme un blanc (alors que la CPI est une institution des Nations unies), la victime n’a plus droit à aucun égard. Une partie de l’Afrique officielle défend ainsi le droit des Etats à massacrer, réprimer, violer leurs peuples. Heureusement, quelques illustres Africains ont élevé la voix, et parmi eux, Mgr Desmond Tutu, qui a qualifié l’attitude de l’Union africaine de « honteuse ».&lt;br /&gt;         Le mandat d’arrêt était justifié par les crimes commis au Darfour. Il l’est confirmé par la riposte que lui a opposée le régime soudanais. Non seulement, le président Béchir a mené une brutale campagne de contre-insurrection qui a coûté la vie à des dizaines de milliers de civils (300.000 selon les Nations unies), mais en expulsant les organisations humanitaires, il a pris son peuple en otage. Et il a trouvé des alliés au sein de dizaines d’Etats prêts à dégrader leur souveraineté nationale en réclamant l’immunité pour l’inhumanité.&lt;br /&gt;         .Au delà de ces événements, la communauté internationale devrait aborder de front les doutes et les accusations qui se sont croisés au cours de ce pitoyable épisode. Le fait que la CPI se soit jusqu’ici intéressée à des chefs d’Etat africains pose un réel problème, d’autant plus que certaines diplomaties occidentales protègent leurs ressortissants et ceux de leurs pays amis. La justice doit non seulement être impartiale, mais elle doit aussi paraître impartiale.&lt;br /&gt;         Les rapports entre les organisations de la société civile doivent également être clarifiés. A la tension entre les ONG de paix ou de médiation de conflit et les associations de défense des droits de l’homme s’est ajoutée cette fois la rancœur des groupes humanitaires et médicaux, accusés par Khartoum d’avoir informé la CPI.&lt;br /&gt;         Les malentendus se sont accumulés ces dernières années entre ces différentes organisations, en grande partie parce que leurs mandats sont différents et parfois même concurrents. En partie aussi parce que les membres de ces groupes sont convaincus de la primauté de leur mandat et de la plus grande justesse de leur cause.&lt;br /&gt;         Les conflits auxquels doivent faire face les ONG sont de plus en plus complexes. Les prétentions de représenter des valeurs intangibles s’entrechoquent. Il est temps de mettre autour de la table toutes ces organisations dont l’action est le plus souvent admirable et l’engagement incontestable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-815009333385868240?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/815009333385868240'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/815009333385868240'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/03/darfour-la-danse-macabre.html' title='Darfour: la danse macabre'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-1289700529956992550</id><published>2009-03-02T01:11:00.000-08:00</published><updated>2009-03-02T01:17:29.590-08:00</updated><title type='text'>Foire du Livre de Bruxelles: attention, danger, écrivains au travail</title><content type='html'>Attention, si vous vous rendez à la Foire du Livre, prenez vos précautions, vous pourriez être victimes d’une agression sournoise. Les livres sont dangereux car ils font réfléchir et rêver. Certains même, plus dangereux encore, brisent des tabous, bousculent des convenances, défient des pouvoirs.&lt;br /&gt;Un peu partout, devant ces risques innommables dont il faut protéger le peuple, des ministères de la peur ou des ligues de vertu se mobilisent. A droite, à gauche, des administrations publiques et des associations privées pourchassent inlassablement de leur courroux purificateur des romans et des essais censés diffuser de « mauvaises idées », insulter la nation ou diffamer la religion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Subversif Harry Potter&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les censeurs frappent même au cœur des pays qui proclament leur amour et leur respect de la liberté. Aux Etats-Unis, Harry Potter est mis à l’index dans des bibliothèques locales parce qu’ « il ferait l’apologie de la sorcellerie ». Des chefs d’œuvre et des classiques de la littérature américaine suscitent l’ire des obsédés de l’autodafé. La liste des livres « contestés » ou « interdits » établie par l’Association américaine des bibliothèques est édifiante : Des souris et des hommes de John Steinbeck, Beloved de Toni Morrison, Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll Sorcières de Roald Dahl.&lt;br /&gt;A l’instar des salles de jeu de Wall Street, les tables et les étagères des librairies américaines regorgeraient donc de produits hautement toxiques et certains n’hésitent pas, au fin fond de l’Amérique profonde de la Bible Belt, à brûler les livres. Comme si elle n’avait pas peur du ridicule. En 1929 déjà, la ville de Los Angeles avait interdit les livres de Tarzan car le héros vivait avec Jane sans être unis par les liens du mariage…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les risques de l'écriture&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ces exemples pourraient presque faire sourire car les Etats-Unis disposent de lois libertaires et de puissantes organisations de défense de la liberté d’expression, mais ils dénotent la constance de l’instinct de censure, même au pays du Free Speech et du Premier amendement (célèbre texte de la Constitution américaine qui interdit au Congrès de restreindre la liberté d’expression).&lt;br /&gt;Dans un grand nombre de pays, le risque est beaucoup plus grand que l’exclusion d’une bibliothèque. Etre écrivain signifie courir des risques et prendre des coups, être jeté en prison ou contraint de prendre les routes de l’exil. Comme Taner Akcam, cet historien turc, auteur d’une étude magistrale du génocide arménien (Un Acte Honteux, Denoël, 2008), menacé de mort et condamné à enseigner à l’université du Minnesota. Comme Dejan Anastasijevic, auteur de Out of War, qui a dû fuir la Serbie à la suite des menaces lancées contre lui et sa famille et qui a trouvé à Bruxelles « une ville internationale de refuge ». Comme Liu Xiaobo, ancien président de l’Independent Chinese Pen Center et l’un des auteurs de la Charte 08, un appel au respect de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Il a été arrêté et assigné à résidence par le régime de Pékin.&lt;br /&gt;Le 19 janvier, une vingtaine d’éminents écrivains, parmi lesquels Umberto Eco, Homero Aridjis, Paul Auster, J.M. Coetzee, Michael Ondaatje et Wole Soyinka, ont écrit au gouvernement chinois pour demander la libération de Liu Xiaobo. Des milliers de personnes ont signé une pétition en sa faveur.&lt;br /&gt;Lorsque vous entrerez dans le hall de la Foire du Livre, souvenez-vous que la littérature est, dans certains pays, un acte de courage. Et signez toutes les pétitions qui, on l’espère, circuleront en faveur des écrivains persécutés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-1289700529956992550?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/1289700529956992550'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/1289700529956992550'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/03/foire-du-libre-attention-danger.html' title='Foire du Livre de Bruxelles: attention, danger, écrivains au travail'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-7409800954807240211</id><published>2009-02-22T02:09:00.000-08:00</published><updated>2009-02-23T23:27:54.461-08:00</updated><title type='text'>Le "lapsus" d'Hillary Clinton en Chine</title><content type='html'>Hillary Clinton a commis sa première fausse note lorsqu’elle a déclaré, jeudi à Pékin, que les « droits de l’homme ne devaient pas interférer avec la crise économique globale, la crise globale du changement climatique et les crises qui touchent à la sécurité ».&lt;br /&gt;Même si la secrétaire d’Etat a précisé qu’elle continuerait à faire pression sur la Chine au sujet des droits de l’homme et du Tibet, sa « relativisation » des droits de l’homme est très mal passée. L’organisation américaine Human Rights Watch, qui avait accueilli avec sympathie et espoir l’intronisation de la nouvelle équipe gouvernementale, a réagi immédiatement. Pour que cette fissure dans les promesses de changement du président Obama ne devienne pas rapidement une crevasse.&lt;br /&gt;« Ces remarques lancent un message erroné au gouvernement chinois », a estimé HRW. L’argumentation de l’organisation n’est pas seulement éthique, elle procède aussi d’une approche réaliste des relations internationales : les droits de l’homme, loin d’être des entraves, sont des leviers de la lutte contre la crise économique, le changement climatique et le terrorisme.&lt;br /&gt;« La liberté pour la presse, pour les whistleblowers (Nda : ceux qui dénoncent la corruption) et pour les esprits critiques est essentielle pour empêcher la dégradation de l’environnement qui menace la Chine et le monde, écrit HRW ; les violations du droit social et l’absence d’état de droit déstabilisent l’économie chinoise qui fait partie de l’économie globale ; l’aide sans conditions à des gouvernements coupables de graves violations des droits de l’homme mine la paix et la sécurité internationales ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Définir le ton&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L’approche adoptée par la secrétaire d’Etat prend à rebrousse-poil les responsables des principales organisations américaines de défense des droits qui, le 12 février dernier, lui avaient demandé de saisir l’occasion de sa première tournée officielle en Asie pour « définir le ton de l’administration Obama ».&lt;br /&gt;Elle contredit également le rapport très fouillé rédigé par l’ancien directeur d’Amnesty International-USA, William Schulz, pour le Center for American Progress, un centre jugé très proche de l’administration Obama, puisqu’il est dirigé par John Podesta, qui fut le co-président de l’équipe de transition Obama-Biden. (Strategic Persistence. How the United States Can Help Improve Human Rights in China, &lt;a href="http://www.americanprogress.org/"&gt;http://www.americanprogress.org/&lt;/a&gt; )&lt;br /&gt;Dans ce rapport, Willam Schulz insiste lui aussi que « les droits de l’homme sont dans l’intérêt de la Chine » et que la nécessité de « comprendre la Chine » ne signifie qu’il faille « fermer les yeux » sur ses abus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jugée à une aune plus exigeante&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Lapsus linguae ? Infléchissement dans le changement promis ? Au cours des prochaines semaines, les défenseurs des droits de l’homme devraient être fixés. L’administration Obama, qui a été créditée positivement pour l’adoption de mesures aussi symboliques que l’annonce de la fermeture du camp de Guantanamo ou l’interdiction de la torture, sera jugée selon des critères bien plus exigeants que ceux qui s’appliquaient à l’administration Bush.&lt;br /&gt;Le président Obama est dès lors sous surveillance et le mouvement des droits de l'homme ne lui accordera aucune circonstance atténuante. Si certains responsables d'associations sont prêts à lui donner du temps, d'autres ont déjà exprimé leurs critiques, notamment à l'encontre de l'orientation de la politique contre-terroriste, jugée trop "continuiste" par rapport à celle de l'administration Bush, notamment en n'excluant pas la poursuite des renditions (le transfert illégal de prisonniers de la CIA vers des pays tiers), même si celles-ci ne pourront pas amener des détenus dans des pays utilisant la torture. Kenneth Roth, le directeur de HRW, s'est inquiété par ailleurs du refus, jusqu'ici, d'entamer une investigation indépendante sur les actes de torture perpétrés lors de l'administration Bush.&lt;br /&gt;Le mouvement américain des droits de l'homme, durci par les 8 années de présidence Bush, attend un réel changement. Et il est persuadé que, dans un monde menacé par les extrémismes, les intégrismes et les autoritarismes, les Etats-Unis doivent jouer un rôle de leadership mondial pour défendre les droits et les libertés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-7409800954807240211?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/7409800954807240211'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/7409800954807240211'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/02/le-lapsus-dhillary-clinton-en-chine.html' title='Le &quot;lapsus&quot; d&apos;Hillary Clinton en Chine'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-8173928411882905719</id><published>2009-02-12T10:24:00.001-08:00</published><updated>2009-02-12T10:30:50.055-08:00</updated><title type='text'>Solidarité avec les victimes de l'ETA au Pays basque</title><content type='html'>Excellente émission ce jeudi soir sur la RTBF. « Face à l’Info » d’Eddy Caekelberghs a une nouvelle fois démontré que le journalisme peut contribuer à éclairer la réalité et à restaurer le sens du politique.&lt;br /&gt;Plusieurs représentants d’une délégation d’élus belges francophones ont partagé sur antenne leur écoeurement face à l’oppression que subissent au Pays basque espagnol non seulement les militants et responsables politiques des partis « non-nationalistes » (socialistes du PSE, démocrates-chrétiens et conservateurs du PPE), mais aussi des journalistes, des professeurs d’université, des familles de victimes du terrorisme ou des proches des services de sécurité.&lt;br /&gt;L’ETA n’a plus l’appui dont il disposait en Europe à l’époque du franquisme lorsque ses militants pouvaient se réclamer de la lutte contre la dictature et justifier sa violence par la violence …d’Etat. Seuls des extrémistes nationalistes flamands ou bretons continuent à les fréquenter. Même s’ils ne se reconnaissent guère dans le charabia marxiste-léniniste des Etarras, ils partagent la même passion haineuse pour la pureté de sang ou de langue.&lt;br /&gt;A l’extrême gauche, en Amérique latine tout particulièrement, certains s’obstinent aussi à considérer les Etarras comme des révolutionnaires, comme s’ils constituaient l’avant-garde d’un peuple opprimé.&lt;br /&gt;Il est urgent, comme l’ont souligné les élus belges (la délégation comprenait notamment Marie Nagy d’Ecolo, Christine Defraigne du MR, Georges Dallemagne du CDH et Jean Cornil du PS), que l’Europe et ses institutions démocratiques, en particulier le Conseil de l’Europe, se préoccupent davantage de ce petit coin de folie planté au cœur du continent.&lt;br /&gt;Le nationalisme lorsqu’il s’exprime de cette façon primale et brutale pourrait être décrit comme une malade mentale. Il est surtout une dague plantée au cœur de l’Europe, de ses principes et de ses valeurs.&lt;br /&gt;Il faut rendre hommage à ceux qui ont pris l’initiative de cette mission et de cette émission, en particulier à Marie-Paule Jeunehomme. Et reconnaître que dans ce type de débat qui donne du temps à la parole raisonnée, les femmes et hommes politiques présentent une image respectable et digne de l’action politique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-8173928411882905719?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8173928411882905719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8173928411882905719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/02/solidarite-avec-les-victimes-de-leta-au.html' title='Solidarité avec les victimes de l&apos;ETA au Pays basque'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-2459976649528022105</id><published>2009-02-09T22:52:00.000-08:00</published><updated>2009-02-09T22:54:22.469-08:00</updated><title type='text'>Le négationniste et Jean-Claude Pressac</title><content type='html'>Mrg Richard Williamson, l’évêque négationniste qui a cristallisé l’opposition à la levée de l’excommunication des Lefèbvristes par Benoït XVI, vient de confier au grand magazine allemand Der Spiegel qu’il allait « réétudier la question ». Il aurait commandé le livre de Jean-Claude Pressac, « Auschwitz : techniques et opération des chambres à gaz », publié par la Fondation Beate Klarsfeld..&lt;br /&gt;Cet auteur français a côtoyé l’auteur négationniste Robert Faurisson avant de se rétracter et de présenter une démonstration implacable du système d’extermination nazi. On espère que l’évêque ne se trompera pas d’époque et lira le « bon Pressac » et non l’ancien. Mais comme les obscurantistes compagnons de feu Mgr Lefèbvre se trompent de siècle, le risque est grand que Mgr Williamson lise Pressac à l’envers.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-2459976649528022105?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2459976649528022105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2459976649528022105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/02/le-negationniste-et-jean-claude-pressac.html' title='Le négationniste et Jean-Claude Pressac'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-6335900589170292565</id><published>2009-02-08T23:58:00.000-08:00</published><updated>2009-02-09T00:16:57.261-08:00</updated><title type='text'>Le nombril n'est pas un droit de l'homme</title><content type='html'>La vie quotidienne et l’actualité mondiale ne cessent de nous rappeler l’extraordinaire capacité des êtres humains à revendiquer pour leurs droits, même si cette attitude écrase ceux des autres.&lt;br /&gt;La philosophie de l’action en faveur des droits de l’homme, faut-il le rappeler, implique au moins le respect de deux critères : la responsabilité des conséquences et la cohérence des principes.&lt;br /&gt;Ces deux règles d’or supposent que ceux qui se réclament des droits de l’homme pèsent les conséquences de leurs actions en usant des mêmes critères pour eux-mêmes et pour les autres. Combattre le terrorisme dont on a été victime exige de ne pas recourir au terrorisme contre ses adversaires. Dénoncer l’exploitation coloniale et impérialiste a pour corollaire de respecter la dignité des plus faibles au sein de sa propre société. Combien de fois n’ai-je pas vu en Amérique latine des « progressistes » rabrouer vulgairement leur « personnel de maison » ou regarder avec dégoût des Indiens ou des mendiants.&lt;br /&gt;Gaza nous a aussi rappelé cet impératif. De quelle légitimité morale peuvent se réclamer un Etat ou un mouvement politique lorsqu’ils pratiquent tous deux la terreur ? Cette exigence morale est encore plus pressante si l’Etat se présente comme une démocratie et se réfère à une histoire marquée par l’oppression et le génocide. Mais elle n'est pas moindre pour ceux qui défendent le Hamas comme s'il s'agissait d'une organisation progressiste. A quelle légitimité progressiste peut prétendre le Hamas alors qu'il se fonde sur une interprétation réactionnaire de l'islam, s'acoquine avec des Etats voyous, élimine ses opposants et envoie des missiles imbéciles et indiscriminés sur des populations civiles israéliennes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Grévisme et nationalisme&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Dans un registre moins dramatique, bloquer un pays par une grève générale demande aussi que les grévistes s’assurent que les droits les plus essentiels (le droit à la vie dans les hôpitaux, l'assistance aux plus démunis ou aux sans-abri, par exemple) ne soient pas transgressés. L’égoïsme corporatiste se drape parfois dans le manteau de la solidarité et camoufle ses individualismes sous les mythes de l’action collective.&lt;br /&gt;De même, défendre ses propres droits (à la langue, à l’indépendance) n’a aucune légitimité morale si cette action méprise les droits des autres. C’est ce qui rend nulles et non avenues les revendications nationalistes archéo-modernes, de la Flandre au Pays Basque. Il n’y a rien de plus contradictoire que de voir des représentants de ces communautés « dominatrices et sûres d’elles-mêmes » s’identifier aux indiens zapatistes ou aux rebelles tchétchènes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les droits de l’home ne souffrent pas seulement d'être bafoués. Ils souffrent aussi d'être manipulés, dévoyés, détournés par des personnes, des groupes et des Etats qui ont une conception myope du monde et dont le nombril est la vraie ligne d’horizon.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-6335900589170292565?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6335900589170292565'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6335900589170292565'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/02/le-nombril-nest-pas-un-droit-de-lhomme.html' title='Le nombril n&apos;est pas un droit de l&apos;homme'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-3465402603140019984</id><published>2009-02-03T00:38:00.001-08:00</published><updated>2009-02-03T00:48:07.223-08:00</updated><title type='text'>Liberté pour les Bahaïs d'Iran</title><content type='html'>L’information est presque passé inaperçue, mais la mobilisation citoyenne s’intensifie sur Internet et Facebook Le 14 janvier dernier, la police iranienne a fait irruption dans 12 familles bahaïes de Téhéran. Six personnes ont été arrêtées et incarcérées dans la sinistre prison d’Evin. Parmi elles, Aziz Samandari, un informaticien de 36 ans, dont le père avait été arrêté dans les mêmes circonstances en 1992 et ensuite exécuté. Une assistante de Shirin Ebadi, prix Nobel de la Paix et avocate de la communauté bahaïe, fait également partie des personnes arrêtées.&lt;br /&gt;L’accusation se réfère vaguement à « une menace contre la sécurité intérieure », prétexte traditionnel des régimes autoritaires. Cette vague d’arrestation signale, en fait, une intensification de la discrimination et de la répression systématiques qui touchent les 300.000 membres de la communauté bahaïe en Iran. Les vexations sont permanentes, comme l’écrit Stéphane Bussard du quotidien suisse Le Temps : exclusion de l’université, pillage des cimetières, non-reconnaissance des mariages, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une campagne internationale a été lancée pour libérer ces prisonniers de conscience. Les proches des personnes arrêtées, la communauté bahaïe qui compte 6 millions de fidèles de par le monde, l’Organisation mondiale contre la torture, sont mobilisés et appellent à la solidarité. Un site a été créé sur Facebook pour la libération d’Aziz Samandari. Amnesty International et Human Rights Watch étudient ce nouveau « dossier noir » du fondamentalisme iranien. Un réseau de « musulmans pour les droits des Bahaïs » (&lt;a href="http://www.bahairights.org/"&gt;http://www.bahairights.org/&lt;/a&gt;) a été mis sur pied.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solidarité avec les Bahaïs est le combat de tous ceux qui prônent la liberté de conscience et défendent la « convivence « entre religions qui ne soit pas un prétexte à la coexistence des intolérances. Il relève du combat général pour les droits de l'homme en Iran. Le sort réservé aux Bahaïs en Iran doit être mis en exergue dans toutes les rencontres inter-religieuses. Comme l'écrit Antoine Vieilliard dans Agoravox du 28 janvier, "la paix se construit par les chrétiens d'Europe qui défendent le droit des musulmans en Europe et par les musulmans qui défendent la liberté de conscience des Bahaïs. Par les athées qui défendent le droit de croire et par les croyants qui défendent celle de ne pas croire".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pour en savoir plus&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Bahai International Community&lt;br /&gt;&lt;a href="http://news.bahai.org/human-rights/iran/iran-update.html"&gt;http://news.bahai.org/human-rights/iran/iran-update.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- Facebook&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr-fr.facebook.com/group.php?gid=46059918566"&gt;http://fr-fr.facebook.com/group.php?gid=46059918566&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;International Campaign for Human Rights in Iran&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.iranhumanrights.org/themes/news/single-news/article/raids-and-arrests-of-bahais-reach-critical-levels.html"&gt;http://www.iranhumanrights.org/themes/news/single-news/article/raids-and-arrests-of-bahais-reach-critical-levels.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Organisation mondiale contre la torture&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.omct.org/pdf.php?lang=eng&amp;amp;articleId=8306&amp;amp;type=print&amp;amp;PHPSESSID=ac0955965dc33182bef5093025b54078"&gt;http://www.omct.org/pdf.php?lang=eng&amp;amp;articleId=8306&amp;amp;type=print&amp;amp;PHPSESSID=ac0955965dc33182bef5093025b54078&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-3465402603140019984?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3465402603140019984'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3465402603140019984'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/02/liberte-pour-les-bahais-diran.html' title='Liberté pour les Bahaïs d&apos;Iran'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-3924256855009324182</id><published>2009-01-21T00:41:00.001-08:00</published><updated>2009-01-21T00:44:05.604-08:00</updated><title type='text'>Attention, nous sommes distraits...</title><content type='html'>Lorsque tous les médias du monde se concentrent sur un sujet d’actualité, c’est le moment que les régimes autoritaires choisissent pour faire leurs mauvais coups. Ni vu ni connu.&lt;br /&gt;Ainsi, les autorités iraniennes ont arrêté mercredi une secrétaire qui assistait deux organisations des droits de l’homme financées par le prix Nobel de la paix Shirin Ebadi.&lt;br /&gt;En Russie, des tueurs à gage ont assassiné Stanislav Markelov, un célèbre avocat défenseur des droits de l’homme et Anastazia Baburova, une journaliste de Novaia Gazeta, le journal où travaillait jusqu'à son assassinat en 2006 Ana Politkovskaia.&lt;br /&gt;Au Zimbabwe, Robert Mugabe a une nouvelle fois remis en cause les accords qui pourraient conduire à une solution à la crise dans laquelle il a plongé son pays. En Chine, les autorités ont poursuivi leur répression contre les dissidents.&lt;br /&gt;Ces arrestations, ces assassinats, sont aussi un message adressé au nouveau président américain, en fait un défi. Plus personne, dans ces régimes autoritaires, ne semble craindre la réprobation internationale. Ils savent que la crise économique et le conflit du Proche-Orient vont imposer d’autres priorités que les droits de l’homme.&lt;br /&gt;Il va donc falloir crier plus fort, rappeler sans relâche aux gouvernements démocratiques que la diplomatie des droits de l’homme n’est pas seulement une note de bas de page ou une simple question de morale mais qu’elle relève aussi de la Realpolitik.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-3924256855009324182?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3924256855009324182'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3924256855009324182'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/01/attention-nous-sommes-distraits.html' title='Attention, nous sommes distraits...'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-2364462804082770576</id><published>2009-01-06T08:24:00.000-08:00</published><updated>2009-01-06T08:49:31.062-08:00</updated><title type='text'>Le droit humanitaire comme épée et bouclier de la guerre</title><content type='html'>L'invocation du droit humanitaire est au coeur des propagandes qui s'entrecroisent à propos des combats à Gaza. L'ambassadrice d'Israël à Bruxelles tout comme la représentante de la Palestine Leila Shahid se sont toutes deux référées aux conventions de Genève lors des interviews qu'elles ont accordées à la RTBF.&lt;br /&gt;Face aux images de terreur, de mort et de destruction, il est urgent de se justifier par le droit et la vertu. Israël, en particulier, sait que l'opinion internationale qu'il courtise aux Etats-Unis et en Europe attend davantage d'un Etat qui se dit démocrate que d'un gouvernement dirigé par un groupe islamique extrémiste.&lt;br /&gt;Avec ses tirs de roquettes sur les villages israéliens, à l'image des tirs du Hezbollah lors de la guerre du Liban, le Hamas commet en toute connaissance de cause une violation grave du droit de la guerre. Ces roquettes ne remplissent aucune fonction militaire, mais servent uniquement à terroriser la population civile.&lt;br /&gt;L'armée israélienne est beaucoup plus sophistiquée: maîtrisant le langage des conventions de Genève, elle parle de proportionnalité, de choix soigneux des cibles, du recours du Hamas au bouclier humain, etc.&lt;br /&gt;Toutefois, ces arguties juridiques sont aussi imprécises que les bombes et les obus de Tsahal. Le commissaire européen Louis Michel l'a déclaré sans ambages: Israël viole le droit humanitaire.&lt;br /&gt;Tsahal en est d'autant plus consciente qu'elle a pris soin, étonnant pour une démocratie, d'interdire l'accès des journalistes à Gaza. Ainsi, les dénonciations ne pourront venir de que de "sources partiales", les parents des victimes...&lt;br /&gt;Pour percer ces murs de la propagande et contribuer ainsi à dissiper le nuage de la guerre, je vous conseille de visiter les sites des organisations qui, elles, placent la personne humaine au centre de leur action: le Comité international de la Croix-Rouge, Human Rights Watch, Amnesty international.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-2364462804082770576?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2364462804082770576'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2364462804082770576'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/01/le-droit-humanitaire-comme-pe-et.html' title='Le droit humanitaire comme épée et bouclier de la guerre'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-8731657809072881221</id><published>2009-01-02T08:35:00.000-08:00</published><updated>2009-01-02T08:42:43.216-08:00</updated><title type='text'>Liberté pour Liu Xiaobo</title><content type='html'>Plus de 160 intellectuels, écrivains, chercheurs, défenseurs des droits de l'homme, ont signé une pétition demandant la libération du dissident chinois Liu Xiaobo, inspirateur de la Charte 08, un appel à l'ouverture et à la démocratisation du système chinois. Cette lettre peut être lue sur le site de Human Rights Watch&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.hrw.org/en/news/2008/12/22/letter-consortium-release-liu-xiaobo-chinas-president-hu-jintao"&gt;http://www.hrw.org/en/news/2008/12/22/letter-consortium-release-liu-xiaobo-chinas-president-hu-jintao&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le texte intégral en français de la Charte 08&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.aujourdhuilachine.com/actualites-chine-le-texte-integral-du-manifeste-des-dissidents-chinois-la-charte--9958.asp?1=1"&gt;http://www.aujourdhuilachine.com/actualites-chine-le-texte-integral-du-manifeste-des-dissidents-chinois-la-charte--9958.asp?1=1&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-8731657809072881221?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8731657809072881221'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8731657809072881221'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/01/libert-pour-liu-xiaobo.html' title='Liberté pour Liu Xiaobo'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-5104777785340468853</id><published>2009-01-01T07:26:00.000-08:00</published><updated>2009-01-02T12:41:03.248-08:00</updated><title type='text'>La mort d'une grande dame, Helen Suzman</title><content type='html'>L'année 2008 s'était mal terminée, avec la reprise des tirs de roquettes du Hamas et les bombardements israéliens à Gaza. L'année 2009 commence mal avec l'annonce, ce matin, du décès d'Helen Suzman, la grande dame de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud.&lt;br /&gt;Voix prophétique et isolée au sein de la "tribu blanche", elle s'était élevée contre un système d'oppression et de mépris. Elle avait contribué à sortir le combat antiségrégationniste des ornières du "communautarisme" et renforcé la dimension démocratique et humaniste d'une lutte qui aurait pu n'être que raciale.&lt;br /&gt;Courageuse, prenant des risques énormes pour défendre l'égalité, elle prônait en même temps une solution équitable et raisonnable, à mille lieues des tentations radicales de répondre à la violence par la violence.&lt;br /&gt;Partisane comme Nelson Mandela du "non-racialisme", elle a toujours cru, obstinément, à la réussite de sa cause. "J'ai toujours été absolument certaine que tôt ou tard, écrivait-elle dans ses mémoires parues en 1993, qu'un accord serait trouvé entre les modérés de toutes les races. &lt;strong&gt;Le présent immédiat appartient aux extrémistes, mais l'avenir appartient aux modérés&lt;/strong&gt;".&lt;br /&gt;Cette phrase pourrait servir à condamner aujourd'hui tous ceux qui, en Israël et en Palestine, continuent à croire à la loi du talion et au pouvoir de la haine. Elle devrait donner espoir aux artisans de la paix qui s'obstinent à parier sur la raison et l'humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A relire: &lt;em&gt;In No Uncertain Terms&lt;/em&gt;, par Helen Suzman, Editions Sinclair Stevenson, Londres, 1993.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-5104777785340468853?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/5104777785340468853'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/5104777785340468853'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2009/01/la-mort-dune-grande-dame.html' title='La mort d&apos;une grande dame, Helen Suzman'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-6435127449436887614</id><published>2008-12-29T02:10:00.000-08:00</published><updated>2008-12-29T02:20:04.941-08:00</updated><title type='text'>Stopper Israël et le Hamas</title><content type='html'>L’attaque israélienne contre Gaza suscite de vives réactions de protestation de par le monde. La riposte israélienne aux tirs de roquettes du Hamas est clairement disproportionnée et provoque par son caractère indiscriminé de nombreuses victimes civiles. La condamnation des bombardements doit par ailleurs s’étendre plus largement à la politique de blocus imposée par Israël à la bande de Gaza. La violence actuelle trouve certainement son origine dans l’extrémisme du Hamas, mais elle résulte tout autant de l’implacable indifférence israélienne à l’égard de la tragédie des populations civiles palestiniennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, la mobilisation pour un cessez-le-feu doit exiger en même temps l’arrêt des tirs de roquettes du Hamas contre des villages israéliens. Ces tirs, comme le souligne Amnesty International, sont aussi illégaux que les bombardements israéliens. Plus prosaïquement, ils démontrent le mépris des activistes du Hamas non seulement pour la vie des civils israéliens mais aussi pour leur propre population, qu’ils transforment en victimes innocentes des attaques israéliennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Israël et le Hamas prennent les civils des deux camps en otage. Cette année, selon Amnesty international, 650 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes, dont un tiers de civils non armés et 70 enfants. Au cours de la même période, les groupes palestiniens ont tué 25 Israéliens, dont 16 civils (parmi eux, 4 enfants). &lt;a href="http://www.amnesty.org/en/news-and-updates/"&gt;www.amnesty.org/en/news-and-updates/&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le conflit israélo-palestinien a trop longtemps souffert de la partialité de ceux qui s’y engagent. En appliquant des critères différents à leurs amis et à leurs ennemis, les lobbies pro-israéliens et pro-palestiniens contribuent à la perpétuation de l’état de guerre et à l’éloignement d’une solution pacifique et équitable du conflit. En d’autres termes, ils se comportent comme s’ils ne voulaient pas d’une solution équitable, mais bien de la victoire complète de leurs thèses et de leurs alliés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La responsabilité de la communauté internationale est directement testée par cette nouvelle phase brutale du conflit. Elle implique elle aussi de réfléchir à la nécessaire impartialité dans la recherche d’une solution qui garantisse à la fois la sécurité d’Israël et la viabilité d’un Etat palestinien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Etats-Unis sont en première ligne et l’on peut espérer que Barack Obama décidera de rompre avec l’appui inconditionnel de Washington à Israël, en dépit des violations systématiques du droit international, du droit humanitaire international et des droits de l’Homme dont l’Etat hébreu se rend coupable. La complaisance des Etats-Unis à l’égard de la poursuite des nouvelles implantations de colonies juives est une faute, mais elle est aussi une erreur. Elle compromet, si elle se poursuit, toute chance de renouer avec le monde arabe et de contribuer à sa nécessaire modernisation et démocratisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Europe, sottement accusée d’être pro-arabe par les milieux extrémistes pro-israéliens, ferait bien elle aussi d’exiger d’Israël le respect du droit. Elle suit depuis des années dans la région une politique mollassonne qui ne satisfait ni les Israéliens ni les Palestiniens et qui contribue par son indécision et son impuissance à l’aggravation du conflit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le respect des droits de l’Homme devrait être une ligne directrice de l’action de l’Union européenne et des Etats-Unis. Cette exigence devrait s’exprimer avec la même force à l’égard de toutes les parties au conflit. Des sanctions devraient être appliquées à ceux, quels qu’ils soient, qui violent le droit international et attisent les hostilités. Tout rehaussement des relations avec les pays de la région devrait dépendre de l’adoption par les pays bénéficiaires d’actes concrets visant à promouvoir la paix et le respect des droits humains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est trop facile pour l’Europe ou pour les Etats-Unis de se réclamer de leurs « valeurs » et de leur attachement aux droits de l’homme en  s’en prenant à des leaders pathétiques comme Robert Mugabe ou les généraux mafieux birmans. Le conflit israélo-palestinien offre l’un des tests les plus essentiels de leur prétention à mener une politique « éthique ». De leur action dépend également la possibilité d'assurer un ordre international plus juste et plus sûr&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-6435127449436887614?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6435127449436887614'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6435127449436887614'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2008/12/stopper-isral-et-le-hamas.html' title='Stopper Israël et le Hamas'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-6070467619624110761</id><published>2008-12-21T00:14:00.000-08:00</published><updated>2008-12-21T00:25:01.374-08:00</updated><title type='text'>La torture? Toujours prêts!</title><content type='html'>Chaque jour la technologie fait de nouvelles prouesses, des savants inventent de nouveaux médicaments pour lutter contre le cancer, des chercheurs multiplient les découvertes. Pendant ce temp, la personne humaine semble rester immuable, bloquée dans son développement éthique et intellectuel.&lt;br /&gt;Du moins, c’est ce qui ressort d’une nouvelle étude publiée par le Docteur Jerry Burger, de l’université de Santa Clara (Etats-Unis). Cinquante ans après la célèbre expérience réalisée par le professeur Stanley Milgram, de l’université de Yale, sur l’obéissance et la torture, Mr. Burger a testé dans son laboratoire le conformisme et le « devoir dû » face à des ordres qui imposent de faire souffrir des êtres humains.&lt;br /&gt;Les résultats confirment qu’une majorité des personnes sont prêtes à pratiquer des sévices contre leurs semblables, alors que les victimes crient et se débattent.. Il suffit de les placer dans une situation où elles se sentent sous pression et surveillées par une autorité pour qu’elles acceptent de commettre, en toute connaissance de cause, des actes violents.&lt;br /&gt;Ces hommes, insistent les chercheurs ne sont pas des monstres, mais des "hommes ordinaires".&lt;br /&gt;« Même s’il est difficile de traduire ce type d’expérience dans le monde réel, explique le professeur Burger, elle pourrait expliquer pourquoi, lors de conflits, des gens prennent part à des actes de génocide ».&lt;br /&gt;La BBC diffusera bientôt un reportage qui répète le test Milgram et débouche sur les mêmes résultats. Appelé à augmenter le voltage appliqué à une personne torturée, la plupart des participants obéissent. Pourquoi ? « Parce qu’ils s’identifient massivement au responsable de l’expérience, explique le Dr. Abigail San, et se laissent tellement absorber par l’objectif de la recherche qu’il ne leur reste plus de place pour se demander : mais qu’est-ce que j’en pense moralement ».&lt;br /&gt;Comment réagir à ce constat désespérant? En éduquant à la dissidence? En pénalisant plus durement et plus largement les actes inhumains commis par les "fantassins" des dictatures ? Il incombe au mouvement des droits de l'homme de réfléchir à cette "faille" (in)humaine qui ne semble guère avoir progressé au même rythme que le droit international.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-6070467619624110761?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6070467619624110761'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6070467619624110761'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2008/12/la-torture-toujours-prts.html' title='La torture? Toujours prêts!'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-2084597440618839936</id><published>2008-12-19T00:07:00.000-08:00</published><updated>2008-12-19T00:10:40.270-08:00</updated><title type='text'>Cuba se moque de l'Union européenne</title><content type='html'>Ceux qui espéraient que le retrait de Fidel Castro coïncide avec une ouverture politique ne sont guère rassurés. Au moment où le Groupe de Rio, réuni dans la station balnéaire brésilienne de Costa do Sauipe, accueillait Raul Castro et intégrait Cuba en son sein, le Parlement européen, réuni à Strasbourg pour le 20e anniversaire des prix Sakharov, ne pouvait que constater l’immobilisme du régime. En dépit d’un respect scrupuleux des procédures règlementant l’octroi de visas, les lauréats cubains du Prix Sakharov, Oswaldo Paya et les Dames en blanc, n’ont pas reçu de permis de sortie. (Les lauréats ont été représentés à Strasbourg par Adam Mascaro Paya et Blanca Reyes, cette dernière exilée à Madrid).&lt;br /&gt;Ce refus de La Havane est un défi lancé à l’Union européenne. Sous la pression du gouvernement socialiste espagnol, Bruxelles avait décidé en effet, en juillet dernier, de lever les sanctions imposées en 2003 à Cuba à la suite d’une vague d’arrestations sans précédent de journalistes et de dissidents.&lt;br /&gt;L’UE, qui avait justifié cette levée des sanctions par sa volonté « d’encourager les premiers pas de Raul Castro sur le chemin de l’après Fidel », s’était engagée à surveiller de près l’évolution de la situation des libertés à Cuba. « La levée des sanctions nous donnera un moyen plus efficace de nous occuper des droits de l’homme », avait estimé le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères.&lt;br /&gt;Force est de reconnaître que la nouvelle méthode européenne n’a pas eu les effets escomptés. La détente n’est pas à l’ordre du jour à Cuba. En refusant d’accorder des visas de sortie aux lauréats du prix européen le plus prestigieux, La Havane démontre que son interprétation de la levée des sanctions diffère radicalement de celle avancée par l’UE. .&lt;br /&gt;Interdit de sortie, Oswaldo Paya, dirigeant du Mouvement chrétien libération (et vice-président de l’Internationale démocrate du centre présidée par l’ancien chef d’Etat mexicain Vicente Fox), (&lt;a href="http://www.oswaldopaya.org/"&gt;http://www.oswaldopaya.org/&lt;/a&gt;), a mis en garde l’Union européenne : « Si l’UE et ses Etats membres, menés par le gouvernement espagnol, continuent de réduire leurs exigences en matière de respect des droits de l’homme et, sous le prétexte du dialogue, de prendre leurs distances à l’égard de ceux qui défendent les droits de l’homme, cela ne servira qu’à voiler et justifier les violations des droits du peuple cubain ».&lt;br /&gt;La Tchéquie, adversaire résolue du régime castriste, pourrait être tentée, au cours de sa prochaine présidence de l’UE, de remettre en cause l’engagement européen à l’égard de Cuba. A première vue, toutefois, une politique de durcissement pourrait sembler aller à contre-courant. L’Amérique latine plaide pour le « pluralisme » des régimes : à l’axe des « amis indéfectibles de la révolution cubaine » (Argentine, Bolivie, Equateur, Nicaragua, Paraguay), constitué autour du président vénézuélien Hugo Chavez, s’ajoute une série de pays beaucoup plus réticents à l’égard du régime, comme le Chili ou le Brésil, mais qui croient pouvoir faire d’une normalisation des relations avec La Havane un levier de l’ouverture politique.&lt;br /&gt;Cuba est aujourd’hui moins isolée que lors de la crise économique des années 1990. Fort de l’appui que leur accorde le groupe de Rio, ayant renoué avec la Russie, commerçant avec la Chine, La Havane espère également que Barack Obama allègera les sanctions imposées par l’administration Bush, voire lèvera l’embargo (partiel) imposé il y a près de 50 ans.&lt;br /&gt;Est-ce que cette décrispation aura pour conséquence une plus grande ouverture ou au contraire, donnera-t-elle confiance à un régime qui se fonde essentiellement sur le pouvoir militaire et le népotisme ? Les cérémonies du 50e anniversaire de la victoire castriste risquent de fournir l’occasion d’une réaffirmation de la « justesse du modèle castriste » et de dénonciation des dissidents comme autant de nostalgiques de l’Ancien Régime.&lt;br /&gt;Cette question pour politologues et diplomates ne doit en aucun cas servir de prétexte à un oubli des droits de l’homme. L’ouverture cubaine ne se fera pas ou se fera dans de mauvaises conditions si les pays et les mouvements démocratiques n’appuient pas résolument les dissidents cubains, et en premier lieu ceux qui défendent une transition pacifique vers un système de libertés et de justice sociale. Ce qui est taxé d’ingérence par La Havane relève, en fait, du devoir de solidarité.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.sakharovnetwork.rsfblog.org/"&gt;http://www.sakharovnetwork.rsfblog.org/&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-2084597440618839936?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2084597440618839936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2084597440618839936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2008/12/ceux-qui-espraient-que-le-retrait-de.html' title='Cuba se moque de l&apos;Union européenne'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-8970161184673300984</id><published>2008-12-18T03:03:00.000-08:00</published><updated>2008-12-18T03:11:51.322-08:00</updated><title type='text'>Le scandale Madoff touche durement les ONG</title><content type='html'>L’affaire Madoff, cette escroquerie de 50 milliards de dollars, ne se limite aux grandes banques américaines et européennes qui ont commis l’imprudence de s’acoquiner avec cet alchimiste de la basse finance. Aujourd’hui, ce sont des dizaines d’organisations non-gouvernementales, parmi les plus prestigieuses et les plus engagées des Etats-Unis, qui sont touchées de plein fouet par l’effondrement de leurs placements financiers.&lt;br /&gt;L’impact est tel que Bernard Madoff a été déclaré « ennemi public numéro 1 du progressisme » par le Daily Kos, l’un des blogs « libéraux » c’est-à-dire anti-ultralibéral, les plus influents des Etats-Unis. Une des fondations les plus actives dans le domaine des droits de l’Homme, JEHT (Justice, Equality, Human Dignity and Tolerance), qui était financée par la famille Levy-Church, victime des fonds Madoff, vient d’annoncer qu’elle devait fermer. La plupart des projets qu’elle avait appuyés sont dès lors directement menacés : parmi les ONG les plus touchées, les grandes associations américaines de défense des droits de l’Homme, Amnesty International USA, Human Rights Watch, Human Rights First, mais aussi des groupes environnementaux, des médias alternatifs, comme le Center for investigative reporting ou le Center for Public Integrity, qui organisait notamment le Consortium international des journalistes d’investigation.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-8970161184673300984?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8970161184673300984'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8970161184673300984'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2008/12/le-scandale-madoff-touche-durement-les.html' title='Le scandale Madoff touche durement les ONG'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-895693970742220418</id><published>2008-12-13T03:07:00.000-08:00</published><updated>2008-12-13T03:09:31.714-08:00</updated><title type='text'>Les aveugles volontaires</title><content type='html'>Dans son livre &lt;em&gt;La Raison assiégiée&lt;/em&gt;, Al Gore revient sur le refus de la majeure partie des institutions américaines, et en premier lieu du Congrès et de la presse, de regarder en face les informations qui, en 2003, contredisaient la logique de guerre dans laquelle s’engageait l’administration Bush. Réfléchissant au chaos irakien l’ancien vice-président démocrate s’exclamait : « et pourtant, on disposait au moment crucial de tous les faits et arguments dont on avait besoin pour prendre la bonne décision».&lt;br /&gt;La même volonté de ne pas savoir avait sévi lors des mois qui précédèrent la furie génocidaire du Rwanda. Malgré les reportages de journalistes décrivant l’ambiance délétère qui régnait à Kigali et l’impunité des journalistes qui attisaient la haine contre les Tutsis, malgré les mises en garde d’organisations de défense des droits de l’homme, les avertissements de l’ambassadeur belge et de Romeo Dallaire, commandant du contingent de la MINUAR, les gouvernements directement concernés et le secrétariat des Nations unies décidèrent de fermer les yeux et de se boucher les oreilles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La Colombie oubliée&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La liste est déjà longue des crises que l’on ne voulait pas voir et qui, brusquement, explosent au visage des aveugles volontaires. Malheureusement, elle n’est pas près d’être close. La Colombie nous offre depuis des mois un nouvel exemple de cette politique des œillères à laquelle s’adonnent trop souvent les démocraties occidentales.&lt;br /&gt;La focalisation de toute l’information sur la séquestration d’Ingrid Betancourt a conduit, en effet, nombre d’observateurs à poser à un regard borgne sur la réalité colombienne, comme si les paléo-marxistes des FARC étaient la seule malédiction de ce pays.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, après la libération tant espérée de la célèbre politicienne franco-colombienne, d’autres informations surgissent, comme celles qui touchent aux paramilitaires ou aux exactions commises par les forces armées colombiennes. Certains, en Europe, font mine de « découvrir » que l’entourage du gouvernement colombien Alvaro Uribe était gangrené par le para-militarisme, cette nébuleuse de groupes armés d’extrême droite coupables de massacres d’une brutalité hallucinée et impliqués jusqu’au cou dans les spoliations de terres et le trafic international de stupéfiants. Certains réagissent comme s’ils prenaient pour la première fois toute la mesure de l’implication de l’armée colombienne dans la violence qui ravage le pays de Gabriel Garcia Marquez.&lt;br /&gt;« J’ignorais tout de ces connivences », m’avouait un diplomate européen d’habitude très bien informé. Et pourtant, comme le disait Al Gore à propos de l’Irak, on disposait, en temps utile, de tous les faits et arguments dont on avait besoin pour prendre la bonne décision. Un regard même fugace sur les sites des organisations de défense des droits de l’Homme, une lecture même distraite du chapitre consacré à la Colombie dans le rapport annuel du Bureau of Human Rights du Département d’Etat, auraient suffi à susciter les doutes nécessaires. Le para-militarisme n’était pas une dérive criminelle de groupes incontrôlés, mais bien une politique terroriste parrainée de l’intérieur même de l’Etat.&lt;br /&gt;Malgré cela, l’Union européenne continue d’accorder sa caution politique au régime d’Uribe. « Il a fait chuter l’insécurité , il a été réélu massivement et démocratiquement, nous confiait ce fonctionnaire, qui ajoutait : « le peuple colombien, de toutes façons, appuie les paramilitaires ». Le fait que le peuple allemand appuyait les SA ne les rendait pas moins coupables… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Kouchner dérape&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le moment est une nouvelle fois venu de tester le sérieux du discours de l’Occident sur la démocratie et les droits humains. Dans un brillant essai sur « le monde de demain » (Guerre ou Paix, Grasset, 2007), Laurent Cohen-Tanugi décrit l’émergence d’une nouvelle architecture mondiale au sein de laquelle les valeurs occidentales et l’universalisme risquent d’être marginalisées. Même si l’attachement de l’Europe et des Etats-Unis à leur rôle de « sentinelles de la liberté » a été relatif et aléatoire, cet héritage des Lumières doit être considéré comme un atout et non comme un handicap. Face à la brutalité des rapports de force internationaux, la tentation est grande en effet de se battre avec les armes de l’adversaire et d’abandonner aux seuls ONG les « gentillesses et les naïvetés » de la diplomatie des droits de l’Homme.&lt;br /&gt;« L’aspiration mondiale à la dignité humaine est le défi central de l’éveil politique global, écrit Zbigniew Brzezinksi, ancien conseiller national de sécurité sous Jimmy Carter (1977-1981). Pour ce géopoliticien peu suspect d’irénisme, les Etats-Unis auront une « deuxième chance » s’ils élèvent les droits de l’homme au rang de « priorité globale ».&lt;br /&gt;Ce n’est pas ce que pense « l’homme politique le plus aimé de France », Bernard Kouchner. Pour le ministre des relations extérieures, interviewé le 10 décembre par Le Parisien, il n’y a pas de place pour les droits de l’homme dans la diplomatie. La création du secrétariat aux Droits de l’Homme confié à Rama Yade, « était une erreur ». « C’est un retour effrayant à la Realpolitik », s’est exclamé Stephan Oberreit, directeur d’Amnesty International France.&lt;br /&gt;L’Europe, les Etats-Unis et les démocraties du Sud ne peuvent espérer garder leur place dans cette planète en mouvement qu’en renforçant des valeurs que, trop souvent, ils bradent, mais qui continuent à inspirer partout dans le monde ceux qui veulent sortir du désastre annoncé par l’explosion des identités meurtrières et la prolifération des ambitions nationalistes, ethniques ou religieuses.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-895693970742220418?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/895693970742220418'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/895693970742220418'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2008/12/les-aveugles-volontaires.html' title='Les aveugles volontaires'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-6744098387586892053</id><published>2008-12-05T04:47:00.000-08:00</published><updated>2008-12-05T04:48:44.779-08:00</updated><title type='text'>Un anniversaire négligé</title><content type='html'>La date semble presque oubliée comme si son évocation gênait. Le 9 décembre 1948, à la veille de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, l’Assemblée générale des Nations unies adoptait la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide.&lt;br /&gt;Le mot désignant le « crime parmi les crimes », la volonté d’exterminer un peuple ou une nation, avait été créé par Raphael Lemkin, un juriste juif polonais qui avait perdu 40 membres de sa famille dans l’Holocauste. Sa volonté de « nommer » ce crime de lèse-humanité était née bien plus tôt, lorsque, encore adolescent, il avait pris connaissance des atrocités perpétrées par les autorités ottomanes contre la communauté arménienne d’Anatolie. Près d’un million de personnes avaient été massacrées. Malgré l’indignation de diplomates, de missionnaires et de journalistes européens et américains qui assistèrent, impuissants, à l’extermination d’un peuple, et qui plaidèrent en vain pour l’intervention des armées occidentales.&lt;br /&gt;Qui se souvient encore du massacre des Arméniens ?, se serait exclamé Hitler, lorsqu’il mit en œuvre la Shoah, la destruction des Juifs d’Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passivité&lt;br /&gt;La date semble gêner, disais-je en début d’article. Oui, elle gêne parce que l’histoire de la Convention est celle de son non-respect. Confrontée à la réalité du génocide, la communauté internationale a couvert ses oreilles et détourné les yeux. Depuis 1948, des millions de personnes, membres de communautés désignées comme cibles par des gouvernements assassins, sont mortes au su et parfois au vu de tous. Biafra, Cambodge, Bosnie, Rwanda, Darfour: des massacres de masse se sont déroulés alors que les grands dirigeants du monde promettaient : « plus jamais ça ».&lt;br /&gt;Aujourd’hui, alors que des populations civiles sont massacrées, que des femmes sont violées dans le cadre d’une politique de destruction collective, du Darfour à l’Est du Congo, la célébration de la Convention mériterait davantage qu’une simple mention avant que ne s’ouvrent les cérémonies d’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-6744098387586892053?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6744098387586892053'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/6744098387586892053'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2008/12/un-anniversaire-nglig.html' title='Un anniversaire négligé'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-8002350104364843369</id><published>2008-11-30T03:49:00.001-08:00</published><updated>2008-11-30T03:53:36.384-08:00</updated><title type='text'>Obama en Amérique latine: vers une politique du bon voisinage?</title><content type='html'>Après 8 années d’une calamiteuse administration Bush, Barack Obama n’hérite pas seulement de deux guerres, en Irak et en Afghanistan, et d’une crise économique et financière majeure. L’accostage, le 25 novembre, d’une flotte militaire russe dans le port de La Guaira, près de Caracas, donne une idée des défis qui attendent le président Barack Obama, dans son jardin arrière, au sud du Rio Grande, la frontière qui sépare les-Unis du Mexique.&lt;br /&gt;Obsédé par la guerre contre la terreur, &lt;strong&gt;George Bush avait largement négligé l’Amérique latine.&lt;/strong&gt; Sa politique à l’égard de ce continent considéré depuis la déclaration Monroe de 1823 (L’Amérique aux Américains) comme une chasse gardée des Etats-Unis, s’était limitée à appuyer le président colombien Uribe et à tenter, très malhabilement, de « sortir » Hugo Chavez de son palais de Miraflores.&lt;br /&gt;Washington a perdu une bonne part de son influence. Le &lt;strong&gt;passage à gauche&lt;/strong&gt; de la moitié du continent a traduit une profonde remise en cause de la politique néolibérale qui avait dominé les années 80 et 90. La crise financière actuelle, dont les répercussions commencent à se faire sentir du Mexique à l’Argentine, n’a fait qu’aggraver ce rejet du « consensus de Washington » et renforcer le sentiment que &lt;em&gt;les "gringos", une nouvelle fois, sont les premiers responsables du malheur latino-américain.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs pays de la région ont adopté une politique extérieure indépendante de celle des Etats-Unis. &lt;strong&gt;Le Brésil bâtit peu à peu son « pôle d’influence »,&lt;/strong&gt; en lien avec les autres nations émergentes comme l’Inde ou la Chine. Tandis que Lula, calmement, sobrement, se pose en rival à long terme des Etats-Unis, d’autres, &lt;strong&gt;Hugo Chavez en tête&lt;/strong&gt;, ont carrément choisi l’hostilité et courtisent les «ennemis de l’Amérique », la Russie, la Biélorussie, l’Iran…&lt;br /&gt;Sur le plan international, &lt;strong&gt;la Chine et la Russie profitent de l’absence américaine&lt;/strong&gt; pour avancer leurs pions économiques et stratégiques dans la région. Les échanges commerciaux ont quadruplé entre la Chine et l’Amérique latine depuis 2000 et les accords à caractère militaire ou sensible, notamment dans le domaine nucléaire, se multiplient, en particulier avec la Russie.&lt;br /&gt;Que pourra faire Barack Obama ? &lt;strong&gt;Pourra-t-il, à l’image de Franklin Roosevelt dans les années 30, proposer une « politique du bon voisinage »&lt;/strong&gt; ? Le futur président bénéficie d’un énorme capital de sympathie en Amérique latine, mais les tendances lourdes risquent de très vite l’entamer. La crise qui frappe les Etats-Unis risque de se traduire par des restrictions de l’immigration, par la chute des transferts, de ces fameuses remesas qui, dans certains pays, constituent l’une des principales ressources en devises et la bouée de sauvetage de millions de familles. Elle risque aussi de provoquer une diminution des prix des matières premières, dont l’Amérique latine dépend encore trop largement.&lt;br /&gt;La chute du pétrole réduit, certes, la capacité d’influence de Hugo Chavez, qui avait pratiqué une pétro-démocratie très active pour appuyer ses partisans du Nicaragua à Cuba, de la Bolivie à l’Argentine, mais elle pourrait saper encore davantage le modèle néolibéral et libre échangiste et attiser la volonté de l’Amérique latine de faire cavalier seul, de revendiquer un « nouvel ordre économique mondial et de s’affronter aux Etats-Unis…et à l’Union européenne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-8002350104364843369?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8002350104364843369'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/8002350104364843369'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2008/11/obama-en-amrique-latine-vers-une.html' title='Obama en Amérique latine: vers une politique du bon voisinage?'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-3650341727593908368</id><published>2008-11-26T01:14:00.000-08:00</published><updated>2008-11-26T01:19:05.658-08:00</updated><title type='text'>Obama: l'opportunité d'une nouvelle politique des droits de l'homme</title><content type='html'>L’administration Bush termine son contrat de bail à la Maison blanche sur une faillite économique. Mais la crise dans laquelle s’enfoncent les Etats-Unis ne doit pas faire oublier que ces huit dernières années ont été tout autant une banqueroute éthique. Si presque tout le monde peste aujourd’hui contre l’irresponsabilité des autorités de (dé)régulation financière américaines, il n’en reste pas moins que l’impopularité qui accablait jusqu’ici les Etats-Unis provenait essentiellement de leur politique étrangère.&lt;br /&gt;Les mensonges de la guerre en Irak, les photos de torture d’Abou Ghraib, la prison de Guantanamo, les vols secrets de la CIA, le refus de participer aux institutions internationales comme la Cour pénale internationale à La Haye ou le Conseil des droits de l’Homme à Genève, ont gravement ébréché la réputation des Etats-Unis et leur prétention d’être un phare de la démocratie et des libertés.&lt;br /&gt;Quel sera l’impact de la crise économique sur la politique internationale des Etats-Unis ? Certains estiment que la politique des droits de l’homme offre au futur président Obama l’un des seuls fronts sur lesquels il peut clairement marquer sa différence. Fermer la prison de Guantanamo, comme il s’y est à plusieurs reprises engagé, restaurer les garanties constitutionnelles, interdire la torture en toutes circonstances, renouer avec les institutions des droits de l’homme des Nations unies :toutes ces mesures sont relativement indolores et bon marché. Elles pourraient, toutefois, démontrer aux Américains et au reste du monde que l’ère Bush est terminée et que les Etats-Unis redeviennent un citoyen du monde respectueux des lois et des conventions internationales.&lt;br /&gt;Oui, mais les organisations de défense des droits de l’homme, comme Human Rights Watch et Amnesty International, attendent bien davantage du nouveau président. Ils ont lu attentivement ses livres et ses discours de campagne et ils en ont tiré la conclusion qu’il fallait demander à Barack Obama de faire des droits de l’homme un « pilier central de la politique, intérieure et extérieure, américaine ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pas de retour au "clintonisme"&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Ces organisations, dont beaucoup de militants et sympathisants se sont mobilisés pour le « candidat du changement », ne se contenteront pas d’un simple retour au statu quo, c’est-à-dire d’une version actualisée des années Clinton. Elles espèrent, en particulier, que l’administration démocrate défendra beaucoup plus résolument le principe de la « responsabilité de protéger » et qu’elle exprimera davantage ses réticences à l’encontre des régimes autoritaires, et en particulier de ceux qui se situent dans la camp occidental, comme l’Egypte ou la Colombie.&lt;br /&gt;L’engagement de Barack Obama pour les droits de l’homme risque d’être sapé par l’urgence de la crise économique. Le spectre de la dépression « a changé le changement » et modifié le slogan « yes we can » en « yes we’ll do what we can ». L’attention du nouveau Président sera absorbée par la nécessité de rétablir les grands équilibres économiques et cette volonté de calmer le jeu imposera de négocier avec des pays-clés comme la Chine, l’Inde ou le Brésil, très réticents à l’idée d’une « ingérence » des Etats-Unis dans le domaine des droits de l’homme.&lt;br /&gt;Les contraintes de l’économie risquent, par ailleurs, de restreindre la marge de manœuvre de l’administration dans ses relations avec les pays producteurs de pétrole ou détenteurs de bons du Trésor américains, particulièrement dans le monde arabe ou en Asie centrale.&lt;br /&gt;Les répercussions de la crise économiques se feront également sentir dans le domaine de la sécurité nationale. Selon le directeur des renseignements nationaux aux Etats-Unis, Mike McConnell, les tendances qui se dessinaient depuis un certain temps déjà – instabilité régionale, perte d’influence de l’Occident – « sont accélérées par la crise financière globale ». L’Economist Intelligence Unit prévoit de son côté que si la crise financière débouche sur une récession prolongée, elle renforcera l’attrait du modèle du capitalisme autoritaire à la chinoise et 48 pays connaîtront des risques très élevés de troubles sociaux ». « L’arrêt observé dans la vague démocratique pourrait se transformer en retraite », prévient l’agence de renseignement de la revue The Economist.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Etats faillis&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ces dernières semaines, le monde a pu se rendre compte du danger que représentent les « crises oubliées ». L’effondrement d’Etats apparemment dénués de toute importance économique a des conséquences globales. La piraterie navale au large des côtes de la Somalie lance un défi à l’ensemble du commerce mondial et insécurise le marché pétrolier. L’explosion de narco-violence au Mexique menace de transformer ce pays en un « nid de guêpes » pour les Etats-Unis et l’Amérique centrale.&lt;br /&gt;La crise économique porte en elle un accroissement des risques d’instabilité et de terrorisme. Au Pakistan, un pays confronté à des rebellions violentes et à la misère, « une crise économique, note Joby Warrick, du &lt;em&gt;Washington Post&lt;/em&gt;, pourrait déclencher une période d’instabilité généralisée qui renforcerait les extrémistes et menacerait le gouvernement démocratiquement élu, avec des conséquences potentiellement graves pour la région et peut-être pour la planète tout entière ». Le Pakistan a des dents nucléaires…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Insécurité et liberté&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ces dernières semaines, la plupart des services de renseignement ont rehaussé leur niveau d’alerte car tout indique que les réseaux terroristes voient dans la crise économique une preuve de vulnérabilité de l’Occident. « La propagande d’Al-Qaeda, note Bruce Hoffman, professeur à l’Université Georgetown (Washington) et ancien intellectuel de la CIA, proclame que l’économie américaine est au bord du précipice et que c’est la forces des Jihadistes qui l’y précipitera ».&lt;br /&gt;Or, le sentiment d’insécurité est rarement une bonne nouvelle pour les libertés. La « politique de la peur » correspond souvent à l’adoption de mesures qui, au nom de l’intérêt national ou de l’urgence, font des droits de l’homme une note de bas de page de l’action gouvernementale.&lt;br /&gt;C’est le défi d’Obama : prendre le contrepied de la politique adoptée par George Bush après les attentats du 11 septembre en démontrant qu’une politique attachée au respect des droits de l’homme et favorable à la coopération internationale est bien plus efficace que l’unilatéralisme et l’exemptionalisme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-3650341727593908368?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3650341727593908368'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/3650341727593908368'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2008/11/obama-lopportunit-dune-nouvelle.html' title='Obama: l&apos;opportunité d&apos;une nouvelle politique des droits de l&apos;homme'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-7189804191472992718</id><published>2008-10-30T09:39:00.000-07:00</published><updated>2008-11-02T01:17:10.759-08:00</updated><title type='text'>Autriche: une "Adolf" assemblée</title><content type='html'>Le télescopage est saisissant. Au moment où j’entamais ce matin la lecture d’un dossier spécial du Vif/L’Express sur la traque des derniers nazis, Le Soir m’annonçait que les parlementaires autrichiens avaient élu un néo-nazi à la vice-présidence de leur auguste, pardon, de leur Adolf, assemblée.&lt;br /&gt;Martin Graf, note Le Soir, « appartient depuis sa prime jeunesse à la sinistre Olympia, une Burgenschaft (corporation) nostalgique du Troisième Reich, « pangermaniste, antisémite et négationniste ».&lt;br /&gt;S’il a été élu, c’est grâce aux votes des démocrates chrétiens et des socialistes. Ceux qui connaissent l’histoire se rappelleront que les démocrates-chrétiens allemands ouvrirent la voie à Hitler en 1933. Et que le chancelier démocrate-chrétien Schlüssel avait fait alliance avec Haider.&lt;br /&gt;Mais cette fois, les socialistes se sont mis de la partie et n’ont pas donné de consigne de vote à leurs parlementaires…&lt;br /&gt;Seuls les Verts ont protesté. Et quelques intellectuels et journalistes, dont Der Standard, un des espaces de raison et de liberté dans ce pays qui décidément n’arrive pas à se débarrasser de ses vieilles frusques nazies.&lt;br /&gt;Dans le fond, l’Autriche, c’est où ? Ce pays qui a déjà réussi à presque nous faire croire qu’Adolf Hitler était né allemand et que Beethoven était né autrichien se trouve au centre géographique de l’Europe, au point de nous faire craindre qu’il est proche, très proche, du cœur, de l’âme de l’Europe.&lt;br /&gt;Rassurez-nous, vous qui nous parlez toujours des valeurs européennes, vous les chefs d’Etat et les commissaires européens.&lt;br /&gt;Rassurez-nous : scandalisez-vous. Mais le Parlement européen n’est-il pas dominé par les forces politiques, démocrates-chrétiennes et socialistes, qui ont rendu l’ignominie autrichienne possible ?&lt;br /&gt;Si Barack Obama est élu président des Etats-Unis, cette Europe-là, celle des néonazis en costume-cravate et de leurs « idiots utiles », démocrates-chrétiens défroqués et sociaux-démocrates dévoyés, va prendre un terrible coup de vieux.&lt;br /&gt;C’est ainsi que l’on assassine le rêve européen, bien plus définitivement, bien plus dangereusement, que le refus du traité de Lisbonne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-7189804191472992718?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/7189804191472992718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/7189804191472992718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2008/10/autriche-une-adolf-assemble.html' title='Autriche: une &quot;Adolf&quot; assemblée'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-265685709585580830</id><published>2008-10-26T22:49:00.000-07:00</published><updated>2008-10-26T22:54:14.364-07:00</updated><title type='text'>Idéologies toxiques et pensées molle</title><content type='html'>Cet article publié dans Le Soir du 7 octobre a suscité pas mal de réactions, aussi bien à droite qu'à gauche. Pour ceux qui l'auraient raté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ultralibéralisme est le grand perdant du Katrina financier qui a rompu les digues de Wall Street. Parce qu’il en est le grand responsable. Tous ceux qui dans les années 1980 applaudirent la Révolution conservatrice reaganienne, sa rage détaxatoire, sa dérégulation effrénée et sa célébration des privilèges, sont aujourd’hui mis au pilori. Avec raison. Cette idéologie était toxique.&lt;br /&gt;         Mais ces ultralibéraux, disciples de Friedrich Hayek ou de Milton Friedman, ne sont pas les seuls coupables. L’histoire des trente dernières années est aussi celle d’un extraordinaire brouillage des repères dans les milieux intellectuels et politiques dont on attendait qu’ils protègent davantage les principes de décence, d’équité et de raison.&lt;br /&gt;         La victoire absolue de l’individualisme sur la notion de l’intérêt public a été le trait majeur de ces décennies de l’argent fou. Le tour de passe-passe fut magistral. Des mesures qui étaient essentiellement des leviers d’enrichissement personnel furent présentées comme des outils d’une modernisation économique qui bénéficierait à tous. La marée haute de l’ultralibéralisme lèverait tous les bateaux, les yachts et les radeaux.&lt;br /&gt;         Une partie de la gauche se laissa séduire par ces théories économiques qui critiquaient, non sans raison, la sclérose et les failles de la social-démocratie. Aux Etats-Unis, c’est sous un président démocrate, Bill Clinton, que furent démantelées des mesures adoptées par les Démocrates à l’époque du New Deal, après la grande crise de 1929, pour empêcher l’aventurisme bancaire. Au Royaume uni, Tony Blair « gentrifia » un Labour décrépit qui incarnait toutes les tares d’un travaillisme otage de syndicats archaïques. Mais si, grâce à ce lifting, il gagna les élections, il appliqua aussi une politique économique et sociale dont on paie aujourd’hui les dérives : l’explosion des inégalités sociales et la fragilisation des contrôles nécessaires au comportement sensé du secteur privé. Compagne de route du libéralisme économique, la « Troisième voie » suivie par Blair, Schroeder, Jospin ou Prodi était une pensée molle pour époque dorée.&lt;br /&gt;L’économiste keynésien John Kenneth Galbraith, dont la pensée n’était pas molle mais forte et modérée et dont on retrouve aujourd’hui toute la pertinence, avait insisté sur l’importance des « pouvoirs compensateurs » dans la sphère économique, à l’image de la séparation des pouvoirs sur la scène politique. Qu’ils aient été impuissants ou complices, nombre de Démocrates américains et de socialistes européens n’ont pas opposé assez de checks and balances au rouleau compresseur des ultralibéraux.&lt;br /&gt;Dans son récent livre The Predator State, James Galbraith, le fils du célèbre économiste, n’épargne pas ceux qu’il appelle les « perroquets du conservatisme ». Est-ce pur hasard que deux des dirigeants les plus importants du système économique mondial, viennent du Parti socialiste français : Pascal Lamy à l’Organisation mondiale du Commerce et Dominique Strauss-Kahn au Fonds monétaire international ? Un FMI dont Barack Obama, un centriste, disait, dans son livre L’audace de l’espoir, « qu’il avait imposé d’énormes épreuves aux peuples du Sud et des remèdes que, nous Américains, aurions de grandes difficultés à ingurgiter ».&lt;br /&gt;John K. Galbraith avait également défendu le bien commun comme socle de l’action politique. Cette notion dont se réclame traditionnellement la démocratie chrétienne européenne a été emportée elle aussi au cours de ces trois décennies d’égoïsme généralisé. Sous la houlette de Wilfried Martens, le Parti populaire européen s’est agrandi en sapant ses valeurs fondatrices. En intégrant les Berlusconiens et les Thatchériens, il s’est converti, à quelques exceptions, en une coalition des droites européennes, très éloignées de la notion de l’intérêt général. La Commission européenne, de son côté, est devenue, dans une large mesure, la Mecque de l’ultralibéralisme, plus intégriste désormais que Wall Street.&lt;br /&gt;L’une des conséquences les plus agaçantes de ces abandons est d’avoir redonné du tonus à une autre idéologie toxique. Marx est de retour, titrait récemment Courrier international. En Amérique latine, les désastres sociaux d’une globalisation débridée ont porté au pouvoir des mouvements qui, dans certains pays, tendent à mettre dans le même sac l’ultralibéralisme économique et le libéralisme politique. En Allemagne, Die Linke, nouvel avatar, aux côtés des déçus du SPD, de l’ancien parti stalinien de la République démocratique allemande, marque des points. &lt;br /&gt;Que faire ? Surtout pas, au delà des mesures d’urgence, recourir à l’argent public pour permettre à terme aux brahmanes du secteur privé de retrouver leurs marges et leurs privilèges, comme le voudraient les ultralibéraux. Surtout pas non plus se ruer sur les recettes rouillées du socialisme d’Etat, comme en rêvent certains marxistes « nés de nouveau ».&lt;br /&gt;« Il arrive que l’Histoire récompense ceux qui s’obstinent, écrivait Emmanuel Mounier, le fondateur de la revue Esprit, et qu’un rocher bien placé corrige le cours d’un fleuve ». Qui sera ce rocher ? Le défi est de retrouver les audaces mais aussi les principes qui présidèrent au sauvetage de l’économie américaine sous la houlette de Franklin Roosevelt, d’exprimer une pensée forte et raisonnée, au carrefour de l’efficacité économique et de la justice sociale. Au cœur aussi des valeurs de liberté.&lt;br /&gt;La crise n’est pas qu’économique. Il est minuit moins quart pour la démocratie. Déboussolée, insécurisée, la population est à la recherche de boucs émissaires. Pour certains, l’alternative, aujourd’hui, est le néo-populisme à la Haider ou à la Sarah Palin. Demain, si tout dérape, elle pourrait être pire encore.&lt;br /&gt;Pour préserver le libéralisme politique, il faut civiliser le libéralisme économique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-265685709585580830?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/265685709585580830'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/265685709585580830'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2008/10/idologies-toxiques-et-penses-molle.html' title='Idéologies toxiques et pensées molle'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-2710728894577800931</id><published>2008-10-12T02:33:00.000-07:00</published><updated>2008-10-12T12:37:47.809-07:00</updated><title type='text'>Avec Horacio Verbitsky, de Bruxelles à Buenos Aires</title><content type='html'>Cette semaine a été d’une rare intensité. Grâce à la conférence sur les défenseurs des droits de l’homme organisée par la Commission européenne, le Parlement européen et l’ONU les 7 et 8 octobre, j’ai rencontré une collection incroyable de gens tellement remarquables qu’il m’a fallu plusieurs jours pour « absorber » les conversations et les échanges.&lt;br /&gt;Le dimanche, c’est aussi cela : le moment où les fébrilités de la semaine retrouvent leur place, où l’on lit des textes « réservés », où l’on surfe sur des sites d’information et d’opinion du bout du monde.&lt;br /&gt;Ce matin, bercé par les notes de Stan Getz et la voix magique d’Astrud Gilberto, je me suis envolé vers l’Amérique du Sud. Je me suis assis à la terrasse d’un café de Buenos Aires, en face d’un kiosque à journaux. Je m’y suis procuré l’édition dominicale de Pagina 12, le principal journal de centre-gauche du pays, l’un des seuls aussi qui n’aura jamais à s’excuser d’avoir appuyé une dictature. Merveilles d’Internet. Télescopage des continents. Le monde est là, à un clic de souris d’ordinateur.&lt;br /&gt;L’un des plus illustres chroniqueurs du quotidien, Horacio Verbitsky, y parlait de Fortis et de Dexia. Et pour cause, il venait de passer 3 jours à Bruxelles, invité à présider un panel sur le rôle des journalistes défenseurs des droits de l’Homme, dans le cadre de la célébration du soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme. Avec un brin de surréalisme, alternant entre la conférence et "la rue", Horacio réussissait à donner un sens à ce "choc des civilisations", humaniste ou financière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une stylistique du respect&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Lors de cette conférence, il n’avait pas cessé d’écrire dans un petit carnet. Les yeux pétillants, aux aguets, ce capteur des bruits et chuchotements du monde n’avait rien perdu du spectacle. Ni la beauté - et l’arrogance - de Rama Yade, secrétaire aux droits de l’Homme du président Sarkozy, ni la grandeur morale de Stéphane Hessel, éternel résistant et l’un des auteurs de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Ni le courage de Lydia Cacho, superbe journaliste mexicaine, aux prises avec les réseaux de pédophilie et de corruption de son pays. Ni la lucidité de Mohammed Ali Atassi, journaliste et dissident syrien collaborateur du grand quotidien libanais An-Nahar. Ni l’ironie mordante d’Andrey Lipksky, rédacteur en chef adjoint de Novaia Gazeta, le journal auquel collaborait Anna Politkovskaiai, assassinée deux ans plus tôt, jour pour jour, à Moscou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Horacio avait pour ces « journalistes défenseurs » le regard respectueux de celui qui a connu et combattu la répression. Et qui a pris des risques immenses pour informer et protéger. Journaliste clandestin durant la dictature militaire qui terrorisa l’Argentine entre 1976 et 1983, Horacio est aussi le président du CELS (Centre d’études légales et sociales), l’une des plus importantes organisations de défense des droits de l’Homme du pays. Membre du comité d’experts de la division Amériques de Human Rights Watch, il est aussi l’auteur de livres implacables sur le régime militaire et sur ses complices, en premier lieu l’Eglise catholique. A l’issue d’un déjeuner sur la place Jourdan, à l’ombre du Parlement, il m’a offert son dernier ouvrage, La violence évangélique, avec en couverture, le général Videla (qui vient d’être renvoyé en prison par la justice) aux côtés d’un évêque argentin. Et Dieu dans tout ça ?, aurait dit Jean-Pol Hecq. Dans cette Argentine livrée aux tueurs officiels, Dieu était mieux défendu par des incroyants ou des infidèles que par les bigots du national-catholicisme argentin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces discussions avec Horacio, Lydia ou Mohammed m'ont une nouvelle fois convaincu de l'urgence d'un journalisme engagé pour les libertés, non seulement pour la liberté de la presse, mais aussi pour les libertés de tous. Comme me le rappella Horacio, nombreux furent les journalistes argentins qui choisirent d'appuyer la dictature ou de se taire. Et qui se montrent aujourd'hui beaucoup plus durs à l'encontre d'un gouvernement élu démocratiquement qu'à l'égard de putschistes assassins. On est peut-être tous dans la même profession, on ne fait pas nécessairement le même métier...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Droit au blasphème&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Cette rencontre au Parlement européen m’a réconcilié avec l’Europe. La liberté de ton adoptée par Hélène Flautre, présidente de la sous-commission des droits de l’Homme et parlementaire des Verts (France), la conviction de Luisa Morgantini, vice-présidente du Parlement, étaient un bel exemple de démocratie pour les dizaines de défenseurs des droits humains venus d’Afghanistan, d’Algérie, de Tunisie, d’Angola. Pendant toute la séance, Jean Plantu et Ali Dilem illustraient les débats avec une insolence complice. Dans la salle, les représentants des ambassades douteuses avaient un air cramoisi. Les deux caricaturistes proclamaient le droit au blasphème. Pendant que Jacques Barrot, vice-président de la Commission, inaugurait la conférence (en reconnaissant d’ailleurs les failles de l’Union en matière de droits de l’Homme), Dilem projeta sur deux écrans géants un dessin où il était écrit : « Barrot inaugure la conférence. Y en a déjà qui dorment ».&lt;br /&gt;Il est déjà 11 h 30. J’ai replié mon journal sur la table du kiosque de Buenos Aires. Mes pensées voguent vers ces amis qui dans les années 1970 se mobilisèrent pour la liberté en Argentine. Des exilés, comme Gregorio Selser, merveilleux chroniqueur du monde, des militants, comme Emilio Mignone, fondateur du CELS, des écrivains comme Ernesto Sabato ou Juan Gelman, des juristes engagés comme Eric David et Pierre Mertens. C’était une époque terrible, assassine. C’était aussi un extraordinaire moment de solidarité et d’humanité.&lt;br /&gt;Horacio Verbitsky avait remué des souvenirs intimes, déclenché le déclic de la nostalgie. Mais, suscités par ce journaliste défenseur intransigeant des droits de l’homme, ces souvenirs n’étaient pas des excuses pour la passivité ou la rentrée dans le rang. Ils remettaient au centre de tout la nécessité de toujours regarder le monde avec acuité et indépendance. Pour continuer à agir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-2710728894577800931?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2710728894577800931'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2710728894577800931'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2008/10/avec-horacio-verbitsky-de-bruxelles.html' title='Avec Horacio Verbitsky, de Bruxelles à Buenos Aires'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-877006228168214416.post-2052759561264949948</id><published>2008-10-09T12:54:00.000-07:00</published><updated>2008-10-10T09:17:39.750-07:00</updated><title type='text'>Journalistes et défenseurs des droits de l'homme</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;La Commission européenne, le Parlement européen et les Nations unies ont eu l'excellente idée d'organiser à Bruxelles une grande conférence sur les défenseurs des droits de l'homme, les 7 et 8 octobre.&lt;br /&gt;Les témoignages ont été bouleversants, les interpellations pressantes. Menés par Hélène Flautre (membre des Verts français), présidente de la sous-commission des droits de l'homme, les débats de la première journée ont été marqués par l'intervention de Stéphane Hessel, un extraordinaire et sémillant nonantenaire, et par l'analyse de Kenneth Roth, directeur de Human Rights Watch.&lt;br /&gt;Le 8, j'ai présidé un panel d'une rare qualité et je vous livre ici le texte de mon discours qui a introduit leurs interventions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La plume dans la plaie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux ans, le 7 octobre 2006, Anna Politkovskaia était assassinée à Moscou. Comme l’écrit si bien Galia Ackerman de RFI, « elle était la conscience incarnée d’une Russie honnête qui lançait un défi à notre humanité et nous appelait au secours ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’exemple d’Anna nous rappelle, tragiquement, que l’histoire du journalisme, du grand journalisme, est intimement lié à celle des droits de l’homme.&lt;br /&gt;Non seulement parce que la liberté d’expression est, comme aiment le dire ses défenseurs, la mère des autres libertés&lt;br /&gt;Non seulement parce que le journalisme a le pouvoir de révéler et de dénoncer les atteintes aux libertés, et par cette action d’embarrasser les régimes autoritaires et d’amener les gouvernements démocratiques à agir pour les victimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire du journalisme est intimement liée à celle des droits de l’homme parce que souvent, ses plus belles pages ont été écrites par des plumes de la liberté, parce que les journalistes dont on se souvient, que l’on lit encore et que la société honore, ont été animés par un sens profond d’humanité et qu’ils ont pris des risques, même celui de la mort et de l’impopularité, pour dire la vérité. Et il n’y a souvent de vérité journalistique que dans l’information qui secoue les consensus commodes et dérange les pouvoirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une différence entre la politique et le journalisme. On peut faire du bon journalisme avec des bons sentiments, du moins si l’on entend par ces termes, l’aspiration à la liberté, l’indignation devant tout ce qui porte atteinte à la dignité de l’homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’indignation ?&lt;br /&gt;C’est Upton Sinclair qui, en 1905, dénonce les conditions de travail et d’hygiène épouvantables dans les abattoirs de Chicago et amène le président Théodore Roosevelt à adopter de nouvelles lois&lt;br /&gt;C’est Albert Londres qui, dans les années 1920, enquête sur le bagne de Cayenne en Guyane et convainc la France de le fermer.&lt;br /&gt;C’est George Orwell qui rend hommage à la Catalogne assassinée, Vassili Grossman qui parle « du grincement combiné des fils de fer barbelés de la taïga sibérienne et du camp d'Auschwitz »., Jean-Jacques Servan Schreiber, François Mauriac, Jacques Duquesne et quelques autres qui révèlent et condamnent l’utilisation de la torture lors de la guerre d’Algérie, Donald Woods qui tient tête au régime d’apartheid sud-africain, Adam Michnik, qui s’engage dans Solidarité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette tradition de journalistes engagés n’a jamais cessé. Aujourd’hui, de la Tunisie à la Chine, du Mexique à Cuba, du Zimbabwe à la Birmanie, des journalistes participent au combat pour la liberté et la dignité, souvent au péril de leur vie, sous la menace constante de l’emprisonnement ou du bannissement. Et ils sont, de nouveau, les meilleurs professionnels de leur génération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les journalistes ne sont pas du côté des droits de l’homme. Comme l’a rappelé hier Mme Samayoa du Guatemala, il y a aussi une presse qui diffame les défenseurs des droits de l’homme. Une presse qui justifie la dictature et appuie la répression, une presse qui appelle au coup d’Etat, à l’épuration ethnique et au génocide.&lt;br /&gt;« Le journalisme, écrit Marc Dugain, se meurt de tant de journalistes vivants que la vérité n’intéresse plus, habitués qu’ils sont au ronronnement de nos pays où le pouvoir de l’information n’inquiète plus les puissants. Il est devenu l’auxiliaire maladroit de la campagne de vaccination des citoyens contre une relation de la réalité qui déranger ». &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;J'ajouterai: on est peut-être dans la même profession, on ne fait pas le même métier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard, alors que les sténographes du pouvoir, avec leurs convenances et leurs connivences, alors que les stars de l’information spectacle, avec leurs futilités et leurs frivolités, entreront peu à peu dans les oubliettes de l’histoire, ces journalistes défenseurs continueront à inspirer tous ceux qui sont convaincus que l’information n’est pas que commerce ou propagande, que les batailles pour la liberté d’expression, comme l’écrit Horacio Verbitsky dans son livre &lt;em&gt;Un monde sans journalistes&lt;/em&gt;, « sont des épisodes significatifs d’une lutte beaucoup plus vaste pour la gouvernance démocratique et contre quelques unes de ses pires déformations : la corruption, l’insécurité juridique, la complaisance à l’égard des atrocités du passé récent, l’exclusion sociale ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Récemment encore, des journalistes ont payé de leur vie cet engagement : Anna, mais aussi Samir Kassir, Gibran Tuéni, Daniel Pearl, et beaucoup d’autres, moins connus, qui dans les faubourgs du monde ont pris le parti de la vérité et de liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette conférence leur rend hommage. Ils continuent à vivre parmi nous par leur exemple et par leurs écrits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le journalisme est le plus beau métier du monde », s’est un jour exclamé Gabriel Garcia Marquez. Hier, Stéphane Hessel nous a rappelé avec passion que la Déclaration universelle était aussi l’un des plus beaux textes du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous accueillons aujourd’hui dans cette salle des journalistes qui partagent ces deux convictions&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous accueillons tout spécialement à cette tribune&lt;br /&gt;Horacio Verbitsky, Lydia Cacho, Mohammed Ali Atassi et Andrei Lypsky&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils seront nos grands témoins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Horacio Verbitsky&lt;/strong&gt; est l’un des journalistes les plus célèbres de l’Amérique latine. Je vous réfère à sa biographie, d’ailleurs très succincte, reprise dans les documents de la conférence.&lt;br /&gt;Il est chroniqueur au quotidien de centre gauche &lt;em&gt;Pagina 12&lt;/em&gt;, symbole de la lutte pour la démocratie, et président du Centre d’études légales et sociales, qui a tant fait pour combattre l’impunité, obtenant en particulier la suppression des lois d’amnisties accordée aux membres de la junte militaire.&lt;br /&gt;J’aimerais pour camper le personnage reprendre ses propres mots : « Le journaliste a des sources, il n’a pas d'amis, écrit-il dans &lt;em&gt;Un monde sans journalistes&lt;/em&gt;. Il a le droit de critiquer tout et tout le monde. Il a le droit de verser du sel dans les blessures, de mettre des cailloux dans les chaussures, de dire le mauvais côté des choses, car du bon côté, les services de presse s’en chargent ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lydia Cacho&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Lydia Cacho est journaliste, militante des droits des femmes et des enfants. Son action lui a valu de très nombreux prix, mais aussi de très nombreuses épreuves : les menaces, les procès, la prison.&lt;br /&gt;« Un pays vaut souvent ce que vaut sa presse », disait Albert Camus. Avec une journaliste de cette qualité, le Mexique a un avenir. Dans son livre, &lt;em&gt;Mémoires d’une infamie&lt;/em&gt;, Lydia Cacho écrit : « Je crois avec ferveur que le Mexique peut se transformer, qu’un jour il connaîtra une vraie démocratie. Je crois au journalisme comme lanterne du monde, comme un droit de la société de savoir et de comprendre, je crois que les droits de l’homme ne sont pas négociables…Tant que je vivrai, je continuerai à écrire et grâce ce que j’ai écrit, je continuerai à vivre ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mohammed Ali Atassi&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Mohammed Ali Atassi incarne l’aspiration à la liberté et à la raison dans une région du monde accablée par l’autoritarisme et la violence.&lt;br /&gt;Collaborateur au supplément culturel du quotidien de référence An Nahar, il se bat pour l’ouverture politique de son pays, un pays où, écrivait-il, « les considérations de sécurité sont telles que le poète Adonis pourrait être convoqué par les services de sécurité pour expliquer le sens de ses poèmes, ou que le peintre syro-allemand Marwan Qassab pourrait être forcé d’expliquer la signification politique de son mélange de couleurs ».&lt;br /&gt;Comme l’écrivait Jean Daniel, directeur du &lt;em&gt;Nouvel Observateur&lt;/em&gt;, « tout qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Andrey Lipsky&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;"On ne tue pas une enquête en tuant un journaliste". Cette phrase du grand reporter américain Bob Greeene pourrait symboliser la lutte de &lt;em&gt;Novaia Gazeta&lt;/em&gt;, auquel collaborait Anna Politkvoskaia.&lt;br /&gt;Andrey Lipsky est le rédacteur en chef de ce journal, l’une des dernières voies indépendantes de Russie. Un journal qui se bat contre l’impunité, contre l’IMPOUTINITE comme ironisait hier Jean Plantu dans une de ses caricatures.&lt;br /&gt;Un journal qui n’écrit pas des reportages Potemkine et qui pratique cette belle formule d’Albert Londres : Notre métier pas de faire plaisir ou de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ».&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/877006228168214416-2052759561264949948?l=marthoz.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2052759561264949948'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/877006228168214416/posts/default/2052759561264949948'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marthoz.blogspot.com/2008/10/journalistes-et-dfenseurs-des-droits-de.html' title='Journalistes et défenseurs des droits de l&apos;homme'/><author><name>Jean-Paul Marthoz</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16985889019287726183</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='20' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_GEsOmVWr5cM/S7AqU7suU1I/AAAAAAAAACc/AM4ceSqxoik/S220/image005.jpg'/></author></entry></feed>
